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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Cette information portant la signature de Marianne Klaric et publiée ce jeudi 05 février 2020 par la RTBF indique qu’une personne sur deux en Belgique a été victime de violences sexuelles.Selon la journaliste Marianne Klaric, ce sont les résultats du dernier sondage effectué par Dedicated pour le compte d’Amnesty international Belgique et de SOS-VIOL (2300 Belges francophones et néerlandophones, âgés de 15 à 85 ans).Les chiffres sont édifiants. On apprend aussi qu’une femme sur cinq (20%) et qu’un jeune sur quatre (24%) a été victime de viol, que 23% des femmes ont subi des relations sexuelles forcées par leur partenaire.Autre surprise : une victime de violence sur deux y a été exposée pour la première fois avant l’âge de 19 ans. Un dernier chiffre parlant, mais auquel on s’attendait un peu plus : seules 14% des femmes qui ont porté plainte pour des faits de violence sexuelle se déclarent satisfaites de cette démarche.

Selon la définition commentée par notre consoeur Marianne Klaric, par violences sexuelles on entend des demandes répétées et insistantes à caractère sexuel, imposer des attouchements à une personne non consentante dans des lieux publics, imposer des relations sexuelles à son/sa partenaire alors qu’il/elle ne le souhaite pas, profiter d’un état d’ivresse/de dépendance d’une personne pour avoir des relations sexuelles avec elle, prendre contact avec un mineur via internet pour tenter d’avoir des relations sexuelles, photographier/filmer intimement sans que la personne le sache.Selon le sondage, 47% des répondants ont déjà été exposés à au moins une des formes de violence sexuelle testée, dont la moins grave est « formuler des demandes répétées et insistantes à caractère sexuel ». 32% des jeunes, hommes et femmes confondus, ont subi des attouchements en public.Sur le plan des préjugés, on sera étonné d’apprendre que : 38% des hommes et 43% des femmes pensent encore que la sexualité des hommes est plus pulsionnelle que celle des femmes, que 39% des hommes et 25% des femmes pensent que les femmes accusent souvent à tort, 25% des hommes pensent que les femmes ne savent pas ce qu’elles veulent dans le domaine sexuel, 20% des hommes et 11% des femmes pensent que les femmes aiment être forcées que la violence sexuelle est sexuellement excitante pour elles.Vous en voulez encore ?

Enfin selon elle, un tiers des jeunes pensent  qu’il est normal d’insister pour avoir des rapports sexuels, un quart pense que si l’autre n’est pas sûr(e) de savoir ce qu’il ou elle veut, cela vaut pour un accord.Et le bouquet : 48% des hommes et 37% des femmes estiment qu’une victime peut être en partie responsable de son agression, parce qu’elle portait des vêtements sexy, qu’elle était provocante. Un constat affligeant.Philippe Hensmans, directeur d’Amnesty International Belgique explique : « Ces chiffres sont tout à fait impressionnants et cela montre que la Belgique n’est pas capable de protéger ses citoyennes et ses citoyens. C’est aussi le résultat d’une culture du viol. Le viol n’est pas considéré comme quelque chose d’interdit et les violences sexuelles en général sont tolérées ».Quand on compare les résultats chiffrés du sondage de 2019 à celui de 2014, on remarque une légère augmentation. Pourquoi ? « On retrouve des chiffres parfois plus importants qu’en 2014, mais la vague #MeToo est passée par là avec une libération de la parole, donc il faut pondérer l’augmentation du nombre de cas », analyse Philippe Hensmans.90% des Belges pensent que la crainte de ne pas être cru est un frein pour se confier. Pour sortir les victimes de l’ombre mais aussi pour conscientiser les éventuels auteurs de viols, Amnesty va lancer une vaste campagne de sensibilisation dans toute la Belgique, avec une attention particulière apportée aux jeunes, dont il ressort de l’enquête, que beaucoup ne mesurent pas encore ce qui relève du viol.

Ahmat Zéïdane Bichara

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