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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Depuis quelques jours la mort d’un Afro-Américain de 46 ans, Georges Floyd agite la société américaine faisant craindre une radicalisation de la communauté noire victime des bavures des policiers blancs à répétition. Le journal en ligne canadien Le Devoir a consacré un excellent article publié le samedi 30 mai dans lequel notre confrère Deglise a analysé la situation explosive qui  prévaut à quelques mois de l’élection présidentielle américaine.Des voix s’élèvent pour condamner fermement les multiples actes racistes contre les Noirs. Vendredi,  la première femme noire américaine, à avoir dirigé une campagne électorale aux Etats-Unis, celle d’Al-Gore en 2000, a fustigé, comme beaucoup d’autres, l’acte ignoble des  policiers en service ayant donné la mort à cet Afro-Américain. Mme Donna Brazile a dénoncé le racisme systémique qui a emporté George Floyd, mort asphyxié sous le genou d’un policier blanc lors d’une arrestation musclée à Minneapolis. Au nombre des réactions, figure celle de l’ex-présidente du Comité national démocrate et stratège politique influente, qui résume la situation en ces termes : «Cette mort ne doit pas être analysée dans la pensée politique habituelle. C’est une question de vie. Une vie qui compte. Point. Et en tant qu’être humain, ma vie ne devrait pas dépendre de la prochaine élection ».

La métropole du Minnesota a été le théâtre des manifestations populaires et de tensions qui ont atteint leur paroxysme dans la nuit de jeudi à vendredi avec les pillages et l’incendie du poste de police où exercent les policiers à l’origine de la bavure touchant un citoyen noir. Ce climat très tendu a conduit les autorités à décrété un couvre-feu à partir de vendredi. Les manifestations ont gagné plusieurs grandes villes américaines parmi lesquelles se trouvent Détroit, Houston et New York. A Washington, la Maison-Blanche n’a pas été épargnée par les manifestations pendant laquelle des centaines de personnes ont exprimé leur colère face au président américain. Vu l’ampleur des événements, les autorités américaines ont appelé au calme, et à l’apaisement des foules très remontées en annonçant l’inculpation de Derek Chauvin, le policier dont les soupçons d’homicide involontaire pèse sur lui. Il lui est reproché d’avoir tué par strangulation monsieur Floyd, comme l’a montré une vidéo virale largement partagée depuis lundi. Une enquête et un procès vont établir la culpabilité ou non du présumé coupable. Le policier est accusé de meurtre au troisième degré et d’homicide involontaire. «Le meurtre de George Floyd est extrêmement dérangeant, mais malheureusement pas très surprenant, compte tenu de l’histoire raciste du système de justice pénale aux Etats-Unis, a expliqué la sociologue américaine Jessica Paige, spécialiste de la culture afro-américaine à l’Université de l’Iowa. Ce système est conçu pour restreindre les droits des Afro-Américains en les empêchant d’avoir les mêmes chances et d’accéder de manière équitable aux mêmes ressources que les citoyens blancs Américains.

 Il y parvient d’ailleurs en pratiquant l’incarcération massive et l’assassinat approuvés par l’Etat, d’hommes et de femmes afro-américains ». L’ancien président démocrate Barack Obama a exprimé dans un long message publié sur Facebook, son indignation en rappelant que cette discrimination historique  et violente est persistante dans le temps. Dans ce message, l’ancien président noir a relié le drame de Minneapolis à la tragédie des Afro-Américains dans le contexte actuel de la pandémie de coronavirus. Cette catégorie de la population paie le plus lourd tribut en raison de la pauvreté accrue et l’accès limité au réseau de santé. En fin de journée, le président Donald Trump s’est défendu de chercher à attiser la violence à Minneapolis après la publication d’un tweet menaçant les pilleurs de représailles par balles. « Ces voyous déshonorent la mémoire de George Floyd, et je ne le laisserai pas faire », a-t-il écrit en pleine nuit, après avoir vilipendé le maire de la ville, Jacob Frey, « un gauchiste radical faible », selon lui. « Quand le pillage commence, la fusillade démarre », a-t-il prévenu, en assurant que le gouverneur de l’État avait son appui et celui de l’armée.

Moussa S. Yowanga

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