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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

La crise sanitaire aiguë qui sévit partout dans le monde, fait craindre à l’ONG Oxfam, un  grand risque de voir accroître le nombre des pauvres. C’est le journal Le Temps qui a publié cette information datée seulement de ce jeudi 09 avril. Afin d’éviter ce déclassement social, l’Oxfam préconise l’octroi d’une aide financière directe aux personnes les plus touchées, et la suspension voire l’arrêt en 2020 des remboursements de la dette des pays les plus pauvres. Dans ce rapport intitulé « le prix de la dignité », l’Oxfam estime qu’un demi-milliard de personnes supplémentaires, l’équivalent de 6% à 8% de la population mondiale, pourraient se retrouver dans une situation de pauvreté en l’absence de rapides plans de soutien en faveur des pays les plus nécessiteux. «Cela pourrait constituer à l’échelle mondiale un recul de dix ans dans la lutte contre la pauvreté, et un recul de 30 ans dans certaines régions comme en Afrique subsaharienne,au Moyen-Orient ou en Afrique du nord », plus de la moitié de la population mondiale étant menacée de tomber sous le seuil de la pauvreté à la suite de la pandémie, s’alarme l’organisation humanitaire. Cet avertissement de l’Oxfam intervient avant les réunions en avril du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale et celle des ministres des Finances du G20, qui se feront toutes en vidéoconférence.

Dépourvus de systèmes de protection sociale, les pays les plus démunis seraient davantage impactés, ainsi que les populations défavorisées comme les femmes. Outre l’aide financière directe aux personnes les plus nécessiteuses et le soutien prioritaire aux petites entreprises, en conditionnant l’aide financière accordée aux plus grandes à des mesures en faveur des populations vulnérables, l’Oxfam demande également la suspension cette année des remboursements de la dette des pays les plus pauvres, en prenant l’exemple du Ghana qui pourrait « fournir 20 dollars par mois à chacun des 16 millions d’enfants, de personnes handicapées et de personnes âgées du pays pendant six mois » s’il obtenait un répits des échéances sur le paiement de sa dette. Ce n’est pas tout puisque l’Ong Oxfam recommande une augmentation d’au moins 1000 milliards de dollars des droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI pour lui permettre de venir en aide aux pays les plus démunis, ainsi que l’augmentation de l’aide publique au développement des pays donateurs dès maintenant et la création d’impôts de solidarité d’urgence en taxant les bénéfices extraordinaires, les plus grandes fortunes, les produits financiers spéculatifs et les activités ayant un impact négatif sur l’environnement. Selon le responsable de campagne chez Oxfam France, Robin Guittard, la France peut décider sans attendre l’annulation des paiements de dettes qui lui sont dues par les pays en voie de développement pour 2020 afin de les aider immédiatement à faire face à la crise.

Yowanga S. Moussa

 

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