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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Une histoire assez inédite a été révélée le dimanche 19 juillet par Le Parisien qui fait état de l'arrestation en Espagne de 28 trafiquants pour détention illégale de quelque 280 oiseaux exotiques d'une valeur d'un million d'euros destinés à être vendus aux pays d'Afrique du Nord. Ce vaste trafic d'oiseaux exotiques a été démantelé grâce à une opération conjointe des polices espagnole, portugaise et marocaine en étroite collaboration avec Europol. Au nombre de ces oiseaux exotiques figurent des aras, des perroquets et des cacatoès pourtant protégés par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES). Ces oiseaux étaient destinés à être vendus dans les pays d'Afrique du Nord où la demande est forte. C’est Europol qui a dévoilé ladite enquête ayant débuté en 2019. Ce groupe criminel, selon Europol, vendait ces espèces très rares à des acheteurs de l'Afrique du nord à l'aide de faux documents. Les criminels manœuvraient pour que les oiseaux soient sortis clandestinement d'Espagne dissimulés dans des bus en partance vers le continent africain. La logistique de cette bande des trafiquants était assurée par un citoyen marocain qui travaillait dans une agence de voyage. En plus, ces trafiquants avaient également développé leur commerce illégal en ligne, où ils vendaient des oiseaux mais ne les livraient jamais, bien qu’ils aient été payés.

Lors des perquisitions effectuées chez ces trafiquants, les enquêteurs ont découvert plus de 400 plants de marijuana, ce qui atteste que ce groupe se livrait à diverses activités illégales et criminelles. Baptisée «ORATIX », l’interpellation des 28 trafiquants s'est opérée en février et mars dans les villes espagnoles de Malaga, Murcie, Grenade, Alicante et Asturies.   En tout, ce sont 280 oiseaux exotiques qui ont été repris des mains des trafiquants pour un montant total évalué à plus d'un million d'euros. Selon Europol, le trafic de perroquets dans le monde est en augmentation. «Certaines espèces peuvent atteindre plusieurs centaines de milliers d'euros sur le marché noir. La demande qui anime ce commerce illicite vient des collectionneurs et des éleveurs, mais aussi des citoyens qui les veulent comme animaux de compagnie », renseigne l'Office européen de police. Un certain nombre d’espèces de perroquets sont menacés d'extinction en partie à cause des pressions exercées par la collecte en faveur de commerce des animaux de compagnie.   A l'exception de deux espèces de perroquets, toutes les autres sont protégées par la CITES, ce qui conduit à l'interdiction de leur commerce, par principe sinon il est strictement réglementé par l'acquisition de permis d’exportation. Un autre drame s'est produit début juin : 47 oiseaux composés des aras, des caïques et des amazones aourous sont morts après avoir été balancés d'un bateau à proximité des côtes de Trinité-et-Tobago alors que l'équipage voulait échapper aux gardes-côtes. Les oiseau avaient été capturés en Amérique latine, précisément au Venezuela et devraient être écoulés sur les deux îles Caraïbes au prix de 4 500 euros la pièce. Les autorités vénézuéliennes ont estimé que le trafic de perroquets ne date pas d'hier. Environ 641 000 oiseaux sauvages ont été illicitement capturés et vendus entre 1981 et 2015 au Venezuela.

La Rédaction

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