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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

A l’approche des élections présidentielle et législatives prévues le 27 décembre prochain, les partis politiques à travers leurs représentants s’activent à fond pour remporter la bataille électorale. Les groupes armés ne sont pas du reste car selon nos confrères de France24 citant l’AFP, trois d’entre eux ont annoncé, samedi, leur fusion et la création d’une coalition. Aucune candidature d’un leader de groupes armés n’a été validée par la Cour constitutionnelle centrafricaine. Signalons au passage que la grande partie du territoire national est occupée actuellement par des mouvements armés  qui mènent une offensive dans le nord et l’ouest du pays. A quelques jours des élections, les principaux groupes armés centrafricains se coalisent, selon les termes d’un communiqué rendu public samedi 19 décembre. C’est un problème supplémentaire à résoudre pour le pouvoir central à l’approche du premier tour de la présidentielle centrafricaine, décrié par l’opposition qui craint des fraudes massives.Cette coalition menace désormais la capitale Bangui d’un blocus à distance. Tout en invitant les autres groupes armés à les rejoindre, les signataires ont décidé de fusionner leurs mouvements en une seule entité, désignée Coalition des patriotes pour le changement (CPC), placée sous commandement unifié. Ils demandent à leurs membres de fraterniser avec les soldats des forces régulières qui désirent les rejoindre, de « respecter scrupuleusement l'intégrité des populations civiles », et de « laisser passer librement les véhicules » des Nations unies et des humanitaires.

Les Casques bleus sont « en alerte maximale » pour empêcher les groupes armés « de perturber les élections », a déclaré la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca) dans un communiqué publié vendredi. Pour confirmer la gravité de la situation, des organisations humanitaires onusiennes ont rapporté que les groupes armés se sont emparés vendredi de plusieurs localités situées sur les axes qui desservent Bangui. La Centrafrique  a sombré dans la guerre civile depuis 2013 lorsqu’une coalition de groupes armés à dominante musulmane, la Séléka, a renversé le régime du président François Bozizé. Des affrontements meurtriers se sont déroulés dans la capitale et le reste du pays entre les combattants de Séléka et les Milices chrétiennes et Animistes antibalaka occasionnant des milliers de morts. Les ennemis d'hier se retrouvent sous la bannière de la CPC afin de s’opposer au régime central du Président Faustin Archange Touadera, candidat à sa propre succession. Depuis 2018, la guerre a évolué en un conflit de basse intensité, où les groupes armés se disputent le contrôle des ressources du pays, bétail et minerai principalement, tout en perpétrant régulièrement des exactions contre les populations civiles.

La Rédaction

 

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