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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’ONU dresse un tableau noir en matière de violation des Droits de l’Homme en Colombie où quelque 255 personnes ont été tuées lors de 66 massacres et 120 Défenseurs des Droits de l’Homme lâchement assassinés, selon une annonce faite par le Haut-Commissariat de l’ONU en charge des droits l’homme. C’est ONU info qui relaie mardi 15 décembre, le message de l'organisme onusien en matière des droits humains, qui appelle les autorités colombiennes à prendre «des mesures concrètes pour protéger la population dans un climat de violence accrue dans des régions éloignées». Selon la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet : « Il est tragique de voir tant de personnes être victimes de violences persistantes dans tout le pays. Outre les personnes tuées, les victimes comprennent bien sûr les laissés-pour-compte, qui restent presque totalement sans défense », a déclaré dans un communiqué, la Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU, Michelle Bachelet. Le Bureau des droits de l’homme des Nations Unies en Colombie précise que ces massacres ont été commis dans 18 départements. A ce bilan macabre, s’ajoute l’assassinat de 244 anciens combattants des FARC, depuis l’accord de paix conclu en 2016 entre ce groupe armé et le gouvernement colombien. «Malheureusement, la violence a été banalisée en Colombie après des décennies de conflit armé, mais personne ne devrait accepter cela», a-t-elle regretté, condamnant «l’intensification de la violence perpétrée par des groupes non étatiques, des groupes criminels et d’autres éléments armés en Colombie, qui visent les paysans, les indigènes et les Afro-colombiens».

Selon ses services, la communauté autochtone des Nasa est particulièrement frappée. Soixante-six de ses membres ont été tués cette année dans le département du Cauca du Nord. L’incident le plus récent s’est déroulé le 5 décembre, lorsque cinq personnes, dont un ancien combattant des FARC en cours de réinsertion, ont été tuées dans deux incidents distincts dans le nord du Cauca.  L’assassinat du chef autochtone Miguel Tapí Rito, le 3 décembre, a quant à lui forcé quelque 900 personnes de sa communauté à fuir dans une ville proche implorant les autorités de les protéger.  «J’appelle les autorités colombiennes à prendre des mesures plus fermes et beaucoup plus efficaces pour protéger des populations de cette violence abjecte et omniprésente », a martelé Mme Bachelet. La cheffe des droits de l’homme de l’ONU estime qu’il est du devoir de l’État d’être présent dans tout le pays, en mettant en œuvre toute une série de politiques publiques globales, non seulement pour sévir contre les responsables de la violence, mais aussi pour fournir des services de base et sauvegarder les Droits Fondamentaux de la population. Mme Bachelet a notamment appelé à démanteler les groupes criminels qui ont pris le relais des divers groupes paramilitaires, comme le stipule l’accord de paix de 2016. Elle a aussi réclamé des enquêtes impartiales, indépendantes et transparentes sur les accusations de violation des droits de l’homme, tout en estimant que les services du procureur général avaient fait du bon travail. Mais «ces enquêtes pourraient encore être renforcées afin de démanteler les réseaux criminels », a-t-elle conclu.

La Rédaction

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