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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

En Afrique, le secteur du téléphone mobile constitue  plus que nulle part ailleurs une véritable révolution.  Au fil des ans, ce secteur  en forte expansion offre des  perspectives de croissance intéressantes à certaines multinationales. Si l’on rajoute, l’image moderne que véhicule le portable dans la société africaine, on comprend l’extraordinaire succès que rencontre une compagnie telle que MTN. Fleuron de l’industrie sud-africaine, MTN fait aujourd’hui  partie d’une infime catégorie de sociétés de télécommunications bien implantées en Afrique et au Moyen-Orient.  Dans le secteur des télécoms, le groupe qui arbore la couleur jaune conjugue cependant des réussites et  des polémiques dans les pays où il opère.C’est à partir de 1995, que le groupe aux 244 millions de clients  commence son ascension sur le continent Africain.  Tout d’abord, MTN prend pied dans les pays d’Afrique australe que sont le Botswana, l'Eswatini  et la Zambie. Par la suite,  l’opérateur sud-africain s'installe en Afrique de l’Est. MTN en profite  ainsi pour étendre  son réseau en Ouganda,  au Rwanda et au Soudan. En poursuivant son développement, MTN s’est ensuite déployé dans les principaux pays côtiers ouest-africains. Dans des pays tels  que  le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et le Nigeria, la firme sud-africaine dispose de nombreux partenariats. Au Bénin par exemple, la start-up Gozem a récemment signé un partenariat avec MTN Bénin. Ce partenariat permet aux abonnés de la filiale béninoise du géant sud-africain d’utiliser l’application Gozem sans consommer leur forfait internet. Les abonnés béninois peuvent ainsi commander des taxis-motos, des tricycles et des voitures par le biais de l’application mobile .Comme autre avantage, les utilisateurs de l’application Gozem peuvent recharger  leur portefeuille à travers le service  MTN Mobile Money. En dehors, de l’Afrique, le groupe MTN est également un acteur important du marché iranien des télécoms.A l’image du partenariat avec l’application Gozem,  MTN détient  environ 40 % des parts dans l'entreprise  Iranienne VTC (Voiture de transport avec chauffeur) Snapp. Le géant sud-africain détient aussi des parts dans l’entreprise de livraison de nourriture Snappfood. A côté  de ses activités, le groupe sud-africain  détient 49% du capital du deuxième opérateur mobile qui a pour nom MTN Irancell. Toutefois,  MTN est soupçonné d’avoir  versé  des  pots-de-vin  dans le cadre de l’obtention de sa licence.  En février dernier, un ancien ambassadeur sud-africain a été arrêté pour son implication dans le dossier MTN. Après son arrestation, Yusuf Saloojee a été remis en liberté sous caution.Dans le cadre de cette affaire, il est reproché à M. Saloojee,  d'avoir touché 1,4 million de rands pour son aide dans la délivrance du  contrat à MTN. Cette situation est  cependant à la base du mécontentement de  la société Türkcell.

L’entreprise de télécommunication Türkcell dénonce des  manœuvres illégales chez son concurrent sud-africain.Comme tous les membres des Nations-Unies, l’Afrique du sud  est tenue de respecter les embargos votés sur les ventes d’armes.Cependant,  MTN aurait promis de livrer des hélicoptères militaires sud-africains à l'Iran en échange du contrat de téléphonie mobile en Iran. Selon Türkcell, le géant sud-africain aurait promis de tout mettre en œuvre pour que la  République islamique puisse bénéficier de l’appui du gouvernement sud-africain à l'ONU. MTN aurait ainsi promis tout mettre en œuvre pour que le gouvernement sud-africain vote contre les mesures à l’encontre de la République islamique d'Iran qui est incriminé pour son  programme nucléaire. De plus, MTN aurait également promis d’intercéder auprès du gouvernement sud-africain pour qu’il puisse  aider dans la vente  des  armes lourdes  de l’Iran  qui est sous le coup de sanctions internationales.Au-delà des soucis liés à ses  activités en Iran, le Dr Qemal Affagnon observe que l’image de la filiale béninoise du groupe MTN  n’est pas non plus des plus reluisantes au Bénin. Le responsable Afrique de l’Ouest d’Internet Sans Frontières déclare  par exemple que la brigade de contrôle du régulateur béninois a eu à relever mainte fois, des irrégularités  face aux obligations contractuelles de  MTN-Bénin.En dehors des irrégularités observées dans l’exercice de ses fonctions,la firme sud-africaine est également citée pour ses montages financiers. Dans certains pays tels que le Nigeria, le Ghana et l’Ouganda  il est reproché à MTN de rapatrier de façon illégale des fonds vers des paradis fiscaux tels que  l’Île Maurice et Dubaï.«Avec sa position de leader sur le continent Africain, MTN est l'un des opérateurs mobiles les plus diversifiés en Afrique. Moins de deux ans après son lancement, la start-up Go zem qui est en partenariat avec la filiale béninoise de MTN  dispose de   filiales  au  Gabon et  au Togo. Avec le secteur du VTC, MTN pourrait  cependant maximiser ses profits  à travers des activités détournées dans les secteurs de l’aménagement du territoire et des transformations urbaines » avertit le Dr Qemal Affagnon. L’an dernier, l’index de responsabilité des entreprises publié par Ranking Digital Rights précisait que MTN divulgue  très peu d’informations sur son  traitement  des données personnelles. En dehors des craintes liés  aux manquements par rapport à la liberté d’expression et la vie privée, MTN se retrouve également dans l’architecture des  sociétés ayant fait appel à une agence panaméenne experte dans la constitution de sociétés écran.

Laurent Batonga

Collaboration Spéciale 

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