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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Reprise sur décision de la Rédaction de cet article publié le 08 juillet 2014,restant d’actualité

Présentement, beaucoup de Tchadiens donnent l’impression d’être totalement découragés face au bouleversement social et politique imposé par le pouvoir en place dans le seul  but de saper les fondements d’un Etat républicain  où tous les citoyens sont réellement libres et égaux devant la loi. Une sorte de fatalité ou de démission collective qui laisse le champ libre au Président Deby d’exercer le pouvoir comme dans un système féodal de droit divin  en usant de l’intimidation et de l’accaparement exclusif et systématique de toutes les richesses au détriment des autres composantes sociales de la nation. Le pourrissement actuel de la situation est tel que personne n’est digne de jeter la pierre à  ceux qui sont gagnés  par le  découragement par la seule faute des gouvernants. Même si progressivement, nombre des journalistes nationaux ont lavé l’encre de leurs plumes engagées dénonçant les agissements d’un régime dur d’oreille. Face surtout à des individus qui se croient maîtres d’un pays plus vaste que certains pays  occidentaux ou territoires à travers le monde, la lutte pour la restauration de la démocratie paraît impossible mais la justesse de la cause défendue en vaut vraiment la peine. L’exemple de Nelson Mandela dont la foi constante d’une Afrique du Sud débarrassée de l’Apartheid devenue réalité est une véritable source d’inspiration et une réelle motivation pour les tchadiens de ne jamais baisser les bras.

Malgré que le créateur ait doté chacun, des facultés intrinsèques d’apprécier et de juger, de poser les bonnes questions en y mettent les doigts sur les vrais problèmes,  je demande à ceux qui ont appris la langue de Molière de pencher sur les raisons d’un silence si coupable de la majorité des tchadiens face au sort pitoyable qui leur a été réservée par une minorité sans foi ni loi. Cela n’est certes pas du tout évident  lorsque l’on cherche des solutions les plus urgentes pour enrayer un mal qui gangrène un organe vital de l’organisme. Pour faire court,  le silence n’est pas simplement le fait de se taire ou de refuser de discuter ou encore de se prononcer sur un débat quelconque ; Il est surtout un engagement social, économique et surtout politique. Et lorsqu’on parle d’un engagement, la quête des solutions vient automatiquement en première position. Et une solution n’est pas forcement douce. « Nous disons bien, méfiez-vous d’une eau silencieuse ». Car elle peut être la plus dangereuse. Et les exemples dans ce domaine ne manquent pas. Nous avons eu droit dans les années passées au printemps arabe avec des soulèvements des Peuples tunisien, Libyen, Egyptien et autres. Ceux-là que l’on considère de silencieux et surtout à tord de peureux ont démontré un sens de responsabilité et un devoir de sacrifice mettant même  à la porte des chefs d’État, pourtant redoutés et redoutables, comme le guide libyen expédié à la mort comme une lettre à la poste ! Personne ne peut se réjouir de la mort d’un homme mais sachons-le en guise de rappel, qui sème le vent, récolte toujours la tempête. En général, le jugement des hommes précède celui encore plus sévère du créateur. Que ceux qui croient en Dieu entendent la sonnette d’alarme et cessent d’asservir les autres. Finalement le silence du peuple Tchadien ne peut être interprété comme une sorte de lâcheté. Le régime d’Idriss Dèby comme celui de tous les assoiffés de folie de grandeur, de la gloire et d’accumulation insatiable des biens du monde finit tôt ou  tard de s’écrouler comme un château sous la neige.

Moussa S.Yowanga/Ahmat Zéïdane Bichara

 

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