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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Depuis son accession à la Magistrature suprême et l’apparition de la pandémie de coronavirus, le président d'extrême droite Jaïr Bolsonaro a toujours ramé à contre courant du bon sens commun au point de s'attirer des critiques les plus acerbes et de s'exposer à des poursuites judiciaires. C'est déjà le cas aujourd'hui avec cet arrêt du Tribunal de Rio de Janeiro qui lui fait obligation de porter un « masque dans tous les lieux publics » sous peine d'écoper d'une amende quotidienne de 2000 réaux, soit 500 dollars canadiens. Cette information qui date d'hier samedi 27 juin porte la signature de notre confrère Fabien Deglise du journal Le Devoir. Cette décision de la justice brésilienne survient dans un contexte particulier de lutte contre la Covid-19 contre laquelle de nombreuses régions ont rendu obligatoire le port du masque dans ce pays en passe de ravir aux Etats-Unis la première place au palmarès des Etats du monde où le nouveau coronavirus fait le plus de ravages. Malgré la gravité de la situation, il fait preuve d'une étonnante légèreté en participant comme toujours depuis le début de la crise, à des rassemblements le visage découvert. D'ailleurs, il a interjeté appel vendredi du jugement rendu par le Tribunal de première instance. «La situation au Brésil face à la pandémie est assez préoccupante et nous avons peu de raison d’être optimistes ici, résume en entrevue au Devoir le médecin brésilien Daniel A.

Dourado, Chercheur en droit de la santé à l’Université de Sao Paulo. Le Président a adopté une position erratique et contraire aux mesures de santé publique depuis le début de l’épidémie au Brésil. Son nouveau ministre de la Santé nommé après la démission des deux précédents sur fond de tension avec le président n’a même pas été officialisé dans sa fonction. Bolsonaro continue de gérer la crise en minimisant l'impact de la pandémie et en appelant au boycottage des mesures sanitaires adoptées par les administrations régionales et municipales ». La stratégie de lutte contre la pandémie est loin de faire l'unanimité, trois mois plus tard, au contraire cela affaiblit désormais autant le pays que le pouvoir du populiste dont les appuis ne cessent de s'effriter autour de lui. Et en même temps, le système judiciaire se rapproche dangereusement de l’imprévisible président, et pas seulement pour le contraindre à porter le masque. «La justice s'est mise en marche au Brésil pour tenter de sauver la démocratie, estime à l'autre bout du Skype le sociologue brésilien Frédéric Vandenberghe, Professeur à l'Université Fédérale de Rio de Janeiro, joint dans la mégalopole brésilienne cette semaine. La Pandémie a révélé le véritable visage de Bolsonaro, son projet autoritaire, mais également le fait que son gouvernement est composé d’un noyau du de délinquants extrémistes, habités par un imaginaire putschiste évident ». A part lui, la justice s'intéresse également aux gestes présents et passés de ses collaborateurs tels que l'ex-ministre de l'Education, Abraham Weintraub, qui a démissionné la semaine dernière pour officiellement briguer un poste au sein de la Banque mondiale. Il est dans le collimateur de la justice  fédérale pour ses déclarations racistes faites à l'endroit des Chinois, mais également pour avoir diffusé de fausses informations sur les réseaux sociaux. Il est attaqué par ses détracteurs pour ses politiques radicales visant à réduire le financement des universités tout comme l'accès des minorités à l’éducation. Les juges du plus haut tribunal du pays lui ont reproché en avril dernier ses propos insultants à leur égard car il les a qualifiés de « connards » et qu'il fallait les jeter en prison.

Moussa S.Yowanga

 

 

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