Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Alors que les décideurs politiques et les chefs d’entreprises mènent un combat acharné contre la pandémie de coronavirus en passe de détruire l’économie mondiale, le groupe McDonald est éclaboussé par une affaire sordide de harcèlement sexuel, dont les prémices remontent déjà en septembre 2018, lorsque des employés américains se sont mis en grève pour alerter la direction. A l’époque déjà, les salariés précaires ont reproché à leur employeur de ne pas faire assez pour les protéger contre les attouchements ou les commentaires déplacements. Si le phénomène refait subitement surface aujourd’hui comme le rapporte ce lundi 18 mai l’agence Belga pour le compte de la RTB, cela signifie simplement que McDonald n’a pas fait le nécessaire pour ramener la sérénité au sein de l’entreprise. Le groupe  McDonald paie cash ce laxisme, puisqu’une coalition internationale de syndicats dit avoir porté plainte lundi  devant l’OCDE. Il est reproché au groupe d’avoir  échoué à lutter contre un « harcèlement sexuel systématique » pratiqué dans ses restaurants dans plusieurs pays du monde. Le communiqué précise que la plainte a été transmise à un centre néerlandais de l’Organisation de coopération et de développement économique,  chargé de sa supervision.
Dans cette plainte, figurent également deux banques d’investissements, la néerlandaise APG Asset Management et la norvégienne Norges Bank, détenant également des parts dans le capital du géant mondial de la restauration estimé à 1,7 milliards de dollars, selon les sources syndicales. La coalition de la première plainte s’appuie sur les principes directeurs de l’Organisation pour contraindre le groupe McDonald à répondre devant la justice pour «harcèlement sexuel généralisé dans une société multinationale». Ces principes disposent que les multinationales et leurs actionnaires respectent les droits du travail tels que la protection des salariés contre les violences sexuelles. Pour présenter un dossier solide, les syndicats ont fourni des témoignages à charge, avec des allégations allant de « commentaires vulgaires aux agressions physiques» à l’encontre de salariés exerçant en Australie, au Brésil, en Colombie, en France, au Chili, au Royaume-Uni et aux Etats-Unis. «La violence et le harcèlement basés sur le genre font partie de la culture de McDonald », expliquent –ils, évoquant «des attouchements, des baisers forcés et d’autres formes de contacts physiques non désirés qui sont une forme d’agression sexuelle violant l’intégrité physique des victimes ». C’est pourquoi « Les salariés de McDonald  ont sonné l’alarme depuis des années sur le harcèlement sexuel et la violence basée sur le genre, mais l’entreprise ayant une culture pourrie depuis le sommet a échoué à prendre des mesures », déplore Sue Longley, secrétaire générale de l’Union internationale des travailleurs de l’alimentation. Le gouvernement néerlandais dispose au moins de trois pour étudier la plainte et décider éventuellement d’il déclenche  une procédure de médiation avec l’entreprise. Le groupe McDonald  réfute en bloc l’argument selon lequel il serait responsable des conditions de travail des employés car 90% de ses restaurants sont franchisés, selon la plainte. Le dépôt de la plainte au Pays-Bas s’explique d’une part, par le fait que c’est le « centre nerveux » de McDonald en Europe, et c’est le siège de la banque APC d’autre part.
Moussa S. Yowanga
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article