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France

 

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Patrice Saint Krespel, Envoyé spécial dans la province du Lac(Pour Eclairages)

Bol, le chef-lieu de la province du Lac abrite, du 02 au 04 février 2021, l’atelier de renforcement des capacités des membres du Comité provincial de la nutrition et d’alimentation (CPNA). Cette activité organisée par Care international entre dans le cadre du projet « Emploi, résilience et cohésion sociale dans la bande sahélienne et la zone du Lac Tchad », communément appelé « RESTE-Trust-Fund ».C’est le Secrétaire général, M. Yaya Ousman Adoum, représentant le Gouverneur de la province du Lac, qui a lancé officiellement cet atelier de renforcement de capacités, le deuxième du genre au profit d’une vingtaine de participants. Remerciant l’Union européenne qui finance ce projet depuis quatre ans, M. Yaya Ousman Adoum n’a pas manqué de souligner que « la malnutrition constitue l’un des problèmes majeurs de Santé Publique au Tchad. Elle reste une préoccupation majeure dans la province du Lac, en dépit des efforts déployés par le Gouvernement et les partenaires humanitaires et de développement pour réduire l’ampleur de la malnutrition». Le Secrétaire général informe par ailleurs que la malnutrition qui constitue l’un des grands maux de la province du Lac est due « au faible accès aux aliments de base, à l’eau potable, à l’hygiène, à l’assainissement et aussi à la couverture sanitaire ainsi qu’à la prise en charge nutritionnelle qui sont insuffisantes ».

La région du Lac, grande victime de la malnutrition aigüe et chronique

Selon les résultats de l’enquête nutritionnelle (SMART, 2017), le taux de la malnutrition aigüe globale au Tchad s’élève à 13,9%, avec une prévalence de 32,4%. Entre août 2019 et mai 2020, le Tchad, on a enregistré au Tchad 461.186 ca de malnutrition aigüe sévère, 140.3718 cas de malnutrition aigüe modérée et 330.633 femmes enceintes ou allaitantes victimes de malnutrition aigüe sont dans le besoin de traitement. Les partenaires au développement et à l’humanitaire au Tchad, informent que la province du Lac Tchad fait partie des zones les plus touchées par la malnutrition aigüe et chronique au Tchad, avec une valeur de malnutrition aigüe global combinée de 13.7% dont 128.343 enfants de 6 à 59 mois pour l’année 2020. La mauvaise qualité de l’apport alimentaire et les prévalences élevées des maladies infantiles sont au nombre des principaux facteurs qui aggravent la malnutrition aigüe dans le Lac.

Le Comité de nutrition et alimentation formé pour la riposte

Pour le Chef de zone du Lac de Care international au Tchad, M. Adam Ouya Massi, les changements climatiques sont parmi les facteurs de la sous nutrition. Cependant, il demeure optimiste en ce qui concerne la lutte contre la malnutrition. « Ensemble, nous pouvons améliorer la situation alimentaire et nutritionnelle. Et si nous voulons avoir une amélioration durable, il conviendrait d’accorder plus d’attention aux différentes structures et organes compétentes afin de relever les défis liés à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle », a-t-il déclaré avant de préciser que la formation des 23 membres du Comité provincial de nutrition et alimentation est l’une des stratégies développées pour « aider les populations à choisir des actions en faveur de la nutrition qui soient appropriées dans le contexte provincial et sanitaire qui leur est propre ». Pour le facilitateur, Dr Djimadoum Kimassoum Yves, nutritionniste, spécialiste e sécurité sanitaire des aliments, cette formation vise davantage à actualiser les connaissances des membres du Comité provincial. Trois jours durant, ils renforceront leurs capacités et développeront les stratégies pour réduire la prévalence de la malnutrition dans la province du Lac. Rappelons que CARE International en étroite collaboration avec le Gouvernement Tchadien met en œuvre des programmes et projets qui contribuent à lutter contre la pauvreté et à favoriser l’autonomisation des femmes en vue d’améliorer les conditions de vie des populations locales et des retournés, réfugiés et déplacés. Le Projet RESTE-Trust Fund (Care international, Oxfam et ACF) qui bénéficie du financement de l’Union européenne fait de la question de la malnutrition une priorité. D’où l’importance du renforcement des capacités des membres du Comité provincial de nutrition et alimentation par la formation.

Collaboration Journal Eclairages/Regards d’Africains de France

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