Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Cette information provenant d’une opinion de Marie-Hélène Lahaye (probablement une Belge(N.D.L.R), décryptée et commentée par nos confrères de la RTBF, nous rappellant depuis le jeudi 19 novembre que depuis le premier confinement, les témoignages de femmes qui ont dû accoucher en portant un masque s’accumulent et se ressemblent. Imposer un masque à une femme qui met son enfant au monde est presque incroyable lorsque l'on connaît l'importance de la respiration lors d'un accouchement. Enfanter représente un effort physique comparable à celui d'un marathon ou d'un sport de haut niveau, pendant de très nombreuses heures. Il est donc paradoxal de leur imposer une telle contrainte alors que tout cycliste peut se passer du masque pour une balade à vélo de quelques minutes. En France, depuis plusieurs mois, le collectif Stop aux Violences Obstétricales et Gynécologiques se mobilise contre la dégradation des conditions d’accouchement et l’explosion des violences obstétricales liées à la pandémie du Covid 19 : dénonciation dans les médias, interpellation en direct du Ministre de la Santé à la télévision, impulsion de questions parlementaires, mobilisation de la Fondation des Femmes pour une plainte auprès du Défenseur des Droits, etc. Cette mobilisation paye puisqu’en quelques semaines, le nombre de maternités qui demandent aux femmes de porter un masque est passé de 80 % à 65 %.En Belgique, la situation est encore pire. Des bénévoles de la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée ont appelé chaque maternité francophone en se faisant passer pour des femmes enceintes afin de connaître le protocole en vigueur en matière de masque.

Toujours en rappel, il n’y a que quatre maternités qui respectent les femmes qui accouchent, en ne leur demandant pas de porter un masque et en équipant correctement les soignants pour éviter toute contamination. Il s’agit, à Bruxelles, de la maternité de l’hôpital d’Etterbeek-Ixelles et, en Wallonie, des maternités du CHM à Mouscron, du St. Nikolaus Hospital à Eupen et de l’hôpital Saint-Vincent à Dinant.La plupart des autres maternités demandent aux femmes de porter un masque pendant les longues heures de travail (parfois en permanence, parfois seulement lorsqu’un soignant est dans la pièce) mais pas pendant la poussée, c’est à dire le moment le plus intense de l’accouchement jusqu’à l’expulsion du bébé. D’autres, au contraire, exigent le port du masque pendant la poussée, mais pas pendant le travail. D’autres enfin sont floues dans leurs consignes, en demandant aux femmes de porter un masque tout en tolérant qu’elles l’enlèvent, ou en faisant dépendre le port du masque du choix individuel des sages-femmes ou gynécologues.Huit maternités font figure de mauvais élève en allant jusqu’à imposer un masque aux parturientes tout le temps, dès l’entrée jusqu’à la sortie de la maternité, y compris au moment le plus intense de l’accouchement. Il s’agit, en Wallonie, de St-Joseph à Mons, de la clinique Saint Pierre à Ottignies, du Grand hôpital de Charleroi (Notre Dame), de l’hôpital Civil Marie Curie à Charleroi, de la maternité des Dix Lunes à Ath, du Pôle Mère-Enfant à Hornu, de la maternité de Braine-l’Alleud et de la maternité de Saint-Elisabeth à Namur (Les informations détaillées sont consultables sur le site de la Plateforme citoyenne pour une naissance respectée).Imposer un masque à une femme qui met son enfant au monde est presque incroyable lorsque l'on connaît l'importance de la respiration lors d'un accouchement. Enfanter représente un effort physique comparable à celui d'un marathon ou d'un sport de haut niveau, pendant de très nombreuses heures.Pourtant demander à une parturiente de porter un masque est contraire aux recommandations médicales.Dès le début de la pandémie, l'Organisation mondiale de la Santé a rappelé qu'il ne fallait pas porter un masque durant un effort physique, en ces termes : « Il ne faut PAS porter de masque quand on fait de l’exercice car les masques peuvent réduire l’aisance respiratoire. La transpiration peut entraîner une humidification plus rapide du masque, rendant la respiration plus difficile et favorisant la croissance des micro-organismes ».

Enfin pour boucler la boucle, nos confrères de la RTBF remportent que le Collège des Gynécologues et Obstétriciens américain (ACOG) abonde dans ce sens. Ainsi,d’après eux, ses recommandations destinées aux femmes porteuses du COVID 19 sont les suivantes : « Lorsque vous poussez pendant le travail, le port d'un masque peut être difficile. Pour cette raison, votre équipe soignante doit porter des masques ou tout autre équipement respiratoire protecteur ».Le Collège des sages-femmes britanniques est encore plus clair : « Les femmes en travail ne devraient pas être invitées à porter des masques ou toute forme de couverture du visage ».Ces recommandations insistent également sur tous les risques liés au port du masque pour les femmes : réactivation d'un traumatisme, aggravation des conditions respiratoires, hypoxie ou hypercarbie, limitation de la communication, surmédicalisation, inconfort et surchauffe.En France, le Collège national des sages-femmes préconise également que « la patiente asymtomatique puisse retirer son masque lors du travail et des efforts expulsifs. Le personnel soignant devra être équipé de masques FFP2, de charlotte, de lunettes de protection et de surblouse à usage unique ».Adrien Gantois, président de ce Collège parle sans détour de violences. « C’est choquant d’obliger des gens à porter un masque pendant l’expulsion. Il faut donner toute la liberté à chaque femme de vivre son accouchement. Ne pas donner la possibilité aux patientes de vivre un accouchement respecté, c’est une violence obstétricale ».Malgré les recommandations claires à l'étranger et au niveau international, le Collège national des gynécologues et obstétriciens français a émis une position très ambiguë sur le port du masque.Il encourage le port du masque pour les parturientes et, en même temps, rappelle qu'il est interdit de l'imposer.Ces recommandations ambiguës ont divisé la profession au point où le secrétaire général de cette instance, Pr Philippe Deruelle, a démissionné. Il a déclaré dans La Croix:«Je pensais que la profession avait évolué, mais elle ne sait toujours pas écouter les femmes, regrette-t-il. Comme je suis minoritaire au bureau du Collège, j’ai démissionné ».Quoi qu’il en soit, cette instance est claire sur le fait que le masque ne peut pas être imposé aux femmes qui accouchent. Le gouvernement français a lui aussi repris cette position en affirmant que le masque ne pouvait pas être obligatoire.

Ahmat Zéïdane Bichara

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article