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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Une bonne nouvelle pour leurs proches, leur groupe de presse Iwacu et un pas significatif pour la liberté de la presse dans ce pays. En effet, les quatre journalistes burundais emprisonnés depuis plus d'un an et condamnés pour des infractions liées à la sécurité de l'Etat ont été libérés après avoir bénéficié d'une grâce présidentielle, selon le décret consulté par l'AFP  hier jeudi 24 décembre 2020. D’après l’Agence Belga ayant signé l’information pour le compte de la RTBF, ces quatre journalistes du groupe de presse privé burundais Iwacu qui sont entre autres : Agnès Ndirubusa, Christine Kamikazi, Egide Harerimana et Térence Mpozenzi avaient été arrêtés avec leur chauffeur le 22 octobre 2019, dans la province de Bubanza. Ils y enquêtaient sur de présumés affrontements entre les forces de sécurité et un groupe armé venu de République démocratique du Congo (RDC).

Remis en liberté rapporte l’Agence Belga,rappelant que leur chauffeur Adolphe Masabarakiza a finalement été relaxé, mais les quatre journalistes ont été condamnés en janvier à deux ans et demi d'emprisonnement pour des infractions liées à la sûreté de l'Etat, une peine confirmée en appel en juin.« Aux termes du présent décret, bénéficient de la remise totale des peines privatives de liberté, les prisonniers Kamikazi Christine, Ndirubusa Agnès, Harerimana Egide et Mpozenzi Térence », indique le décret signé le 23 décembre par le président Evariste Ndayishimye.Le général Évariste Ndayishimiye a été élu le 20 mai à la tête de l'Etat, suscitant un léger et bref espoir d'ouverture au Burundi.Il a succédé à Pierre Nkurunziza décédé le 9 juin , dont la volonté acharnée de se faire élire en 2015 pour un troisième mandat controversé a plongé son pays dans une grave crise marquée par des exécutions sommaires, disparitions, détentions arbitraires, tortures et violences sexuelles visant les voix dissidentes.Iwacu est l'un des derniers médias indépendants au Burundi, qu'ont fui la plupart des défenseurs des droits humains et journalistes indépendants depuis 2015.Fondateur et patron de Iwacu, Antoine Kaburahe a fait part à l'AFP de son « grand soulagement ». « Les quatre collègues, je le répète, n'étaient coupables de rien, ils faisaient leur métier. Je suis heureux, ils vont retrouver leur famille à la veille de Noël », a-t-il expliqué. Il a remercié ceux qui ont participé au « grand élan de soutien au Burundi et dans le monde » ajoutant: « Puisse cette libération ouvrir une nouvelle page pour les médias burundais ».

Ahmat Zéïdane Bichara

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