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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Malgré l’absence d’un vaccin efficace contre la pandémie, les recherches se poursuivent activement, notamment en ce qui concerne la connaissance du virus. On en sait maintenant un peu plus sur le comportement du Coronavirus grâce à une étude chinoise qui a été rapportée par l’AFP et révélée le vendredi 10 avril par la RTBF. Selon cette étude  réalisée dans un hôpital de campagne de Wuhan, le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 est capable de contaminer à la fois les surfaces et l’air à proximité des personnes déclarées positives, et ce, jusqu’à  quatre mètres d’elles. L’étude chinoise a été également rendue publique par les Centres américains de prévention et de contrôle des maladies (CDC). Cependant, l’étude comporte une importante limite puisque le test utilisé permet de déceler la présence du virus, mais pas la charge virale ou quantité de virus viable. La revue des CDC Emerging Infectious Diseases se veut rassurante ;  ce n’est pas parce que le virus éjecté dans l’air par les éternuements des patients peut violer jusqu’à quatre mètres, que ces particules seront en quantité suffisante pour infecter quelqu’un. Des prélèvements ont été réalisés dans un service de réanimation (15 patients) de l’hôpital de campagne Huoshenshan de Wuhan entre le 19 février et 2 mars, et également dans un service de soins généraux avec des maladies moins graves (24 patients). Cet hôpital n’est d’autre que celui a été construit en 10 jours par une cohorte d’ouvriers au début de l’épidémie dans cette ville chinoise.

Les prélèvements ont été effectués sur les sols, les souris d’ordinateurs, les poubelles, les rambardes des lits, les masques des patients, les équipements de protection des soignants, les bouches d’aération, ainsi que dans l’air des chambres à plusieurs endroits. «Le SARS-CoV-2 était largement distribué dans l’air et sur la surface d’objets dans les services de réanimation et de soins généraux, ce qui implique un risque potentiellement élevé de contamination pour les personnels soignants et les autres contacts proches », avertissent les chercheurs chinois. Ils désignent les endroits près des patients en soins intensifs comme zones les plus contaminées. Au nombre des objets les plus contaminés, figurent les souris d’ordinateurs, des poubelles, des lits et des poignées de portes. On  y trouve des traces de virus, dans la moitié des semelles des chaussures du personnel soignant. «Nous recommandons fortement aux personnes de désinfecter les semelles de leurs chaussures avant de sortir de services où se trouvent des patients du Covid-19 », préviennent les chercheurs. Ils suggèrent également de désinfecter les masques après utilisation, avant de les jeter. Le virus a été également détecté dans d’autres lieux : plus souvent près du lit du patient  et près des stations de travail des médecins. Une source d’inquiétude pour les chercheurs, le fait qu’ils aient trouvé le virus une fois à quatre mètres du malade, ce qui leur fait dire que «la distance maximale de transmission d’un aérosol de SARS-CoV-2 pourrait être de quatre mètres ». Le virus était détecté aussi sur la bouche d’aération par où l’air des chambres est évacué. Les chercheurs craignant la contamination importante de l’environnement des patients, ont estimé que «l’isolement à domicile des personnes avec un Covid-19 suspecté pourrait ne pas être une stratégie efficace de contrôle ». Il est établi que le mode principal de contagion du nouveau coronavirus reste les gouttelettes relativement grandes produites lorsqu’on tousse ou éternue. Cependant, les gens émettent également des gouttelettes microscopiques en parlant et en respirant et la présence du coronavirus en quantités suffisantes à l’intérieur de ces gouttelettes (aérosols) fait l’objet d’un vif débat scientifique.  Les Etats-Unis comme d’autres Etats ont opté pour mesures préventives en recommandant à leurs concitoyens de se couvrir le visage pour éviter des personnes porteuses du virus mais ne présentant aucun symptôme puissent contaminer d’autres personnes en parlant ou en respirant.

 Yowanga S. Moussa

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