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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Celle-ci est une question très intéressante, malheureusement peu de médias africains ne se la posent, même pendant ce temps difficile où le monde reste durablement frappé par la pandémie du Coronavirus.  Mais en occident, elle reste parmi les préoccupations majeures des populations, dont les médias ne s’arrêtent pas de chercher des vraies réponses pour savoir l’utiliser de « bien ventiler » la maison pendant ce temps de Covid-19. Notre confrère A. Dulczewski de la RTBF fait parti des journalistes ayant mené des enquêtes sérieuses autour de la question.Ainsi le journaliste A. Dulczewski,dont son enquête a été publiée par la RTBF depuis le jeudi 25 février 2021  a mis en exergue le rôle joué par la propagation du coronavirus via les aérosols (c’est-à-dire les particules en suspension dans l’air) a été souligné mi-février par le Conseil Supérieur de la Santé (CSC). D’après toujours ce journaliste de la RTBF, des études ont montré que malgré le port du masque et la distance, des personnes peuvent être infectées par aérosols. La recommandation du CSC est la suivante : il faut ventiler davantage les espaces clos. Dans un contexte où des Variants plus contagieux sont désormais dominants en Belgique, que signifie concrètement « bien ventiler »? On fait le point.Tout d'abord: ventiler est le fait d’introduire dans une pièce suffisamment d’air frais par personne, que ce soit de façon mécanique (via un système de ventilation), ou de façon manuelle (en ouvrant les fenêtres). L’idée est donc d’éviter au maximum la stagnation et la recirculation de l’air. « C’est comme dans une voiture, il y a un bouton air neuf ou recirculation. Là, c’est la même chose », explique Pierre-Yves Badot, ingénieur à la Régie des Bâtiments.

L’objectif, ajoute-t-il, est qu’avec « l’apport d’un air neuf extérieur non chargé en virus, il y ait un effet de dilution ».Dans ce cadre, selon le CSC, il faudrait prévoir au minimum 50m3 d’air neuf par heure et par personne. Dans les écoles, maisons, transports en commun, bureaux, comment y parvient-on ? Pour bien ventiler, il faut introduire de l’air neuf et éviter tout recyclage d’air. Aujourd’hui, dans les grands bâtiments (bureaux, magasins, écoles), certains modes de ventilation injectent exclusivement de l’air neuf, tandis que d’autres utilisent un mélange d’air neuf et d’air qui a recirculé. «Ca ne pose pas de problème pour les installations qui ont moins de 10-15 ans. Avec la réglementation PEB, des normes de ventilation pour les bâtiments modernes ont été fixées »,explique Samuel Caillou, responsable en chauffage et ventilation au centre scientifique et technique de la construction.Pour les bâtiments plus anciens indique-t-il, « il est conseillé de stopper le système de recirculation de l’air », précise Samuel Caillou. Par le passé, d’autres maladies infectieuses telles que la rougeole ou la grippe ont en effet déjà été propagées par un tel système de ventilation.Aujourd'hui en Belgique, « il est clair que la plupart des écoles ne sont pas aux normes », souligne Samuel Caillou. En l’absence de ventilation de base conforme, le CSC considère alors que « l’ouverture des fenêtres en continu est l’unique moyen d’augmenter le taux de renouvellement de l’air ».Néanmoins, relativise Samuel Caillou, « il ne faut pas partir du principe que tous les anciens bâtiments ventilent mal. Dans beaucoup de magasins par exemple, on sait qu’une pratique de ventilation préexistait la réglementation PEB ». De plus, rappelle-t-il, dans la transmission du virus par aérosols « le temps d’exposition entre en jeu. Dans les magasins, on préconise de faire ses courses en moins de 30 minutes. Si la durée d’exposition est faible, le risque est aussi plus limité ».

Bon ou mauvais système de ventilation, les experts du CSC recommandent dans tous les cas de limiter le nombre de personnes dans une pièce et de monter la ventilation au maximum. Pour vérifier concrètement la qualité de la ventilation, le taux de CO2 (dioxyde de carbone) est un bon indicateur. « Si le taux est élevé, c’est le reflet d’une ventilation insuffisante », explique l’ingénieur Pierre-Yves Badot.En conséquence conclut le Journaliste A. Dulczewski de la RTBF, il est recommandé d'installer des détecteurs de CO2 « dans les lieux forts fréquentés et/ou qui n’auraient pas de ventilation suffisante », ajoute-t-il.En effet, continue l'ingénieur, « le CO2 et le COVID ont un point commun : ils n’ont ni odeur, ni goût. Il s’agit donc d’un moyen alternatif assez efficace pour alerter sur la qualité de la ventilation ».En cas de dépassement du seuil de 800ppm, il faudrait alors ouvrir une fenêtre ou inviter quelques personnes à quitter la pièce.Autre avantage de ce dispositif : « Il est déjà souvent intégré aux installations », souligne Pierre-Yves Badot. « Lorsque ce n’est pas le cas, on peut facilement créer des petits détecteurs portatifs à placer sur les murs ».Et dans le bus, le métro, le tram, faut-il s'inquiéter? Non, selon Jean Ruelle, chercheur à l’Institut de recherche expérimentale et clinique à l’UCLouvain. « Il y a une circulation régulière d’air avec l’ouverture des portes et les passagers portent un masque : le risque est donc très limité », explique-t-il.Dans ce cas-ci, le temps d’exposition joue également un rôle. Plus le trajet va être court, plus le risque sera limité. « Pour autant que le bus ne soit pas trop bondé ni bloqué trop longtemps dans les embouteillages », nuance l'ingénieur Pierre-Yves Badot.Dans son avis, le Conseil Supérieur de la Santé se prononce également sur les mesures recommandées « lorsque des personnes extérieures à la bulle viennent à la maison ». Dans ce cas, il est « recommandé de laisser la fenêtre ouverte en continu – éventuellement en oscillo-battant pour aérer la pièce ». Et après le départ des invités, « d’aérer la pièce 15 minutes fenêtres grand ouvertes ».Le CSC rappelle aussi l'importance du « port du masque en dehors des moments où l’on boit ou l’on mange, le respect des distances physiques, la désinfection régulière des mains et éviter de chanter ou de crier ».En effet, précise Samuel Caillou, « la ventilation ne peut rien faire contre la contamination à courte distance dans laquelle les gouttelettes  émises par la personne infectées - sont impliquées. Et ça, c’est la fonction du port du masque et du 1m50 ».Bref, pour limiter au maximum la propagation du virus, il faut donc combiner une bonne ventilation aux autres recommandations de la Santé publique.

La Rédaction

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