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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Coup de théâtre dans l’affaire du financement libyen de la campagne présidentielle de l’ancien président Nicolas Sarkozy qui défend farouchement son honneur depuis la publication en 2012 d’une série d’articles compromettants par  le journal Médiapart. Vendredi 13 novembre, l’ancien chef de l’Etat a réagi en exclusivité sur la chaîne BFM TV suite au dernier rebondissement de cette rocambolesque affaire dans laquelle le sulfureux homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine est revenu sur sa déposition initiale mettant en cause l’ancien président français. Celui-ci s’est rétracté en disculpant totalement Nicolas Sarkozy qui se dit partagé entre « colère froide » et « stupéfaction' ». L’ancien président  français a profité de cette bouffée d’oxygène pour dire toute son indignation face à la cabale dont il fait l’objet depuis presque une dizaine d’années. « Je demande à chacun de ceux qui nous regardent, qu'ils aient voté pour moi ou pas, qu'ils m'aiment ou pas : est-ce que c'est normal qu’un ancien président de la République soit traîné dans la boue, comme je le suis depuis huit ans, sur les seules déclarations d’un individu qui a menti? », s'est-il offusqué prenant à témoin l’opinion publique. Selon lui,  « ça fait huit ans que les déclarations de Ziad Takieddine sont prises au sérieux » et « c'est sur la base de ces déclarations qu'une instruction judiciaire est ouverte ».

Stupéfait par ce qu’il traverse, il se demande bien si la France est un Etat de droit ? Il poursuit sous forme de boutade voire de comparaison un peu hasardeuse : « Si c’est une série, on dirait que le scénario est invraisemblable. C’est inacceptable pour la France qu’on puisse se dire qu’un ancien chef de l’État est un corrompu. Et d’ajouter amère : « Ceux qui ont pris au premier degré les déclarations, c'est le parquet national financier, créé par M. Hollande. Jusqu'à 13 dossiers contre moi qui tombent les uns après les autres ». Nicolas Sarkozy n’a pas digéré sa mise en cause dans ce dossier de financement de sa campagne présidentielle par les autorités libyennes d’alors. En son temps, l’homme d’affaires proche à l’époque de Claude Guéant, avait accusé de façon péremptoire Nicolas Sarkozy d’avoir reçu, de ses mains, trois valises d'argent libyen", pour une somme totale de 5 millions d'euros. Ses accusations ont été révélées par Mediapart en novembre. En guise de rappel, Ziad Takieddine a fait fortune en jouant l’intermédiaire entre l’Etat français et certains dirigeants étrangers, notamment en matière de signature de contrats internationaux de ventes d’armes. Sans prendre de précaution, il affirme cette semaine sans ambages lors d’un nouvel entretien confession « n'avoir jamais remis 5 millions d'euros pour la campagne de Nicolas Sarkozy », et accusé les juges de « lui avoir mis la pression ».Il le réitère ce vendredi auprès de L'Obs. Il va plus loin en voulant porter la responsabilité de ses propos au juge enquêteur de l’époque  : « Je le dis haut et fort, ce juge Tournaire (l'ancien juge d'instruction en charge du dossier, ndlr) a bien voulu tourner ça à sa manière et me faire dire des propos qui sont totalement contraires aux propos que j'ai dits (...): il n'y a pas eu de financement de campagne présidentielle de Sarkozy ».

L’ancien président n’a pas attendu pour sauter sur l’occasion pour régler ses comptes tous azimuts, et notamment avec le corps judiciaire : « J’ai été interrogé pendant près de 80 heures. Le nom de Ziad Takieddine a été évoqué 485 fois, (...) on ne va pas me dire que, maintenant, c’est un détail. 98 questions m’ont été posées sur Ziad Takieddine », insiste l'ex-locataire de l'Elysée. « J’espère qu’on va aller jusqu’au bout de l’enquête. Je ne comprends pas comment il a été possible qu’un homme condamné à cinq ans de prison puisse garder son passeport et quitter le territoire sans qu’on lui demande des comptes. Il a gardé son passeport, pourquoi les journalistes de Paris Match ont plus de facilité à rencontrer Ziad Takieddine que la justice française? », se désole l’ancien chef de l’Etat. Le point de départ de cette affaire remonte au mois d’avril 2012 lorsque Mediapart révèle l’existence d’une transaction de 50 millions d'euros d'argent libyen versés au candidat Sarkozy pour financer sa campagne. Le journal d’investigation français s’est appuyé d’un document qui lui avait été donné par Moussa Koussa, l'ex-chef des services de renseignement extérieur de la Libye, ce document a été qualifié de « faux » par la défense de l'ancien président de la République. Pourtant, la cour de cassation a toutefois tranché en janvier 2019, estimant ne pas pouvoir établir qu'il s'agissait d'un « support fabriqué par montage » ou « altéré par des falsifications ». Mais l’ancien président martèle à l’envi qu'il s'agit d'un faux. « Aujourd’hui, tout le monde sait et personne n’en parle », déplore-t-il. L’ancien chef de l'État s’est défendu de façon constante en qualifiant le clan Kadhafi de « bande de malfaiteurs » mue par la vengeance après l'intervention militaire française de 2011 en Libye, trouve « grotesque » qu'on puisse le soupçonner d'avoir eu un « coffre secret » à la BNP pour entreposer ces millions venant de Tripoli. « Vous pensez que c’était « safe » d’aller mettre ça dans un coffre de la première banque de France? », s’interroge-t-il. Que fera maintenant la justice après ces déclarations explosives de Ziad Takieddine, lui-même inculpé dans le dossier très sensible ?

Moussa S Yowanga

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