Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’ancien président français Nicolas Sarkozy, redevenu un justiciable comme un autre fait la une des médias nationaux et internationaux, depuis le 1er mars après avoir été condamné à trois ans de prison dont un an ferme par le tribunal correctionnel de Paris. L’ex chef de l’Etat a été reconnu coupable de corruption et de trafic d’influence. Son avocat et Thierry Herzog et l’ex haut magistrat Gilbert Azibert n’ont pas été épargnés et ont subi la même sentence, assortie d’une interdiction d’exercer de cinq ans pour Me Herzog. Cette décision de justice fait de lui, le premier président français de la 5e république à être condamné après l’exercice de son mandat. Les commentaires vont bon train depuis l’annonce du verdict défavorable à l’ancien président qui s’est défendu bec et ongle lors des interviews accordées au journal TF1 et au Figaro. Il s’est montré combatif et droit dans ses bottes en affirmant  pour répondre à une question : « Malheureusement, je suis habitué à subir ce harcèlement depuis dix ans. Donc, je suis venu dire aux Français : je suis un homme qui a toujours su assumer ses responsabilités. Je ne baisserai pas la tête parce qu’on me reproche des faits que je n’ai pas commis. C’est une injustice. Je me battrai jusqu’au bout pour que la vérité triomphe. Et je ne le fais pas simplement pour moi. Je le fais parce que ceux qui nous regardent doivent savoir que ce qui m'arrive peut arriver à n’importe lequel d’entre eux ». Avocat de son état, Nicolas Sarkozy nie avoir mené des démarches auprès du magistrat Azibert qui n’a pas eu son poste à Monaco et lui n’a pas obtenu les renseignements attendus alors il se demande peut-on le condamner pour ça ? Pourtant, il évoque lui-même des bribes de conversations téléphoniques entre lui et son avocat Herzog ayant permis éventuellement aux magistrats de tomber sur des propos compromettants utilisés aujourd’hui contre lui.

L’ancien président, qui a instauré lors de sa mandature, les peines planchers en 2007, réformé la garde à vue, est traité comme un justiciable lambda. Finie l’immunité présidentielle que lui conférait la Constitution française. Il est devenu depuis 2012, un citoyen ordinaire. Il y a six ans, l'ancien président de la République avait été mis en examen, accusé d'avoir corrompu l'avocat général Gilbert Azibert à qui il aurait promis un poste à Monaco en échange d'informations sur l'avancée de la procédure judiciaire dans l'affaire Woerth-Bettencourt. Les partisans de l’ex président républicain ne digèrent pas la condamnation de leur champion pressenti pour rassembler la droite en perte de vitesse.  « Quel acharnement insensé mon amour… », s'est efforcée à commenter Carla Bruni sur les réseaux sociaux, ajoutant : « Le combat continue, la vérité fera jour ».En effet, Nicolas Sarkozy n'a pas l'intention d'accepter sa condamnation. Son avocate a fait savoir que son client avait l'intention de faire appel. Une intention confirmée, le mardi 2 mars dans une interview exclusive accordée au Figaro. « Je sais que nous sommes dans un combat de long terme », a-t-il  affirmé. « J’ai fait appel de la décision, peut-être faudra-t-il que ce combat s’achève devant la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). Ce serait pour moi une souffrance que d’avoir à faire condamner mon propre pays, mais j’y suis prêt car ce serait le prix de la démocratie. « Mais Nicolas Sarkozy n'a  pas évoqué que les affaires dans l'interview au Figaro. Il a également donné son avis sur la crise sanitaire et sa gestion. « C’est une situation très difficile, pas uniquement pour la France », a-t-il commenté. « Je dirai que la priorité devrait être le vaccin, le vaccin et encore le vaccin ! On devrait vacciner jour et nuit. Pour moi le problème n’est pas le confinement mais le vaccin. Seul celui-ci peut permettre une société sans Covid. Mais je me garderai bien de donner des conseils à l’exécutif parce que je sais que la situation est difficile et que ceux qui nous dirigent essayent de faire au mieux ». Tel un paradoxe, Nicolas Sarkozy, lui, s'est déjà fait vacciner… alors qu'il n'a pas plus de 75 ans (il vient de fêter ses 66 ans) et qu'il n'est pas membre du personnel soignant, les populations actuellement concernées par la campagne de vaccination. Pourquoi ? Il a répondu, refusant de s'expliquer. « Dans une démocratie on a le droit au secret de la conversation avec son avocat et aussi au secret médical. Peut-être me trouvez-vous trop exigeant mais c’est l’État de droit. Si votre question était de savoir s’il y avait une bonne raison pour que je sois vacciné, alors la réponse est oui ».

Moussa S. Yowanga

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article