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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) qui a estimé mardi que «l’épidémie s’accélérait » mais surtout, cet organisme onusien a reconnu que des preuves « émergeaient » concernant la probable transmission par l'air de la COVID-19. Selon le journal suisse Le Devoir daté d'hier 07 juillet, la sonnette d'alarme a été donnée par un groupe de plus de 200 scientifiques internationaux sur ce mode de contamination. «Nous reconnaissons que des preuves émergent dans ce domaine et par  conséquent nous devons être ouverts à cette possibilité et comprendre ses implications », a affirmé Benedetta Allegranzi, une responsable de l'OMS, lors d'une conférence à distance. «La possibilité d'une transmission par voie aérienne dans les lieux publics, particulièrement bondés, ne peut pas être exclue. Les preuves doivent toutefois être rassemblées et interprétées », a relativisé Mme Allegranzi, en recommandant « une ventilation efficace dans les lieux fermés, une distanciation physique ». « Lorsque ce n'est pas possible, nous recommandons le port du masque », a-t-elle suggéré. Lundi, ce sont 239 scientifiques internationaux qui ont exhorté l’OMS et la communauté internationale à «reconnaitre le potentiel de transmission aérienne de la COVID-19 », dans un article publié dans la revue Clinical Infectious Diseases d'Oxford.

L'OMS fait l'objet de critiques acerbes pour avoir tardé à recommander les masques et refusé de voir l'accumulation d'indices d'une propagation par l'air du virus qui a exterminé plus de 500 000 personnes dans le monde en six mois. «L’épidémie s'accélère et nous n'avons pas atteint le pic de la pandémie », a prévenu le directeur général de l’OMS. Tedros Adhanon Ghebreyesus, lors d'un point de presse. «Si le nombre de décès semble s’être stabilisé au niveau mondial, en réalité, certains pays ont fait des progrès significatifs dans la réduction du nombre de décès, alors que dans d'autres pays, les décès sont toujours en augmentation », a-t-il souligné, rappelant que 11,4 millions de cas avaient été recensés dans le monde, et que le virus avait tué plus de 535 000 personnes en six mois. Il a insisté en disant que « Nous sommes tous vulnérables » et que le virus avait « pris l’humanité en otage ». Pour lui, nous n'avons rien vu de tel depuis 1918, en faisant référence à la pandémie de la grippe espagnole qui emporta des dizaines de millions de vies à travers le monde. « L’unité nationale et la solidarité globale sont cruciales et sans elles nous ne pourrons pas battre le virus », a-t-il plaidé.  Pour Dr Tedros, aucun pays n'est immunisé, aucun pays n'est à l'abri, et aucun individu ne peut être à l’abri. La preuve c'est que le président brésilien a été déclaré positif après avoir longtemps minimisé la portée de cette pandémie. «Prince ou pauvre, nous sommes tous également vulnérables » face au virus, a renchéri le responsable des situations d’urgence à l’OMS, Michael Ryan, tout en souhaitant un « rapide rétablissement » au président brésilien.

M.S.Y

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