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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

De prime abord, cette information pourrait paraître cynique. En revanche, comme stipule l’adage populaire : « le malheur des uns fait le bonheur des autres », dans un pays où rien ne va plus politiquement ou économiquement, chacun fait son petit métier pourvu que cela lui le soit efficace  et malgré que cela soit mal vu ou interprété à d’autres cieux. C’est dans ce sens que considère notre consœur Maurine Mercier dans une publication de la RTBF d’hier jeudi 29 octobre 2020 que les négociations pour la paix font surtout vivre les grands « Hôtels ».Vrai ou faux, difficile de le vérifier. Ainsi, d’après la journaliste de la RTBF Maurine Mercier, l’ONU évoque un accord « historique ». Après des semaines de discussions intenses, un cessez-le-feu permanent a été signé à Genève entre les parties libyennes en conflit, sous l’égide des Nations Unies. Le cessez-le-feu prend effet de façon « immédiate ». Selon cet accord, les mercenaires et combattants étrangers ont trois mois pour quitter le pays. Dans la foulée, les négociations se poursuivent, cette fois-ci sur le plan politique.

Selon toujours la journaliste Maurine Mercier, en Libye la population ne se fait aucune illusion. Parce qu’aucune des puissances internationales impliquées en Libye n’a signé le cessez-le-feu.« Cet accord n’est qu’un bout de papier. Les puissances internationales qui se font la guerre sur nos terres n’étaient pas impliquées », résume Ahmed. Il pense à la Turquie, aux Emirats, à la Russie, la France ou encore à l’Egypte qui agissent en Libye.Mohammed, père de famille est lui épuisé et découragé. Il raconte combien la situation à Tripoli s’est encore dégradée depuis la fin de l’offensive du Maréchal Haftar sur la capitale en juin dernier : « Les gens n’arrivent plus à retirer de l’argent parce qu’il n’y a plus de liquidité. Il n’y a pas de travail. Pas de médicament. A Tripoli, nous avons de plus en plus de problèmes de sécurité. Je vous le dis franchement, les habitants de Tripoli sont dans l’enfer ! ».Pour contrer l’offensive du Maréchal qui cherchait à s’emparer de la capitale et du pouvoir, les milices rivales à Tripoli s’étaient unies contre lui. Depuis qu’elles sont parvenues à le faire reculer, les querelles – à coups de kalachnikovs – ont repris. « Les gens ne supportent plus la situation », explique Ahmed. Conséquence : « Des centaines de Libyens partent sur des embarcations de fortune pour tenter de traverser la Méditerranée et trouver refuge en Europe. Chaque jour, je vous dis, des centaines chaque jour ! Des familles, des femmes, des enfants, même les personnes âgées. Et chaque jour, on retrouve sur les plages des corps rejetés par la mer ».Les civils ne rêvent que de paix. Une paix « impossible », disent-ils à cause des ingérences étrangères. Comme pour leur donner raison, dans la foulée de l’annonce du cessez-le-feu, le Président turc Recep Tayyip Erdogan a réagi : « Pour moi, cet accord manque de crédibilité », a-t-il déclaré. Signe que l’homme qui a envoyé des milliers de mercenaires sur les terres libyennes ne se sent effectivement aucunement concerné. Ces dernières semaines, les réunions et conférences pour tenter de construire la paix en Libye se multiplient. « Elles ne servent qu’à faire vivre les grands hôtels », résument les Libyens. Maroc, Egypte, Suisse, et Tunis début novembre. « Combien de fois avons-nous signé des accords pour qu’ensuite personne ne les respecte ? » Ahmed a beau tenter, ils se perdent en tentant de tous les énumérer.

Ahmat Zéïdane Bichara

 

 

 

 

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