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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est un véritable coup de gueule que vient de lancer hier lundi 25 mai, au nom de son parti la Présidente de l’Union Nationale pour l’Alternance au Tchad (U.N.A.T) Mme Ndjelar Koumadji Mariam, dans un communiqué largement dominé par la question de lutte contre le coronavirus dans le pays.Très préoccupée par les conditions sociales déplorables de la plupart de ses compatriotes, elle n’est pas passée par quatre chemins pour fustiger les déclarations intempestives et irresponsables de certains groupuscules de la majorité, tout en lançant un vibrant appel à l’ensemble des Tchadiens pour respecter les gestes barrières et autres mesures sanitaires de premiers secours afin de limiter la propagation du Covid-19. Madame Ndjelar Koumadji Mariam se compte parmi ces groupes de femmes tchadiennes conscientes et pleinement engagées aux côtés des hommes donnant l’espoir à ce peuple ne sachant à quel saint se vouer. Habituée à ce genre de déclarations politiques, la Présidente de l’U.N.A.T poste sans se voiler la face des messages audiovisuels traitant des sujets brûlants de l’heure. Elle n’hésite pas à interpeller directement la première dame et le président Idriss Deby Itno, qui tient le pays d’une main de fer depuis plus de 29 ans, et où l’alternance démocratique n’est presque pas envisageable pour l’instant. Comme stipule cette déclaration de Rosa Parks : « Vous ne devez jamais avoir peur de ce que vous faites quand vous faites ce qui est juste ».Voilà pourquoi, abordant la situation sanitaire, sociale et sécuritaire de son pays, la Présidente de l’U.N.AT  Ndjelar Koumadji Mariam considère au nom de son Parti politique qu’elle : « pèse  désormais directement et indirectement sur tous les ménages sans distinction. C'est pourquoi la gestion de la crise de la COVID-19 doit nous interpeller et mobiliser chacun en ce qu'il sait faire. Pour ce qui nous concerne à l' UNAT, les points suivants doivent attirer l'attention de tous et en premier, le Comité de Gestion de la crise de la COVID-19 : Si l'ouverture des marchés à pour mérite de soulager les Tchadiens qui vivent des activités commerciales journalières et partant notre économie, elle doit impérativement être encadrée par une présence des agents de sécurités et de santé pour faire respecter les gestes de distanciation sociale et l'ensemble des mesures barrières et d'hygiènes. Cela est valable pour les grillades et restaurants qui doivent respecter les mesures d'hygiène dans la manipulation séparée de la nourriture et de l'argent, le port des masques, l'utilisation des blouses quotidiennement lavées etc. Au cas contraire, le laxisme, l'absence de sensibilisation et l'absence d'une présence dissuasive risquent de provoquer une contamination de masse et un retour à la fermeture des commerces. Nous avons été surpris par le comportement honteux et irresponsable de certaines personnes nantis qui chargent les vivres destinés aux plus pauvres dans leurs voitures , alors que les plus démunis sont tenus à distance sous le regard complice des responsables en charge de la distribution. Des mesures urgentes et énergétiques doivent être prises pour appréhender ces délinquants et leurs complices afin de les juger sévèrement pour l'exemple ».
Elle reste cohérente dans son discours en dénonçant les carences et insuffisances de tous ordres : « Concernant la campagne agricole qui commence, s'il ya lieu de saluer le recul des points d'entrées de la ville de N'Djamena, il est à craindre qu'a ce jour aucune mesure pratique, aucun Passage n'a été mis en place par le Ministère en charge de la sécurité pour faciliter les mouvements des cultivateurs et fermiers au delà des périmètres délimités des villes où se trouvent leurs champs et fermes. il faut noter que nos villes sont remplis des personnes vulnérables ou pas qui pratiquent ou vivent de l'agriculture et dont la contribution est déterminante pour la sécurité alimentaire du pays. Des instructions urgentes doivent être données aux forces de l'ordre et responsables de l'administration du territoire dans le sens de faciliter particulièrement les mouvements des cultivateurs vers leurs champs et fermes. Concernant la situation de l'électricité et l'eau dans la ville de N'Djamena, s'il s'agit d'une question d'incapacité, il faut faire revenir l'équipe précédente qui a mieux gérer la crise énergétique. Si la gratuité pose problème, il n'ya aucune honte de revenir sur la décision afin de faire payer le service par les clients en leurs fournissant en retour régulièrement l'électricité et l'eau. Si les fonds de cette gratuité existent et ne sont pas mis à la disposition de la SNE et la STE, il urge que des instructions claires soient données au Ministère des finances de s'exécuter urgemment. Il est impératif que cette question d'eau et d'électricité dans les villes soit rapidement réglée. Les personnes en charge de la sécurité, de la santé et de la sensibilisation doivent être motivées et régulièrement inspectés par les services dédiés et leurs hiérarchies pour éviter la baisse de garde dans le contrôle des mesures sanitaires, sociales et sécuritaires. Pour finir, ne baissons pas de garde dans la sensibilisation, dans le respect des mesures barrières et dans le contrôle des mesures barrières. Bonne fête de Ramadan aux Musulmans. Que Dieu préserve notre pays et le monde de cette pandémie ».
La Rédaction
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