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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Pour empêcher le nouveau coronavirus de causer l’engorgement des hôpitaux de malades aux Etats-Unis, des Chercheurs d’Havard recommandent dans une étude publiée mardi dernier par la revue Science, de maintenir la mesure de distanciation sociale jusqu’en 2022. C’est le site de la presse francophone « La Presse.ca » qui relaie l’information de l’Agence France Presse datant de mardi 14 avril. Pour y parvenir, l’équipe d’Harvard a utilisé le système de modélisation de la pandémie de Covid-19, la maladie causée par le virus, en émettant l’hypothèque qu’elle serait saisonnière comme d’autres virus de la même famille, dont des coronavirus agents vecteurs du rhume, très répandu en hiver. Leur simulation a dû s’accommoder de nombreuses inconnues sur le nouveau venu, baptisé SARS-CoV-2, notamment sur le niveau et la durée de l’immunité acquise par une personne contaminée. «Une mesure ponctuelle de distanciation sociale sera probablement insuffisante pour que l’incidence de SARS-CoV-2 reste dans les limites de la capacité des services de réanimation aux Etats-Unis », a résumé l’un des auteurs, Stephen Kissler, dans une conférence téléphonique mardi avec des journalistes. «En l’absence de traitements, des périodes intermittentes de distanciation sociale seront sans doute nécessaire », a-t-il ajouté. Lorsque des traitements efficaces ou un vaccin auront été découverts, la durée et le degré de confinement pourront alors être réduits.

Avant d’en arriver, il faudra osciller entre confinement et ouverture afin de prévenir une nouvelle recrudescence du virus et permettre aux systèmes de santé de gonfler leurs services de réanimation. Pour le  professeur d’épidémiologie, Marc Lipsitch, le fait d’accepter des périodes de contaminations plus élevées, pendant les déconfinements épisodiques, le virus va inévitablement contaminer une proportion croissante de la population (idéalement, les plus jeunes et moins vulnérables, qui risquent moins d’en mourir). Ce qui rendra plus des gens malades, mais aura pour avantage de construire progressivement l’immunité collective de la population, c’est-à-dire le seuil à partir duquel il n’y aura plus assez de gens susceptibles d’être contaminés pour que le virus continue de circuler.  A l’inverse, trop de confinement, défavoriserait la possibilité de bâtir cette immunité collective, ont simulé les chercheurs, qui en concluent que l’approche la plus efficace est le maintien intermittent de mesures de distanciation sociale (confinement, fermeture des écoles et entreprises…). Cependant, il subsiste une incertitude à savoir si les gens contaminés développeront une immunité courte ou longue. S’agissant des virus plus proches comme ceux du rhume, l’immunité s’épuise au bout d’un an. Elle est longue pour le cas du SRAS. En revanche, les auteurs de l’étude ont acquis une certitude  selon laquelle le nouveau coronavirus ne va pas disparaître du jour au lendemain. Il est improbable, selon eux, que l’immunité soit assez forte et assez durable pour que le virus disparaisse à la fin de la première que nous traversons en ce moment (contrairement au SRAS de 2002-2003).

Moussa S.Yowanga

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