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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Charlotte Legrand, Vincent Clérin,ce sont les deux journalistes ayant signé cette information rapportant que le déconfinement est générateur de tensions et de souffrances psychologiques.Selon nos deux confrères de la RTBF,cette Rédaction ayant publié leur travail de presse depuis hier jeudi 28 mai 2020,dans les familles classiques, les différentes étapes vécues, le confinement suivi par le déconfinement progressif, ne sont déjà pas simples. Ces situations sont encore moins évidentes dans les familles mono parentales, ou dans celles où il y a eu des placements d’enfants.En ce moment, les psychologues qui accompagnent les parents ou les enfants sont très sollicités. Leur soutien est nécessaire. « Nous observons que les effets du déconfinement se font sentir au niveau des relations familiales. Il n’est pas facile de choisir les quatre personnes que l’on revoit, cela a tendance à générer des tensions inter-générationnelles », explique Mara Bevilaqua, psychologue. « Il est essentiel de trouver un juste équilibre pour que chacun y trouve son épanouissement ».Selon elle, chaque tranche d’âge et chaque groupe sociétal ressent une certaine souffrance : « Les adolescents semblent être en perte de repères dans le contexte actuel. Ils ressentent un manque de contacts physiques ». D’autant plus que c’est une période où le jeune s’éloigne plutôt de sa famille pour vivre des expériences et s’identifier à un groupe.Les personnes âgées, elles, se retrouvent encore plus isolées qu’elles ne l’étaient déjà. Et puis, il y a les personnes présentant un handicap. « Je pense à ces personnes ayant un retard mental, pour lesquelles le contexte de crise sanitaire n’est pas facile à comprendre, ni les consignes mises en place pour préserver la santé de chacun », précise la psychologue. « Cette souffrance est bien présente, tant chez les personnes présentant un handicap que chez ceux et celles qui les accompagnent et qui sont leurs guides ».
Mais selon les deux journalistes de la RTBF, cette souffrance existe aussi dans les familles dites classiques : une désorganisation, des difficultés psychologiques, des changements de rythme sont d’habitude générateurs de déséquilibre, de tensions, de difficultés psychologiques. « Si on prend le cas des familles séparées, ou mono parentales, il y a eu des difficultés au niveau du maintien du droit d’hébergement pour certains parents. Ils ont été privés du droit de garde. Cela a généré de la souffrance, tant chez les parents que chez l’enfant. Ressentir le manque, ne plus pouvoir accueillir son enfant. Il y a tout un travail à faire pour retrouver un certain équilibre au moment du déconfinement ». »Pour les jeunes et les enfants placés, qui relèvent du secteur de l’aide à la jeunesse, nous constatons des répercussions", poursuit Mara Bevilaqua. « Surtout ceux qui ont vécu le confinement en famille et ont du revenir en institution ». « L’important est d’accueillir ces enfants pour que ce retour en institution ne soit pas vécu comme une déchirure ».La psychologue constate que ces jeunes doivent réapprendre des habitudes de vie en communauté et retisser des liens avec les autres jeunes et les intervenants. "Il faut être attentif à l’impact de ce déconfinement dans les familles de tous types" indique-t-elle.Pour Mara Bevilaqua, il est nécessaire d’exprimer le ressenti par rapport aux limites imposées par le confinement. Être contraint de prendre de la distance par rapport à ses proches et ses amis n’est pas chose aisée. Cela peut générer des difficultés d’ordre psychologique. « En consultation les conseils que je peux prodiguer sont plutôt de sorte à gérer les angoisses et canaliser les émotionsApporter une écoute bienveillante me semble essentiel pour répondre au mieux à leur besoin en fonction de leur vécu, et par rapport à leur situation personnelle et familiale ».Le confinement a généré une prise de conscience chez certaines personnes, un retour à l’essentiel, qui les a renvoyés à leur façon de concevoir la vie.
Psychologue, recueillent-ils son témoignage, Seychelles Ledru pointe également la manière dont l’angoisse s’insinue dans les familles au gré des circonstances « On avait remarqué une certaine angoisse au début, puis les gens se sont adaptésIls ont toujours pensé qu’on mettrait en place le déconfinement quand la sécurité serait assurée ».Mais nous ne voguons pas sur un long fleuve tranquille et « toutes ces mesures qui changent au jour le jour, ça crée des angoisses, de l’anxiété au sein des familles. Il y a plus de clashes ».Seychelles Ledru constate que certains mettent alors en avant les besoins émotionnels pour dire « voilà maintenant après deux mois il faut retisser du lien, d’autres visent plus la santé physique ». Cette dualité crée des conflits au sein même des familles. « Des personnes sont plus anxieuses et cette anxiété peut se propager. Des personnes, notamment avec les mesures permettant de voir quatre personnes vivant sous le même toit, au sein des familles on n’est pas toujours d’accord ! ».Chez les étudiants, on rencontre deux grands groupes : le premier est constitué de ceux qui vivent en colocation et qui décident de retourner en famille, « ceux-làau retour, leurs colocataires ne sont pas toujours contents de les retrouver », souligne Seychelles Ledru. « Dans l’autre groupe, ceux qui refusent de rentrer au sein de leur famille, on constate une baisse de moral assez significative. Des étudiants qui vivent seuls ont jusqu’ici bien vécu le confinement car c’était obligatoire, mais maintenant ils rentrent dans une difficulté supplémentaire. On voit apparaître des dépressions ».»Avant le confinement était exigé par la loi. On devait rester chez soi », constate Seychelles Ledru, « Maintenant que les contacts sont autorisés, ils font une croix sur le retour en famille. C’est un conflit interne. Ils essayent de faire des compromis entre leur santé physique, leurs besoins émotionnels, les besoins sociaux, les contacts familiaux. Le fait qu’il y ait des mesures de confinement qui sont des demi-mesures cela provoque plus d’anxiété qu’à l’époque où le confinement était total ».Pour les conseils, pas de solution miracle, il faut analyser les situations au cas par cas. « Mais après deux mois et demi, le besoin émotionnel devient urgent », note Seychelles Ledru. « Ainsi, pour les personnes à risque, il faut garder du contact par téléphone, par internet ou par vidéo-conférence, même si ce n’est pas en face à face. Il y a encore des personnes qui sont très isolées à cause du confinement, et qui n’ont pas internet, et cela ça crée de grosses difficultés. La santé émotionnelle revient fort sur le devant de la scène aussi. On a un besoin de contacts, d’activités de loisirs, cela devient important de remettre tout cela en place ».

Ahmat Zéïdane Bichara

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