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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Dans sa publication de mercredi 07 octobre, le journal français Challenges alerte sur le rebondissement de l'affaire de financement libyen dans laquelle l'ancien président Nicolas Sarkozy y fait face depuis de nombreuses années. Notre confrère annonce que l'ancien président a été entendu mardi par les juges chargés de l'enquête, moins de quinze jours après une décision importante de la cour d'appel de Paris ayant validé l'enquête sur les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2017. Cette information de Médiapart a bien été confirmée par une source judiciaire à l'AFP précisant que Nicolas Sarkozy avait été entendu en milieu de journée de mardi par les juges anticorruption de tribunal de Paris, pour la première fois depuis juin 2019.A cette époque, l'ex-président s'était défendu avouant être « totalement innocent dans cette affaire »,dénonçant un « complot », puis refusant de répondre aux questions des magistrats instructeurs, le temps de l'examen de recours visant à faire annuler l'enquête. Auparavant traité par le juge Serge Tournaire, ce dossier a été confié à deux juges d'instruction, notamment Aude Buresi et Marc Sommerer. Monsieur Sarkozy a été mis en examen depuis mars 2018 pour « corruption passive », « recel de détournement de fonds publics » et "financement illégal de campagne". Il fait aussi l'objet d'un placement sous contrôle judiciaire. Les juges ont interrogé mardi l'ancien président sur des versements en liquide provenant du régime libyen qui auraient effectués via un de ses anciens collaborateurs, Thierry Gaubert, mis également en examen le 31 janvier pour "association de malfaiteurs". Les enquêteurs cherchent à comprendre si un tel transfert a pu servir in fine à alimenter en cash le budget de la campagne triomphale de monsieur Sarkozy. Les sollicitations de l'AFP sont restées lettre morte auprès de l'entourage de l'ancien président. Ce rendez-vous judiciaire a pu avoir lieu après le rejet le 24 septembre par la cour d'appel de Paris de l'essentiel des pourvois en cassation déposés par le plaignant contre ces investigations.

La chambre d'instruction a été saisie par les personnalités précitées sur tout une série de nullité : Sarkozy mettait en avant son immunité présidentielle et reprochait aux juges d'être sortis du périmètre autorisé de l'enquête ou arguait que le détournement de fonds publics d'un pays étranger, qui lui est reproché, est un délit qui n'existe pas dans la loi française. La chambre de la cour d'appel dont le rôle consiste à étudier les recours contre les actes d'instruction, a en grande partie validé les investigations entamées il y a huit ans dans cette affaire aux nombreuses facettes, permettant aux juges de poursuivre l'enquête. Plusieurs personnalités de droite impliquées dans cette affaire se sont comme Nicolas Sarkozy, le 28 septembre, pourvues en cassation contre cette décision. Il s'agit entre autres de Woerth, Guéant, Djouhri, a indiqué une source judiciaire à l'AFP. Le début de cette affaire commence par l'ouverture d'une enquête judicaire après la publication par Mediapart en 2012, dans l'entre-deux tours de la présidentielle, d'un document censé prouver que la campagne victorieuse de Nicolas Sarkozy avait été financée par le régime de Mouammar Kadhafi. Outre ce dossier, dans lequel les investigations sont encore en cours, l'ancien locataire de l'Elysée doit être jugé du 23 novembre au 10 décembre pour « corruption » dans l'affaire dite des « écoutes » : il est soupçonné d'avoir tenté, avec son avocat Thierry Herzog, d'obtenir d'un haut magistrat, Gilbert Azibert, des informations couvertes par le secret dans une procédure judiciaire. M. Sarkozy doit également comparaître devant le tribunal du 17 mars au 15 avril 2021 pour le financement illégal de son autre campagne présidentielle, celle de 2012, dans le cadre de l'affaire Bygmalion : il lui est reproché le dépassement du plafond de dépenses de campagne.

Moussa S.Yowanga

 

 

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