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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Une simple rumeur ou vérité ? Dans ce monde Est-africain ou de la Zone australe  plus opaque que le fût hermétiquement fermé, il est presque impossible à quiconque d’obtenir dans ses mains humaines la vérité sur une éventuelle mort du Président rwandais Paul Kagame ! En effet, dans une récente publication de la RTBF avec l’appui de l’Agence Belga , il aurait remporté dans une vidéo semblant indiquer que le président rwandais Paul Kagame serait mort, circulant surtout sur Youtube et d’autres réseaux sociaux. Ainsi d’après le commentaire de la RTBF et Belga, dans  cette vidéo, Thomas Nahimana, qui se présente comme le « Président du peuple rwandais en exil », déclare que Paul Kagame est mort en 2020. Cette thèse de la mort du président rwandais ne tient pas à l’épreuve des faits. L’opposant politique rwandais Thomas Nahimana affirme dans une vidéo de plus d’une demi-heure, et mise en ligne le 9 mars, avoir assez d’éléments pour conclure à la « mort politique et physique » de l’actuel chef du pouvoir au Rwanda. Il accuse également le président du Conseil européen Charles Michel et Louise Mushikiwabo, secrétaire général de la Francophonie, de « couvrir l’absence trop criante » de Paul Kagame.Selon l’opposant rwandais qui vit actuellement en France, « l’absence prolongée » de Paul Kagame qui aurait « disparu des radars » s’expliquerait par le décès du président rwandais. Dans son argumentaire, il fait référence à une autre vidéo, publiée sur la même chaîne « Ciel et Terre TVCIEL  », dans laquelle Thomas Nahimana dénonce ce qu’il prétend être « la survie artificielle » « en ligne du président défunt. Il explique que le président du Rwanda aurait été hospitalisé à Londres le 21 mars 2020 alors que Paul Kagame était « gravement malade ».

Aussi, la RTBF et Belga expliquent respectivement que l’Hôpital londonien qui l’aurait pris en charge n’aurait pas pu le soigner. Il se serait alors rendu en Israël pour traiter ce qui semblait être « un cancer fulgurant », mais il aurait en fait été diagnostiqué d’un « nervous breakdown », ce que l’opposant traduit par « le système nerveux était complètement désintégré ».Une traduction très libre puisqu’en français la traduction de « nervous breakdown » est « dépression nerveuse » ou « crise de nerfs », ce qui médicalement ne correspond pas à la description faite par Thomas Nahimana.La théorie de la mort masquée du leader du FPR (Front Patriotique Rwandais) ne colle par ailleurs pas avec les images diffusées encore récemment de Paul Kagame.Le 31 décembre dernier, le président du Rwanda s’exprimait devant les caméras lors de ses vœux pour la nouvelle année aux Rwandais. Depuis, la chaîne Youtube officielle du président a également publié plusieurs autres vidéos du président Kagame participant à diverses réunions, ou répondant aux questions de journalistes pendant deux heures lors de son « Etat de la Nation 2020 », le 11 février 2021.

La Rédaction

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CESAR 16/03/2021 18:06

Pour savoir si Kagame a rendu l'âme ou s'il est encore ici-bas, il n'y a pas mille réponses à la question.
Pour déconstruire les affirmations du Père Nahimana Thomas, il faut que Kagame en personne se présente publiquement devant les Rwandais comme ceux-ci le lui demandent depuis plus d'un an et leur disent » me voilà devant vous, je suis en forme, travaille pour le Peuple Rwandais et voici ce que j’ai fait et je fais exactement.
Le constat macabre est que nonobstant les appels itératifs des Rwandais adressés à leur Président, celui-ci reste introuvé depuis février 2020, ou depuis l’arrivée officielle du COVID-19 au Rwanda.
Les images de Kagame présentées par les médias d'Etat Rwandais dont certaines datent de plusieurs années au demeurant ne sont pas une preuve qu'il est effectivement en vie et que par conséquent les affirmations de Thomas Nahimana ne sont que des pures spéculations.
Aussi, aucun journaliste rwandais ou étranger n’a affirmé publiquement l’avoir vu physiquement devant lui. La visioconférence est devenue le seul moyen de communication avec les médias.
A l’ère de nouvelles technologies de l’information et de la communication, elle ne constitue nullement une preuve irréfutable que Kagame est vivant et en bonne santé.
Connaissez-vous un pays au monde d’aujourd’hui où un Président vivant, nourri et logé par le Peuple peut-il disparaître des écrans radars et agir exclusivement par visioconférence d’une part et ne s’adresser physiquement jamais à son Peuple qui, pourtant ne lui demande que de donner de ses nouvelles d’autre part ?
Le COVID-19 fait des ravages au Rwanda. Il a emporté des centaines voire des milliers de Rwandais. Pour lutter contre cette pandémie, le Gouvernement a pris des mesures dont l’application a eu des effets d’une particulière gravité sur l’ordinaire, la vie et la santé des Rwandais. Ces mesures ont été portées à la connaissance des Rwandais par des communiqués non signés. Ni Kagame, dit pourtant Président des Rwandais ni le Premier Ministre ni le Ministre de la Santé n’est apparu n’est venu physiquement expliquer ces mesures.
Les Rwandais connaissent leur Président. Il adore se montrer et régler personnellement sur le terrain les problèmes rencontrés par les paysans rwandais. Kagame aime se voir et qu’on le voit avec les grands de ce monde et dire haut et fort en face d’eux ce qu’il pense, le tout sans même respecter ses notes écrites par ses conseillers.
Depuis février 2020, Kagame a été invité par ses homologues africains pour participer aux sommets et conférences internationaux ou régionaux.
Un sommet sur la sécurité en RCA réunissant Présidents des Etats membres de la CEEAC s’est tenu à Libreville sur invitation du Président gabonais. Il est de notoriété publique qu’outre que le Rwanda est membre de la CEEAC et que celui-ci a envoyé un nombre important de soldats en RCA, le Président Gabonais est l’ami personnel de Kagame. Il l’a alors a naturellement invité.
Kagame a été abonné absent. Kagame en bonne santé ou bien portant ne pouvait en aucun rater ce genre de kermès et surtout qu’il était concerné au premier chef. Ceux qui soutiennent qu’il est en bonne forme n’expliquent pourquoi Kagame ne participe plus aux sommets internationaux ou régionaux où il est pourtant l’intervenant de marque comme ce sommet de Libreville et n’explique pourquoi aucune raison n’est donné quant à son absence.
Il a été abonné absent.
Sur décision de Kagame, le Rwanda a envoyé plusieurs soldats en RCA pour aider son ami Président de ce pays combattre ses opposants qui ont pris les armes. Des Rwandais ont vu des avions de l’armée de l’aire rwandaise pleines de cadavres de nos soldats tombés sur le champ de bataille. Il convient de préciser que le Parlement Rwandais n’a jamais été informé ou débattu sur l’envoi des soldats rwandais en RCA comme le dispose la constitution rwandaise.
Nos soldats morts avaient des femmes et des enfants. Personne n’a vu Kagame ne serait ce que s’incliner devant les dépouilles de ces soldats alors qu’il est leur commandant en chef et que c’est bien lui qui les a envoyés en RCA au mépris total de la constitution rwandaise.
Des médias d’Etat Rwandais relayés par certains médias étrangers ont colporté à grande échelle l’information suivante : le Président Rwandais, Paul Kagame s’est fait vacciner. Ils ont montré Kagame se faire vacciner par une infirmière.
La singularité séculaire du Peuple Rwandais ignoré par les étrangers est que les Rwandais ont de liens séculaires, complexes et divers. Au Rwanda, tout le monde connaît qui et qui est qui a fait quoi de sorte qu’un Rwandais ne peut mentir un autre Rwandais sur tel ou tel sujet ou sur ce qu’il est exactement.
Ainsi, sur la vaccination de Kagame, l’infirmière présentée par les médias d’Etat Rwandais entrain de vacciner celui-ci a été très rapidement identifiée. Elle travaille au Centre Hospitalier de Kagali. Un journaliste qui vit en Ouganda et ami de son mari, a obtenu son numéro de téléphone direct. Il l’a alors appelé pour vérifier la véracité de l’image du Président Rwandais.
Au vu des réponses de l’infirmière aux questions posées par le journaliste, il s’agit d’une image montée maladroitement par les techniciens du régime, experts dans les montages d’images de Kagame depuis plus d’un an.
Kagame n’est jamais allé au CHK pour se faire vacciner. Il en est de même de son épouse. Dans le cas contraire, l’infirmière aurait joyeusement dit qu’elle a été heureuse d’avoir été choisie pour vacciner le Président et annoncé que le Président est en bonne santé et qu’elle l’a vu en chair et en os. Or, sur la question portant sur la présence physique du Président Kagame dans la salle, elle a paniqué et a coupé la communication. Car comme des milliers de Rwandais, elle a nécessairement été mise à l’écoute par la police politique ou la Gestapo qu’est le DMI. C’est pour ne pas signer sa mort qu’elle a opté de couper l’entretien avec le journaliste.
Nahimana Thomas est un homme politique. Pour lui comme des millions de Rwandais qui savent ce que signifie Président d’un Etat, celui-ci est la clef de voute des institutions comme la constitution est la mère des institutions.
L’absence prolongée du Président a nécessairement des effets négatifs sur le fonctionnement normal des institutions et partant des services publics.
Le Rwanda est un Etat de droit écrit et nullement un Etat sauvage comme le laisse croire l’auteur de cet article.
Au niveau institutionnel, depuis février 2020, c’est le désordre total. Les dirigeants politiques sont abonnés absents. Les Rwandais ne savent pas où ils sont et ce qu’ils font. Ceux qui ont accès direct les vident au vu et au su des Rwandais, en toute impunité. Les journalistes qui informent les Rwandais sur la situation réelle se trouve notre pays sont envoyés en prison pour atteinte à la sécurité de l’Etat et violation des mesures du COVID-19.
Les paysans Rwandais sont traités comme des chiens sans maître par les maîtres du Rwanda comme en témoignent les destructions des milliers d’habitations dans Kigali et l’envoi dans la rue des milliers femmes, enfants et hommes de tous âges en pleine pandémie. Ces Rwandais ont demandé à avoir leur Président pour lui demander 1/ de mettre de l’ordre dans les services publics, 2/ le respect de leurs droits fondamentaux les plus élémentaires, 3/ un toit, condition impérative à l’existence humaine.
Résultat : aucune réponse de leur Président. Au contraire leur situation s’est aggravée car ils ont été sommés de respecter les mesures confinement. Autrement, devenus les sans-abris après les destructions de leurs logements, ils errent comme des rats dans tous les quartiers de Kigali avec leurs enfants et dorment dans les caniveaux comme des rats. Les mesures de confinement les obligent à rester là où ils sont sans nourriture au surplus, le tout sous peine d’en subir les conséquences graves en cas violation de ces mesures. Souffrant de faim et de soif, ces sans abris et les pauvres de Kigali ont violé les mesures de confinement pour aller chercher de quoi manger ou nourrir les bébés en bas âges et les personnes âgées. Plusieurs de ces Rwandais ont été abattus comme des chiens par la police. Les journalistes qui informé les Rwandais de ces méfaits croupissent en prison. Des centaines de soldats sortis des casernes ont semé la mort et la terreur et violé les femmes et petites filles de moins de quinze ans dans les quartiers populaires de Kigali au vu et au su des autorités locales. Les aides alimentaires données par les bienfaiteurs à notre pays pour prendre en charge les pauvres victimes des effets économique et sociaux de la pandémie n’ont jamais arrivées à leurs destinataires. Les Rwandais ont demandé à Kagame de venir leur expliquer où sont parties ces aides alimentaires qui leur étaient destinées et de mettre fin aux méfaits des soldats dont il est commandant en chef. Aucune réponse de la part du Président Kagame, Président de tous les Rwandais qui a prétendu avoir été élu par plus de 99% des Rwandais
Pour Nahimana comme pour tous les Rwandais, ces désordres dans toutes les institutions et services publics rwandais y compris la justice sont la conséquence logique de l’absence du clef de voute des institutions politiques rwandaises. Car aucun homme pourvu de discernement ne peut imaginer une seconde le Président Kagame en bonne vivant et en bonne santé silencieux face aux méfaits des soldats contre la population surtout les viols de jeunes filles et les vols dans les habitations.
De deux choses l’une, soit Kagame n’est plus, soit il est vivant mais il n’est pas en état d’exercer ses fonctions. Dans ces deux cas, il faut que la vacance présidentielle soit constatée conformément à la constitution rwandaise en vigueur. C’est ce que Nahimana demande depuis plusieurs mois, le tout dans l’intérêt du Rwanda. Kagame est payé et nourri par les Rwandais pour accomplir des missions prévues par la constitution rwandaise. A défaut, il droit démissionner s’il est encore vivant. Aucun Rwandais n’a apporté les preuves infirmant la véracité des affirmations du Père Nahimana.
L'humanité n'existe que chez l'homme vivant. Ce qui est impensable en France et ailleurs est également impensable au Rwanda. L'absence d'humanité n'existe pas chez l'homme qui a rendu l'âme. Kagame est Président des Rwandais. Il est pourvu d'humanité. En sa qualité d'homme et de président, il a le devoir de l'exprimer face à la détresse matérielle et morale qui frappe des millions de Rwandais depuis plus d'un an. Il est tenu de répondre à aux appels de ces Rwandais. S'il était en vie, il l'aurait exprimé ou répondu à leurs appels. Or, il n'a jamais ni exprimé sa compassion ni répondu aux appels de ses concitoyens en détresse. Puisqu'il est impensable que le Président ne puisse - exprimer sa compassion à l'endroit des Rwandais en détressé ou - répondre à leurs appels, le fait de ne l'avoir pas fait est la preuve de sa mort ou de son départ vers son créateur. C'est la conclusion logique de Nahimana. Sachant que le Président est la clef de voute de institutions de la République Rwandaise. Le désordre effarent qui règne dans toutes les institutions et services publics rwandais depuis plusieurs mois renforce irréfutablement l'absence irrémédiable de cette clé de voute.