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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est une analyse politique titrée « il faut vraiment arrêter ça » que le Secrétaire Général de la C.T.D.D.H  Mahamat Nour Ahmed Ibedou eut fixé à titre personnel  comme une dalle coulée à béton sous forme d’un message ferme au peuple Tchadien pour lui rappeler ouvertement que : « la lutte contre le Coronavirus est certes la principale préoccupation du moment, tant au niveau national qu'international. Si beaucoup d'observateurs pensent à tort ou à raison que la lutte contre le COVID19 est devenue au bout du compte un enjeu économique et politique, force est de constater que de part le monde, les mesures prises ça et là tendent plutôt à placer de moins en moins, la vie humaine au centre des préoccupations. La position actuelle de tous les hommes politiques aux affaires dans le monde entier n'est pas très confortable parce qu’ils se sont rendus compte que leurs économies sont en chute libre et qu'il faut impérativement parer au plus pressé ; tous les dirigeants africains et même du monde après la prise de certaines décisions drastiques mais sommes toutes logiques pour lutter contre la propagation du virus de cette pandémie sont contraints aujourd'hui à lâcher du lest et assouplir ces mesures surtout celle qui tendent à provoquer un effondrement certain de leurs économies et partant, de leurs pouvoirs respectifs. Ils n'avaient en fait plus le choix parce qu’ils étaient partagés entre continuer à protéger la population et en même temps permettre à celle ci de mener des activités de survie et d'autres activités économiques dont dépendent les économies africaines souvent informelles à un très fort pourcentage.; ce qui fait que l'assouplissement de ces mesures survenues un peu partout ces derniers temps n'est pas forcement lié à une certaine baisse de la propagation du virus de cette pandémie. Chez nous au Tchad, les causes de l'assouplissement des mesures drastiques prises dès la déclaration du Coronavirus n'obéissent pas à la même logique évoquée ci haut: en effet, pour ceux qui connaissent Idriss Deby, l'abandon de certaines mesures surtout la fermeture des marchés dont dépend la survie de 80% des tchadiens était prévisibles .D'abords parce qu'en réalité, les marchés n'ont jamais réellement fermé et il sait très bien que les tchadiens seront prêt- quand la coupe sera pleine à affronter n'importe quelle force pour continuer à aller au marché ; c'est tout simplement pour eux, une question de vie ou de mort ».
 
Monsieur Mahamat Nour Ahmed Ibedou, cet homme de la Société civile tchadienne ne s’arrêta pas là. Il ajouta d’autres informations ou arguments sur sa réflexion  liée à la lutte contre le Covid-19 : « Comme il sait s'arrêter quand la coupe est pleine, il a compris qu'il est temps de le faire. Ensuite parce que cette décision de fermer le marché est extrêmement impopulaire, l'ouverture des marchés constituera un soulagement pour 80% des tchadiens qui sont prêts à défier le COVID19 pour leur survie, ayant depuis longtemps perdu toute confiance en leurs gouvernants. Donc une fois de plus, Idriss Deby revient en pompier après avoir été le pyromane. Toute la gouvernance de Deby n'a été en fait que calculs, combines, hypocrisies, intrigues etc. Créer les conditions difficiles pour la survie des tchadiens et venir arranger la situation en faisant endosser au passage cette situation aux obligés qu'il a désignés lui-même est la technique la plus prisée du dictateur. Si le défunt Comité de veille a brillé par son incompétence dans la lutte contre le Coronavirus, ce n'est pas seulement parce qu’il recelait une faiblesse structurelle, mais c'est aussi dû au fait que Deby a veillé à ce qu'il n'ait pas les moyens nécessaires pour travailler. Ayant envisagé de porter une fois de plus, le costume de sauveur, il prend soin de créer un autre organe dont il prend la tête ; ce n'est pas un hasard si l'une des premières mesures de cette fameuse structure est de recouvrir les différents commerces et surtout les marchés. Il pense que les gens se diront que le Comité de veille avait constitué leur malheur et que le salut est venu de Deby en personne qui a pris la direction d'une nouvelle institution qui a enfin débloqué la situation. La gouvernance de 30 ans a toujours marché ainsi: pour négocier avec le syndicat, il envoie toujours des émissaires à qui il n'accorde aucun pouvoir ; ces personnes ne peuvent pas s'engager à faire la moindre concession. Sachant que dans ces conditions les négociations vont inévitablement échouer. Il intervient alors quand la situation est complètement bloquée et faire lui-même des concessions afin qu'on dise qu'il a fallu l'intervention de Deby en personne pour débloquer la situation des travailleurs. Il nomme des moins que rien et des incompétents à des postes stratégiques dans l'armée et à des endroits sensibles et quand ils échouent dans leur mission, il intervient en sauveur pour que le monde voie que c'est grâce à lui que la situation militaire s'est stabilisée comme ce qui s'est passée lors de la fameuse opération colère de Boma etc ».
De fil en aiguille on accède enfin à sa conclusion comme si cet homme fort de la société civile tchadienne tenait mordicus à éveiller les consciences de ses compatriotes qui ne savent plus sur quel pied danser dans un pays gouverné depuis plus de 29 ans d’une main de fer par un Chef de l’Etat à la personne de monsieur Idriss Deby Itno, dont on a l’impression que les bonnes manières  pour mieux gérer les affaires utiles et nécessaires de la République lui échappent cruellement ou de plus dépassent la hauteur de ses oreilles : « En plus d'être un spécialiste en intrigues de toutes sortes, Idriss Deby est prêt à poser des actes dont il escompte les résultats à long terme. Le dernier de ces multiples actes machiavéliques est de pousser » le chef de file de l'opposition" à proposer de repousser la date des élections législatives afin de les faire coïncider avec les présidentielles. Les élections législatives seront ainsi couplées aux présidentielles ; il aura donc un atout de plus puisque les opposants démocratiques savent qu'avec le dispositif de fraude mis en place par Deby depuis longtemps, ils n'ont aucune chance d'accéder à la présidence, ils mettront donc toutes leurs énergies et leurs moyens pour gagner le maximum de députés ; entre-temps le dictateur aura un boulevard pour « gagner » encore les futures présidentielles. Au vu donc du scénario qui se dessine nous aurons encore en 2021 Idriss Deby comme président pendant 14 ans. C'est à dire nous préparer à subir encore la perpétuation des injustices, du népotisme de la misère de nos populations, de la destruction de ce pays etc. Pendant encore d'eux mandat de 7 ans chacun. Les forces vives que nous sommes doivent se faire un devoir d'empêcher la candidature de Mr Deby. Je pense que le contexte actuel est plus que favorable compte tenu de la perte de crédibilité de ce régime politique même vis à vis de son principal allié la France dont l'image avait été sérieusement écornée du fait de son soutien aveugle à cet homme. A l'inverse, les forces vives forts de leur expérience de la lutte citoyenne dans le passé sont déterminées à susciter une alternance en constituant une large coalition en vue de mener des actions légales et pacifiques avec l'aide des vrais amis du Tchad soucieux du bien-être du peuple tchadien martyrisé pendant bientôt 30 ans ».
La Rédaction
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Boukar Koyon Abderamane 24/05/2020 22:23

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