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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Un constat certes amer et insupportable dressé par l’Organisation des Nations Unies(ONU), mais qui en vérité, ces brutalités « extrêmes » ne datent pas d’aujourd’hui. Ainsi, dans son décryptage du rapport conjoint du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Centre de recherche sur les migrations mixtes (MMC) du Conseil danois pour les réfugiés , publié mercredi 29 juillet ,l’Agence Belga avec l’appui de la RTBF rapporte que des milliers de morts et d'extrêmes violations des Droits humains, voici ce qu'endurent les personnes qui entament un long périple depuis l'Afrique de l'Est ou de l'Ouest vers les côtes africaines de la Méditerranée. Le rapport se focalise sur les voyages clandestins entre l'Afrique de l'Est ou de l'Ouest et les côtes africaines de la Méditerranée. S'il est très difficile d'estimer les pertes humaines sur cette route migratoire, les décès survenant souvent dans des circonstances inconnues, le rapport a comptabilisé au moins 1.750 morts en 2018 et 2019, ce qui fait de cette route migratoire l'une des plus mortelles au monde. Survivre à ce voyage implique souvent des troubles psychologiques « graves et durables du fait des traumatismes (...) vécus », pointe le rapport.

Belga rapporte également cette fois-ci  des explications assez précises  à l’appui que le trajet est fréquemment ponctué de violations des droits humains: massacres aveugles, tortures, passages à tabac, viols, violences sexuelles et sexistes, prostitution forcée ou autres formes d'exploitation sexuelle... Le HCR et le MMC listent d'innombrables brutalités extrêmes commises à l'encontre de ces personnes fuyant « les guerres, les violences et la persécution ».Et une fois ce périple éprouvant terminé, les réfugiés et migrants arrivés en Libye risquent à nouveau d'être victimes d'abus, « le conflit persistant et les défaillances de l'état de droit permettant souvent aux passeurs, aux trafiquants et aux milices d'agir en toute impunité ».La Libye n'est également souvent qu'une étape, la traversée de la Méditerranée vers l'Europe étant en vue. Mais bon nombre des migrants sont interceptés et ramenés vers les côtes libyennes. Souvent arrêtées et arbitrairement détenues, ces personnes sont à nouveau victimes d'abus « quotidiens et de conditions déplorables ». « Voilà trop longtemps que les abus effroyables qui sont infligés aux réfugiés et aux migrants en route demeurent invisibles », dénonce, cité dans un communiqué, Filippo Grandi, le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés. Si le HCR et le MMC saluent des progrès ponctuels accomplis ces dernières années, ils appellent à intensifier les efforts pour « renforcer la protection des personnes en mouvement sur ces routes et instaurer des solutions de rechange crédibles et légales à ces voyages périlleux et désespérés ».

Ahmat Zéïdane Bichara

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