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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

                                           Edition Spéciale Coronavirus

« Pourquoi tant de gens bravent le confinement ? » Question bien essentielle pour amener les populations à respecter les mesures de confinement à cause du Coronavirus. Malheureusement selon le constat de l’AFP dans un article publié ce samedi 21 mars 2020 par la RTBF, des foules sur les marchés, un chef d’Etat qui doit faire la morale à ses compatriotes : face au coronavirus, le confinement général peine à s’imposer. A cheval entre économie et psychologie, des recherches éclairent ces comportements irrationnels et comment les décourager.Trop de Français prennent « à la légère » le confinement, estimait cette semaine le président français Emmanuel Macron, alors que ses compatriotes doivent rester au maximum chez eux depuis le 17 mars pour lutter contre la propagation du coronavirus.Juste avant l’annonce des mesures, les réseaux sociaux relayaient déjà des images de foules au soleil dans les parcs parisiens. Depuis le confinement, on continue à voir des vidéos de marchés surpeuplés dans la capitale française.Ailleurs en Europe, les autorités allemandes hésitent à passer à un confinement imposé, alors que de nombreux Allemands, souvent jeunes, négligent les appels officiels à rester chez soi.Même l’Italie, premier pays européen à avoir imposé des mesures strictes et généralisées, envisage désormais des mesures encore plus restrictives.

 

Le monde est-il coupé en deux, entre les gens sérieux qui s’enferment par souci du bien commun, et les égoïstes qui ne pensent qu’à leur propre plaisir ? Voici une autre question posée par l’AFP pour le compte de la RTBF. Non, il y a un ventre mou d’indécis qui est généralement majoritaire dans ce type de situation, répond Angela Sutan, professeur d’économie comportementale à la Burgundy School of Business, école française de commerce.« Le problème, c’est que ces gens sont à la fois les plus importants et les plus dangereux », explique-t-elle à l’AFP. « S’ils perçoivent que les autres ne coopèrent pas, ils ne coopèrent plus ».Ces conclusions se basent sur des recherches en économie comportementale. Cette discipline, à la frontière entre économie et psychologie, cherche notamment à expliquer pourquoi émergent des comportements irrationnels d’un pur point de vue économique.L’un de ses grands noms, l’Autrichien Ernst Fehr, a mené une étude au début des années 2000 qui montre, certes à partir d’un panel réduit d’une quarantaine de personnes, comment se partagent les attitudes.Un quart de l’échantillon contribue à l’intérêt général quoi qu’il arrive. Un autre quart ne pense qu’à soi. Reste toute une moitié, les fameux "contributeurs conditionnels", qui attendent de voir comment se comporte la majorité.

Ahmat Zéïdane Bichara

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