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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

L’impact de la pandémie affecte déjà certains pays comme l’Arabie saoudite qui a annoncé lundi un plan d’austérité sans précédent. Dans un article daté de lundi 11 mai, le journal économique français Le Capital révèle que l’Arabie saoudite a décidé de triplet sa TVA et de cesser les versements des allocations mensuelles à ses citoyens, en raison de la chute vertigineuse du prix du pétrole sur le marché, affectant considérablement les comptes publics du pays. La crise pétrolière a poussé les autorités saoudiennes à prendre des mesures drastiques et impopulaires à la suite de l’effondrement des prix du pétrole prenant ainsi le taureau par les cornes faisant passer une pullule difficile à avaler. «Il a été décidé la fin du versement de l’allocation universelle à partir de juin 2020 et que la TVA passerait de 5% à 15% à compter du 1er juillet », a expliqué à l’Agence de presse officielle SPA le ministre des Finances Mohammed al-Jadaan. Il a affirmé que la décision avait été rendue nécessaire par la « forte baisse » de la demande d’or noir dans le reste du monde.  Les dépenses sont également touchées par l’austérité. Ce qui se traduit par l’annulation, l’étalement et le report de celles concernant des grands projets qui avait pour but de diversifier l’économie saoudienne. Le ministre avait prévenu la semaine précédente qu’il allait falloir prendre des mesures «douloureuses» et « drastiques» pour le budget du pays, fortement dépendant des exportations du pétrole.

La TVA avait été introduite qu’en janvier 2018, avec un taux de départ de 5%.  Pour compenser la hausse du coût de la vie pour les foyers les moins favorisés, les autorités avaient alors mis en place une allocation universelle, qui représente annuellement des milliards de dollars de dépenses .Selon les estimations, Ryad se verrait priver de la moitié de ses recettes fiscales générées par la vente du pétrole, lesquelles représentent 70% du total. Lorsque les premiers impacts économiques de la pandémie de coronavirus se faisaient sentir, en mars, le pays se débattait dans une guerre des prix en augmentant sa production et en réduisant le coût de la livraison pour ses clients, afin de s’assurer la préservation voire la hausse de ses parts de marché. Cette stratégie hasardeuse a eu pour conséquence la division des cours du pétrole saoudien par trois environ depuis le début de l’année. L’Arabie saoudite compte emprunter près de 60 milliards de dollars sur le l’année pour combler son déficit budgétaire. Le budget de l’Etat est désormais passé au rouge depuis 2014 après avoir longtemps été excédentaire. Les prévisions du Fonds monétaire international prédisaient une contraction de 2,3% du produit intérieur brut du royaume en 2020. Quoique le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane ait entrepris de moderniser son pays via de grands projets, leur financement dépendaient fortement du pétrole. Pourtant, les cours n’ont pas été aussi désespérément très bas. L'un des projets emblématiques, consistant à bâtir de toutes pièces une mégalopole futuriste appelée Neom sur les côtes de la mer Rouge, dans le nord-ouest, semble ainsi compromis. Son coût faramineux estimé à 500 milliards n’est pas le seul obstacle. Un lever de bouclier s’est fait jour parmi la population locale, dans un pays peu ouvert aux voix discordantes. En avril, la fronde a emporté un membre de la tribu Houweitat, tué dans une fusillade avec les forces de sécurité alors qu'il se battait pour conserver ses terres.

Moussa Yowanga Sakeh

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