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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est le journal de Montréal daté de samedi 21 novembre qui fait l’écho de l’information selon laquelle deux Québécois qui tiennent un gîte touristique à Popoyo, au Nicaragua, font désormais de l’aide humanitaire leur activité quotidienne. Si l’on en croit notre consœur Catherine Bouchard, il se trouve des milliers d’habitants dépourvus de domicile et de nourriture, depuis le passage des ouragans Eta et Iota qui ont causé d’importantes inondations. A Popoyo et ses alentours, les tempêtes ont laissé un désordre indescriptible. Après un triste constat au lever du soleil, les habitants se mettent à faire du nettoyage. «Les gens sortent des refuges pour aller nettoyer et récupérer ce qu’ils peuvent de leur maison », souligne Marc Bonds qui vit de façon permanente au Nicaragua depuis 2013.

Quant à son frère Manuel, qui y vit six mois par an, il est de retour depuis peu avant la catastrophe naturelle ayant sévi il y a environ deux semaines. Ils sont tous les deux propriétaires du Café con Leche depuis 2015. Les activités touristiques étant complètement arrêtées depuis huit mois, soit le début de la pandémie, les deux hommes passent leur journée «en mission» afin d’aider ceux qui sont dans le besoin. « Ça fait environ deux jours que l’on apporte des denrées, de l’avoine, des haricots, des œufs brouillés et du riz. Aujourd’hui (jeudi), ce sera de l’eau. Et on fait le tour des villages qui sont dans le besoin », explique Manuel.Ils sont désormais au service précisément des villages de Playa Popoyo, Las Salinas, Nahualapa, La Virgen Morena, Higueral, San Ignacio et Las Mercedes.  Leur quotidien consiste à passer dans les refuges et les églises où les gens ont tout perdu  « C’est du monde habitué, extrêmement résilient. Hier, on est allé constater l’état des maisons. Ce sont des gens qui ont tout perdu et gardent le sourire et l’espoir. Le moral est très bon. Ils ne savent même pas où ils vont dormir et ils ne braillent pas », poursuit son frère, Marc. Les deux samaritains ont été les témoins oculaires des gens qui dorment uniquement sur des bouts de tôle. Les deux frères ont fait preuve de générosité en utilisant leur argent personnel pour aider les gens de leur pays d’adoption pourtant ils étaient arrivés à bout de leurs économies pour conserver leur gîte fortement affecté par la pandémie.

Moussa S. Yowanga

 

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