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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Les pourparlers entre frères ennemis, maintes fois repoussés, se tiennent à Doha afin de parvenir au retour définitif de la paix en Afghanistan après de longues années de guerre fratricides. C'est le média en ligne suisse Le Temps qui fait l’écho de ces négociations entre les deux belligérants dans sa publication de samedi 12 septembre. D’emblée, notre confrère annonce que négociations historiques entre le gouvernement afghan et les Talibans visant à mettre fin à une guerre de 19 ans se sont ouvertes samedi à Doha, selon une information rapportée par des correspondants de l'AFP. Les discussions s'annoncent hardies en raison des points de vue éloignés des deux acteurs en présence. Il y a au moins un objectif commun à savoir mettre fin aux décennies de guerre qui ont ravagé le pays et causé des milliers de morts depuis l'invasion par les troupes russes en 1979, puis par celles des Etats-Unis en 2001. Pour le New York Times, si ces négociations aboutissent, écrit-il, ce serait la première fois qu'un gouvernement afghan multipartite n'a pas été mis en place «sous la menace d'une arme à feu ». L’ouverture de ces pourparlers a été présidée par le chef de la diplomatie qatari, Cheikh Mohammed ben Abderrahmane Al-Thani. Ces négociations se déroulent dans un grand hôtel de Doha avec participation du secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo et de l’émissaire américain en Afghanistan, Zalmay Khalilzad. D’entrée de jeu, le négociateur gouvernemental afghan a tenu à remercier la délégation des talibans pour leur « volonté de négocier » à l’ouverture samedi de ces négociations. «Je peux vous dire avec confiance aujourd'hui que notre pays se souviendra de ce jour comme de celui de la fin de la guerre et des souffrances de notre peuple », a indiqué un ancien ministre afghan en la personne d’Abdullah Abdullah. Initialement prévues il y a six mois, ces négociations ont connu un retard en raison de profondes mésententes relatives à un échange de prisonniers controversé entre insurgés afghans et le gouvernement.

C'est finalement au lendemain  du 19e anniversaire des attentats du 11 septembre 2011 que celles-ci sont ouvertes. Cet évènement a justifié l'intervention internationale menée par les Etats-Unis chassant du pouvoir les talibans en Afghanistan. La partie semble difficile mais les belligérants sont condamnés à trouver un moyen idoine «de faire aller le pays de l’avant pour réduire les violences et accéder aux demandes des Afghans : un pays réconcilié avec un gouvernement qui reflète une nation qui n'est pas en guerre », a plaidé vendredi Mike Pompeo. Les discussions se passent dans une salle de conférence d'un hôtel de la place où les dispositions pratiques ont été prises pour respecter les mesures de distanciation en raison de l’épidémie du COVID-19 et l'on remarque une banderole comportant en quatre langues le thème : « Négociations de paix en Afghanistan ».Les délégués ont commencé à rejoindre dès l'aube cet hôtel de luxe ayant permis la signature d'un accord historique entre Washington et les talibans en février, ouvrant ainsi la voie aux actuels pourparlers. Le président américain Donald Trump en pleine campagne électorale pour sa réélection, est malgré tout décidé à mettre un terme à la plus longue guerre de l'histoire des Etats-Unis. Cependant, un dénouement rapide du conflit semble peu probable et la durée des négociations n'est même pas connue. Loin d’infléchir leur totem idéologique, les talibans s’accrochent à leur volonté d’instaurer un système dans lequel la loi serait régie par les règles d’un islam rigoriste et proclament ne pas reconnaître le gouvernement de Kaboul, considéré comme une marionnette de Washington. Côté gouvernemental dirigé par le président Ashraf Ghani, on insiste pour maintenir la jeune République et sa loi fondamentale ayant consacré de nombreux droits, en particulier pour les minorités religieuses et les femmes qui seraient les grandes perdantes d’un retour aux pratiques en vigueur sous le joug des talibans. L’ONG Human Rights Watch (HRW) a appelé les participants aux négociations à s’engager au respect des droits fondamentaux des Afghans. «Les participants à tout futur gouvernement afghan devraient s’engager à mettre en place des institutions et des processus pour faire respecter les droits des femmes et la liberté de la presse, mettre fin à la torture en détention et garantir la justice contre les abus », a martelé Patricia Gossman, directrice associée de l’ONG pour l’Asie.

Moussa S. Yowanga

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