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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Quelques jours après la publication le mardi 20 octobre 2020 d’une brillante réflexion intitulée : «Halte aux divertissements du dictateur», le Secrétaire général de la Convention Tchadienne de Défense de Droits de l'Homme(CTDDH) utilise de nouveau le canal du réseau social pour poster au  profit de ses multiples lecteurs et plus particulièrement de ses abonnés une seconde analyse en guise d'avertissement à l'adresse des piètres dirigeants sans envergure destinés à une fin lamentable. Le défenseur des Droits Humains établit une comparaison en convoquant des faits historiques entre les dirigeants politiques ou simples leaders d’opinion qui eurent utilement marqués par leurs actes leur époque, contrairement à d'autres comme certains Chefs d'Etats africains qui se sont illustrés selon ses propres termes par : «un règne souvent tyrannique plongeant leurs peuples dans la misère». Ce n'est un secret pour personne que monsieur Mahamat Nour Ahmed Ibedou affiche ouvertement son désaccord contre le pouvoir moribond d’Idriss Deby Itno: «Les Hommes qui ont marqué l'histoire contemporaine au niveau mondial avaient tous un point commun : ils ont toujours agit au bénéfice des autres; ils ont toujours mis en avant le bien-être des peuples, souvent au péril de leur vie. Ces sacrifices et ces dons de soi leurs ont permis d'inscrire en lettres d'or leurs noms dans les annales de l'histoire. Si certains d'entre eux avaient été des Chefs d'Etat ou Chef de Gouvernement à l'exemple de Fidel Castro, Gamal Abdennaser, Patrice Lumumba, Nelson Mandela, Thomas Sankara etc…d'autres au contraire étaient de simples leaders d'opinion comme Martin Luther King, Che Guevara, Gandhi etc. Ces gens ont toujours été admirés et adulés de part le monde et leurs réputations ont franchi les frontières de leurs pays respectifs. Ces hommes de valeur ont souvent agit en suivant simplement leurs convictions; ils n'ont jamais forcé le destin ; pourtant leurs noms n'ont jamais quitté la mémoire collective et ont toujours résisté à l'épreuve du temps. Nombreux sont cependant des dirigeants qui se sont illustrés par des actes négatifs et dans les annales de l'histoire, leurs noms sont inscrits en lettres de sang : Hitler, Mussolini, Pol pot, Pinochet etc… entrent dans cette catégorie ».

Poursuivant son analyse, il fait ressortir son regret et remords que son pays soit dirigé par un Chef d'Etat conscient du calvaire qu'il fait subir à ses concitoyens  et qui selon lui: « est allé très loin dans sa recherche effrénée d'une notoriété qui a du mal à passer vis-à-vis de l'opinion nationale et internationale ». N’ayant donc pas la langue dans sa poche, Mahamat Nour Ahmed Ibedou se jette impétueusement en disant d'une manière crue la vérité : «A côté de toutes ces personnalités se rencontrent des Chefs d'Etat africains qui se sont illustrés par un règne souvent tyrannique plongeant leurs peuples dans la misère. Ces Dictateurs ont toujours été obnubilés par les grands noms que nous avons cités ci-haut et nourrissent vis à vis d'eux un profond complexe. Ils essayent de leurs ressembler, mais les actes négatifs qu'ils ont posés rendent leur rêve impossible. Ils sont pourtant parfaitement conscients de cet état de fait et leur quête effrénée d'une certaine respectabilité, les amène pour s'affirmer à dépenser sans compter l'argent du peuple pour construire des monuments portant leur marque, à organiser des cérémonies d'intronisation extrêmement couteuses rien que pour s'octroyer des titres distinctifs Maréchal, Empereur etc. Vous les aurez reconnu : Bokassa, IDI Amine Dada, Mobutu Sesse Seko, et maintenant Idriss Deby. Celui-ci conscient du calvaire qu'il fait subir à ses concitoyens est allé très loin dans sa recherche effrénée d'une notoriété qui a du mal à passer vis à vis de l'opinion nationale et internationale. Le complexe cultivé par lui à cause de sa médiocrité chronique dans la gestion des affaires du pays et son absence notoire de charisme et de personnalité d'Homme d'Etat l'ont poussé très loin au point de vouloir effacer l'histoire même du Tchad en détruisant tous les fondements de celle-ci ».

En conclusion, il se sert des exemples concrets qui fâchent, démontrant d'une manière palpable ce recul politique planifié par les tenants du pouvoir tchadien ayant la mainmise sur tous les rouages du pouvoir qui se radicalise jour après jour: « Les monuments et symboles de l'histoire de notre pays ont fait les frais de cette mégalomanie ; le camp Koufra débaptisé Camp de 13, le monument de l'entrée de l'aéroport de N'Djamena, le rond-point de l'étoile, les grands rôniers qui bordent l'avenue Charles de Gaulle, le palais du gouvernement , etc.. il y a également le refus de voir se tenir des forums qui marquent l'histoire de certains événements comme la commémoration du massacre des ouléma au coupe-coupe par les Colons au Ouaddaï. Bref tout est fait pour essayer de démontrer que l'histoire du Tchad s’est inscrite seulement à partir de l'arrivée de Mr Idriss Deby au pouvoir en décembre 1990.Tout le monde sait que la stature d'un dirigeant se construit d'abords par un patriotisme reconnu, soutenu par une bonne gouvernance, seuls facteurs pouvant conférer une estime du peuple et donc une notoriété certaine. Sans cela, le dirigeant en question sortira sans conteste par la petite porte et son nom quelle que soit sa longévité au pouvoir, ira gonfler la poubelle de l'histoire ».

Ahmat Zéïdane Bichara/Moussa S.Yowanga

 

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