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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La situation alimentaire du Soudan du Sud préoccupe trois organisations des Nations unies, rapporte ONU info, le vendredi 18 décembre, qui relaie la demande de ces organisations à savoir un accès humanitaire immédiat à certaines parties du comté de Pibor, dans l'État de Jonglei, au Soudan du Sud, où les populations sont à court de nourriture et font face à des niveaux catastrophiques de faim, selon un rapport publié ce vendredi.Le média onusien explique par ailleurs que l’aggravation de la faim est provoquée par  l'insécurité, les effets de la Covid-19, la crise économique et  l'impact des inondations sur les moyens de subsistance, se basant sur le rapport sur la sécurité alimentaire. L’aide humanitaire devient impératif pour sauver des vies et éviter un effondrement total des moyens de subsistance dans les zones difficiles à atteindre.L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) et le Programme alimentaire mondial (PAM) multiplient conjointement leurs actions avec d’autres organisations d'aide humanitaire.

Pour faire face à l’urgence, le Représentant de la FAO au Soudan du Sud, Meshack Malo, invite toutes les parties à mettre fin à la violence et à assurer un accès humanitaire sûr afin d'éviter qu'une situation déjà désastreuse ne se transforme en une véritable catastrophe. Quant à M. Mohamed Ayoya, Représentant de l'UNICEF au Soudan du Sud, se dit préoccupé par le nombre croissant d'enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère. Ces enfants ont besoin d'un traitement d'urgence pour éviter qu'ils ne meurent. «Les données ne laissent aucun doute sur l'urgence pour le gouvernement, la communauté des donateurs et les acteurs humanitaires de se donner la main et de veiller à ce que tous ces enfants reçoivent le traitement dont ils ont besoin », a-t-il plaidé. La solution passe, selon lui, par la mobilisation des partenaires qui doivent investir davantage dans des actions visant à empêcher que les enfants ne souffrent de malnutrition. « Le PAM est extrêmement préoccupé par le nombre croissant de personnes qui souffrent du manque de nourriture et de nutrition en quantité suffisante, de l'intensification des conflits, des inondations sans précédent et de la hausse des prix des denrées alimentaires », a soutenu Makena Walker, Directeur adjoint du Programme alimentaire mondial dans le pays. Il prédit que l'année à venir sera extrêmement difficile, mais il en appelle à la détermination de tous en faisant tout ce qui est possible pour atteindre davantage de personnes sur de plus longues périodes.

Selon les chiffres du rapport publié vendredi, entre octobre et novembre 2020, 6,5 millions de personnes au Soudan du Sud sont confrontées à une grave insécurité alimentaire et ont besoin d'une aide d'urgence. Ce nombre devrait passer à 7,24 millions entre avril et juillet 2021. Le document publié avant-hier, confirme simplement la gravité de la situation évoquée dans deux rapports indépendants publiés la semaine dernière par l'unité de soutien mondial de l'IPC, qui souligne que des dizaines de milliers de personnes sont susceptibles d'être confrontées à des conditions de famine dans le comté de Pibor. Dans ce contexte, de nombreuses familles sont confrontées davantage à la malnutrition aiguë et même à la mortalité. Dans cinq autres comtés (Akobo, Aweil Sud, Tonj Est, Tonj Nord et Tonj Sud), certaines communautés sont confrontées à des conditions catastrophiques, selon l'analyse indépendante. Près de 1,4 million d'enfants âgés de 6 mois à 5 ans sont susceptibles de souffrir de malnutrition aiguë en 2021 et auront besoin de traitements vitaux, selon le rapport onusien. Y compris 313.000 enfants souffrant de malnutrition aiguë sévère et plus d'un million d'enfants souffrant de malnutrition aiguë modérée. A cela s’ajoutent, dans le même temps, 483 000 femmes enceintes ou allaitantes souffrent de malnutrition aiguë et ont besoin d'un traitement.

Moussa S. Yowanga

 

 

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