Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Jusqu’à quand cette intenable situation qui fait surtout souvent les familles ou les pauvres  du monde n’ayant pas assez de moyens de survie prendra-t-elle fin? Benjamin Delille, correspondant de la RTBF au Venezuala nous plonge au cœur de la souffre de ceux-là qui ne savent plus à quel saint se vouer. Publié depuis hier dimanche 19 avril 2020 par la RTBF, Benjamin Delille nous raconte dans son reportage qu’au Venezuela, après un mois de confinement quasi-total, les autorités ont annoncé une prolongation de la quarantaine jusqu’à la mi-mai.Officiellement, le pays compte très peu de cas de coronavirus, il vient à peine de dépasser les 200 cas avec seulement une dizaine de décès, mais l’état catastrophique des hôpitaux oblige le gouvernement à prendre des mesures sévères.Et dans un pays qui manque déjà de tout, cela rend les conditions de vie des Vénézuéliens encore plus précaires.Dans les quartiers populaires qui ceinturent Caracas, les pénuries étaient déjà très difficiles à vivre, elles sont devenues insupportables.En plus de l’essence qui est devenue introuvable, tous les services de base disparaissent peu à peu. « Actuellement le principal problème c’est la pénurie d’eau. Il n’en vient plus », raconte Maria-Gabriela, une institutrice. « Le peu qu’on a, on l’économise. Mon mari brave la quarantaine pour en trouver. Mais il n’y a plus d’essence non plus… Donc il ne peut même plus sortir travailler et nous ramener de quoi manger ». D’autant qu’après plus d’un mois de quarantaine, la nourriture commence à manquer dans les supermarchés et les prix explosent. « Je n’ai rien à manger chez moi », s’indigne Anamesa.

Cette mère de deux enfants poursuit-il-il nous raconter l’histoire du confinement des Vénézuéliens, vit dans le quartier 905, lieu très pauvre et surtout très dangereux. Elle est atteinte d’hypertension, ne travaille plus depuis le début du confinement et n’ose plus sortir. Elle survit grâce à ses sœurs qui font les courses pour elle. « Elles vont faire la queue dès quatre heures du matin et elles doivent attendre jusqu’à 14 heures, juste pour acheter ce qu’elles peuvent : des abats, parce qu’il n’y a plus de poulet, il n’y a même plus de viande de basse qualité, et puis un peu de farine et des pâtes. Nous ne mangeons plus de protéines… Nous vivons un chaos : c’est la quarantaine de la faim ».Habitués au système D, les habitants de ces zones délaissées de la capitale vénézuélienne doivent à nouveau se réinventer pour faire face aux nombreuses conséquences de la crise du coronavirus. « On observe une économie informelle sous la forme du troc : tout s’échange, même des services ou des choses très basiques dont le gens ont besoin comme l’eau ou l’électricité, qui saute très souvent, raconte Andrew un militant associatif du quartier de Catia. Par exemple il y a des gens qui offrent de la nourriture à leur voisin pour qu’en échange ils puissent recharger leur téléphone ou leurs lampes-torches. Et le problème c’est qu’actuellement, le décret de quarantaine interdit que ces échanges se fassent ».En effet le confinement décrété au Venezuela le 17 mars dernier est très strict : il est interdit de se déplacer sans masque et sans gants, les principaux axes routiers sont coupés, un couvre-feu interdit les déplacements dans plusieurs quartiers dès la fin de l’après-midi et l’armée a été déployée pour faire respecter les règles.Mais selon Kati, qui vit à Petare, le plus grand bidonville du Venezuela, sa communauté n’a pas d’autre choix que de braver l’interdit. « Le message « Restez chez-vous » ne passe pas parce que les gens doivent sortir chercher à manger ».Tous ses voisins vivent au jour le jour, d’emplois informels. « Ils connaissent les risques d’attraper la maladie, assure-t-elle. Mais ils sont obligés de travailler, sinon ils meurent de faim ».Mais pour cela il faut échapper à la vigilance des forces de l’ordre, et à en croire Jesus, un chauffeur de mototaxi, ce n’est pas facile : « Même la nuit, il y a des militaires partout et des policiers, ils imposent un couvre-feu. Et les gens n’ont plus d’argent pour acheter quoi que ce soit, on est désespéré… »Avec la pénurie généralisée d’essence, les choses vont s’empirer, ne serait-ce que pour l’approvisionnement de nourriture. Même les médecins, censés lutter contre le virus, se retrouvent bloqués des heures dans leur voiture pour faire le plein.

La Rédaction

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article