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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Ce sont des propos qui ont été recueillis depuis le vendredi 30 octobre par notre consoeur Maurine Mercier de la RTBF.En effet,la journaliste Maurine Mercier rapporte comme tant d’autres confrères des médias occidentaux ou autres  que l’homme qui a tué trois personnes jeudi à Nice, en France, est un Tunisien de 21 ans, « inconnu des services de renseignement et de police », a affirmé le procureur antiterroriste français Jean-François Ricard. Blessé par balles, il est actuellement hospitalisé et son pronostic vital reste engagé. L’auteur présumé, issu d’une famille modeste habitant Sfax, dans le centre de la Tunisie, était arrivé en France la veille selon ses proches, qui décrivent un jeune homme s’étant tourné vers la religion depuis deux ans. Les autorités tunisiennes condamnent fermement cet acte terroriste et appellent à des efforts internationaux conjoints pour lutter contre le terrorisme. La Tunisie a ouvert une enquête. Régulièrement les Tunisiens se révèlent être les auteurs d’attentats sur leur sol mais aussi en Europe, et notamment en France. Sur place, la nouvelle a été accueillie avec effroi : « A chaque attentat sur le sol européen, nous prions pour que l’auteur ne soit pas un Tunisien ».A Nice, l’auteur de l’attentat sur la promenade des Anglais en 2016 était d’origine tunisienne. Bochra Belhaj Hmida, avocate, grande figure en Tunisie de la société civile est une fois encore sous le choc:«On ne s’habitue jamais!Jamais!C’est toujours un choc, c’est toujours insupportable. On a ce sentiment de culpabilité à nous demander, pourquoi un tunisien ? Pourquoi nous, nous produisons ce genre, ce type, de monstre ? On s’interroge : où est-ce qu’on s’est trompés ? »

Selon encore Maurine Mercier de la RTBF,depuis la révolution de 2011, des milliers de Tunisiens sont partis rejoindre Daesh en Irak, en Syrie ou en Libye. Ils seraient selon les sources entre 3000 et 6000. Comment expliquer que le pays soit devenu l’un des principaux pourvoyeurs de jihadistes ? Bochra Beljaj Hmida tente une réponse : « il ne faut pas oublier que durant des années, ces jeunes ont été soumis à des prédicateurs qui œuvraient en toute impunité dans les mosquées ».Et si la Tunisie opte désormais pour le tout sécuritaire, le bât blesse en matière de prévention : « En Tunisie, on ne voit pas d’action réelle pour la prévention. Pour éduquer, préparer les nouvelles générations aux valeurs universelles. Aux droits de l’homme, aux valeurs de la paix. C’est pourtant cela qui leur permettra de ne pas se faire laver le cerveau ».Pour Bochra Belhaj Hmida, malgré les événements, la France ne doit surtout pas se fermer aux Tunisiens:«Autant je comprends parfaitement l’émotion, autant j’affirme qu’il faut lutter contre une volonté de créer plus de barrières. Au contraire, il faut s’ouvrir aux Tunisiens. Et surtout, il faut une meilleure collaboration entre les deux états. Pas seulement au niveau des services de sécurité ».Pour lutter contre l’obscurantisme, l’éducation, la culture et l’échange sont pour elle  plus encore que le « tout sécuritaire »  les seuls remèdes.

Ahmat Zéïdane Bichara

Informations complémentaires

Bochra Belhaj Hmida naît à Zaghouan. Elle obtient un diplôme d'études supérieures en droit, puis co-fonde l'Association tunisienne des femmes démocrates. en 1989 et la préside de 1994 à 1998.En 2012, elle est l'avocate d'une jeune femme violée par des policiers. Le gouvernement, dominé alors par les islamistes d'Ennahdha, en est, selon elle, responsable « moralement et politiquement ».En 2011, elle rejoint le parti Ettakatol et se présente à l'élection constituante en tant que tête de liste dans la circonscription de Zaghouan.mais elle n'est pas élue à l'assemblée constituante. Membre du comité exécutif du parti Nidaa Tounes dès septembre 2012, elle est élue lors des élections législatives du 26 octobre 2014 à l'Assemblée des représentants du peuple, pour la deuxième circonscription de Tunis. Elle continue dans le cadre de ce mandat à s'impliquer notamment pour une évolutions des droits des Tunisiennes.Bochra Belhaj Hmida est également la présidente de la Commission des libertés individuelles et de l'égalité (Colibe) créée par le président de la République tunisienne Béji Caïd Essebsi le  pour préparer un rapport concernant les réformes législatives relatives aux libertés individuelles et l'égalité conformément à la Constitution de 2014 et aux normes internationales des droits humains. En tant que présidente du Colibe, elle pilote la proposition de réforme de l'héritage entre hommes et femmes, qui suscite un intense débat en Tunisie .(Sources Wikipédia).

 

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