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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Cette ingérable situation causée par des milliers de Migrants qui arrivent de partout, surtout du continent africain a été racontée par notre confrère Nesrine Jebali, correspondant de la RTBF en Espgane.Publiée depuis le vendredi 27 novembre 2020,le journaliste Nesrine Jebali rapporte dans cette information qu’il a signé pour le compte du journal numérique de la RTBF qu’aux Îles Canaries(Espagne), l’afflux des migrants devient ingérable. Plus de 18.000 personnes, dont environ la moitié au cours des derniers mois, ont été recueillies en mer depuis le début de l’année avant d’être transféré vers les différentes îles de l’archipel. Et pourtant, les centres de prise en charge temporaire des étrangers sont débordés et la crise sanitaire n’arrange pas les choses. Des milliers de personnes sont contraintes de dormir au port d’Arguineguin dans des conditions exécrables.D’après El País, l’intégrité physique des réfugiés serait remise en question. Une demande de « fermeture immédiate » du camp des réfugiés installé sur la jetée d’Arguineguín a été adressée au ministère de l’Intérieur. Le maire de la ville de Mogan dont dépend le port d’Arguineguín à Gran Canaria affirme qu’ils sont débordés et que la situation devient ingérable.Des milliers de migrants s’entasseraient depuis des semaines et vivraient dans des conditions inhumaines dans le camp au port d’Arguineguin. Peu de douches, pas assez de couchages, peu d’ombre. La situation est dramatique pour InfoMigrants.Ce camp avait été ouvert le 20 août dernier avec une capacité de 400 personnes pour 3800 mètres carrés. Au cours des différentes phases, ce camp a réussi à accueillir plus de 1500 personnes.

Et cela ne s’arrête pas là. Nesrine Jebali eut constaté pendant son reportage que des tentes temporaires avaient déjà été mis en place comme le camp de Barranco Seco (Las Palmas de Gran Canaria) mais cela n’a pas toujours été suffisant pour dégorger Arguineguín. Certains hôtels, vidés de leurs touristes suite aux conséquences de la crise sanitaire, ont hébergé et hébergent toujours des migrants.Bien que la loi stipule qu’un migrant est supposé passer maximum 72 heures dans les bureaux de la police et qu’ensuite, il est libéré et accueilli dans un centre de rétention. Les migrants, dans ce cas-ci, peuvent passer plusieurs semaines à attendre au port puisque face à l’impossibilité des renvois, liée à la crise sanitaire et les frontières des pays d’origine fermés, les centres de rétention ont décidé de ne plus accepter de nouvelles personnes.Toujours d’après la presse espagnole, les droits fondamentaux pourraient être violés et de nombreuses organisations, telles que Human Rights Watch,  CEAR et Amnesty International, ont appelé à plusieurs reprises à sa fermeture en raison de la violation des droits humains des migrants.

Il termine avec son observation sur le terrain en nous apprenant que le gouvernement espagnol ne parvient pas à s’entendre sur cette crise migratoire. Certains, comme José Luis Escrivá, le ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, souhaite le transfert vers le continent européen et d’autres comme le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, rejette cette idée.En cause, la possibilité qu’un transit vers le continent pourrait susciter une arrivée encore plus massive des migrants aux Canaries. Ils pourraient espérer une « facilité ».Le ministre de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, José Luis Escrivá, a annoncé vendredi dernier que les îles Canaries devraient disposer de 7000 places d’accueil temporaires d’ici les prochaines semaines seront créés dans des locaux militaires et de police. L’objectif est de vider port d'Arguineguin et les établissements hôteliers. Des ressources plus stables seront également lancées, qui ajouteront 5350 places aux 1100 déjà existantes sur les îles. Ces ressources seront disponibles tout au long de 2021, indique El Païs.Les deux principales municipalités touristiques de Gran Canaria, (San Bartolomé de Tirajana et Mogán) se lancent dans l’attaque pour empêcher que les Hôtels ne soient utilisés comme centres d'accueil pour les Migrants. Les propriétaires des complexes hôteliers ont été informés qu’ils étaient dans l’obligation d’expulser les personnes étant en situation irrégulière. Et ce, avant le 31 décembre. Il y a ceux qui arrivent à atteindre la « prison canarienne »  mais il y a ceux, qui malheureusement, n’arrivent pas à destination. C’était encore le cas il y a quelques jours, huit migrants sont morts mardi lorsqu’une embarcation occupée par une trentaine de personnes a chaviré en face de l’île espagnole de Lanzarote, ont rapporté les services d’urgence des Canaries. Jusqu’à présent cette année, environ 18.300 personnes ont atteint les îles Canaries, 65% d’entre eux, à Gran Canaria, 20% à Tenerife et 10% à Fuerteventura.

Ahmat Zéïdane Bichara

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