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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                        Djimrassem Thalès, journal Éclairages du Tchad.

Suite à la suspension des cours à tous les niveaux sur l’ensemble du territoire le 23 mars 2020 par le ministre de l’éducation nationale et son collègue de l’enseignement supérieur dans le but d’éviter la propagation du Conoravirus dans la population, le doctorant en psychopédagogie, auteur de plusieurs ouvrages sur les questions d’éducation, de pédagogie et d’enseignement interpelle le gouvernement tchadien sur les alternatives à asseoir en faveur des élèves et étudiants. Aussi, se demande-t-il, que faire pour les examens de fin d’année. Comme l’une des mesures afin de limiter la propagation de Coronavirus, les autorités en charge de  l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur ont annoncé soudaineté la fermeture des écoles et des universités du pays. Cependant, il n’y a aucun dispositif pour la continuité des activités pédagogiques. Ce qui veut dire que les élèves, les étudiants et les enseignants sont à la maison sans activités d’enseignement-apprentissage dans la mesure où les regroupements sont interdits à un nombre élevé de personnes. La question qu’on est en droit de se poser, c’est comment organiser les évaluations de fin de formation ? Quel sera le sort des élèves qui doivent composer le diplôme de baccalauréat ? Quelle sera la stratégie à adopter ? Dans les pays européens et certains pays africains développés, les autorités ont recours à l’internet pour la continuité pédagogique à travers les plates formes pour les élèves, les étudiants, les enseignants et l’ensemble de la communauté scolaire et universitaire. Ce qui est extrêmement difficile pour un pays comme le Tchad.

 D’abord, tous les élèves, les étudiants et les enseignants n’ont pas la possibilité d’accéder à l’internet. L’outil informatique ou l’ordinateur n’est pas accessible à tous. Plus proche de l’ordinateur, ce ne sont pas aussi tous les élèves, les étudiants et les enseignants qui ont de téléphone performant leur permettant de se connecter à l’internet. Même si l’ordinateur ou le téléphone performant est un acquis, il se pose de problème d’électricité. Au niveau de la capitale, à N’Djaména, l’électricité est une denrée rare. Dans les campagnes et les villages, la situation est plus critique relative à l’accès à l’internet et à l’électricité. Ensuite, un grand nombre d’élèves, d’étudiants et d’enseignants ne manipulent pas l’ordinateur et ne connaissent pas travailler sur l’ordinateur. Il se pose donc la question d’apprentissage de l’ordinateur et de cours en ligne. Enfin, la plupart des écoles n’ont pas intégré les nouvelles technologies dans leur programme de formation. Il ressort de cette présentation que les cours en ligne relèvent de l’utopie au Tchad. Mais quelle sera l’alternative dans cette situation d’arrêt de cours ? L’alternative est peut être de mobiliser les radios communautaires et la radio nationale pour dispenser les cours pour les élèves. Il se pose la faisabilité d’un tel dispositif en termes de temps alloué à chaque matière et à toutes les classes. Si nous prenons de la maternelle jusqu’en classe de terminal, eu égard au nombre de matières, est-ce-qu’un tel dispositif est possible ? Et comment les enseignants peuvent-ils s’organiser pour animer les cours ? Et comment ces radios communautaires peuvent fonctionner aussi avec leur programme ordinaire ?

 

Il ressort de ces interrogations, toute la difficulté d’organiser les cours par les radios. On peut dire qu’il est mieux d’essayer, de le faire que d’abandonner les élèves sans activités pédagogiques. En ce qui concerne le passage en classe supérieure, si avant les arrêts de cours, les écoles ont organisé deux trimestres, on peut évidemment les évaluer sur la base de deux trimestres. Malheureusement, beaucoup ne sont soumis qu’à un seul trimestre. Ce qui constitue un obstacle à l’heure actuelle. Pour les élèves en classe d’examen comme le baccalauréat, il sera difficile de les déclarer bacheliers sur la base de notes d’un trimestre. Même s’il faut le faire, quel sera le sort des élèves qui n’ont pas la moyenne et quel sera aussi le sort des candidats libres ? Pédagogiquement, pour le cas du Tchad, il est dangereux d’autoriser le passage en classe supérieure sur la base d’un trimestre ainsi que de déclarer bacheliers les élèves sur la base de notes d’un trimestre. L’urgence est de tenter peut être les cours en ligne pour les élèves et les étudiants qui peuvent accéder à l’internet et à des plates formes. Ensuite, il faut initier quelques programmes d’accompagnement, d’orientation et de conseils via les radios communautaires pour les élèves. Si la situation évolue négativement, la solution idoine est d’attendre à ce que la situation s’améliore afin de concevoir le programme adapté en vue de rattraper le temps perdu par rapport aux arrêts de cours avant d’évaluer les élèves ainsi que d’organiser les examens de fin de formation. L’essentiel n’est pas seulement de permettre aux élèves d’être admis en classe supérieure mais la problématique se situe au niveau de connaissance que doivent acquérir les élèves. Pédagogiquement, il y a une logique, une cohérence ou une progressivité entre les niveaux ou les classes. C’est en tenant compte de cette dimension qu’il faut trouver une alternative positive pour les élèves.

Collaboration Rédactions Éclairages/Regards d’Africains de France

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