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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est bien triste de lire des telles informations provenant de la Belgique où l’on apprend grâce à un article publié depuis hier samedi 07 mars 2020 par la RTBF portant la signature du journaliste Maxime Paquay que les pertes commerciales du Coronavirus pour le Royaume de Belgique sont estimées à 6,2 milliards d’euros.L’impact économique du coronavirus en 2020 est déjà équivalent aux conséquences de la guerre commerciale sur toute l’année 2019. C’est l’estimation faite par l’assureur-crédit Euler Hermes. « Et si le phénomène dure plus de trois mois, il sera plus important », prévoit Ana Boata, directrice de la recherche macroéconomique, « mais à ce stade il est déjà aussi dur que l'augmentation des droits de douane dus à la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine ».Au niveau mondial, les pertes dans le commerce de biens et de services sont estimées à 320 milliards de dollars par trimestre. « Selon nous, il y a un double choc. Un choc de l’offre et un choc de demande. Et ces deux chocs vont continuer jusqu’au mois de mai ». Des pertes réparties équitablement entre biens et services. Du côté des marchandises, les hypothèses tiennent compte des blocages en Chine et en Italie et des mesures de confinement limitées dans d’autres pays. « Nous nous attendons à ce que la reprise de l’activité soit progressive en mars et avril et atteigne sa vitesse de croisière fin mai », anticipe Euler Hermes. « L’impact du Coronavirus sur le commerce et sur les entreprises belges sera particulièrement important ».L’étude effectue en outre une première estimation des pertes commerciales liées au Coronavirus pour La Belgique. Notre pays perdrait déjà 6,2 milliards d’euros en trois mois à peine.L’équivalent de presque 1,3% de notre Produit Intérieur Brut serait perdu en Belgique, par trimestre – et à scénario stable. Comment expliquer un montant aussi impressionnant ? « La Belgique a une économie ouverte et orientée vers l’exportation ». Et donc « l’impact du Coronavirus sur le commerce et sur les entreprises belges sera particulièrement important », selon Euler Hermes.

Il adresse une comparaison assez nette en estimant que des conséquences sont moins marquées que pour Taiwan, la Corée du Sud ou les Pays-Bas, mais tout de même (la Chine, considérée comme « cause » est écartée de ces prévisions).Malgré l’ampleur des chiffres, pas de catastrophisme pour Ana Boata : « Ce choc devrait être temporaire. Si l’on prend les exportateurs belges, leur manque à gagner sera certes de 7 milliards de dollars. Mais à la fin du deuxième trimestre, début du troisième trimestre, on attend une reprise de l’activité. Et cette reprise devrait faire en sorte que sur l’année, les pertes pourront être compensées ». A ce stade, l’assureur-crédit estime donc plus probable que la Belgique enregistre un trimestre de croissance négative, mais plutôt qu’une année 2020 de récession. « La Belgique est très exposée au commerce mondial, c’est un hub important pour l’Europe. Mais le choc le plus important, qu’il faudra peut-être prendre en compte, mais à ce stade il n’y a pas de raison pour le faire, ce sont des mesures de confinement. La Belgique comme d’autres pays européens, est très dépendante de la consommation des ménages – le levier de la croissance. L’année dernière, si on a réussi à éviter une récession mondiale, c’est grâce à la consommation ». Autrement dit, dans un scénario plus pessimiste, avec des mesures de confinement plus drastiques, le choc de consommation pourrait faire enregistrer une année de récession à la Belgique.Côté optimiste, les indicateurs d’Euler Hermes montrent que la Chine opère à ce stade environ 25% sous ses niveaux normaux. Ce qui indiquerait que la reprise est bien là, même si très graduelle. Selon Ana Boata, l’inconnue, en fait ce sont les mesures de soutien. « Clairement la question se pose sur la force de la reprise. Aujourd’hui, il y a un début de réponse. – Et on attend la semaine prochaine la BCE. Mais on attend encore une coordination budgétaire au niveau européen. Si des mesures budgétaires coordonnées viennent s’additionner aux mesures monétaires attendues, la reprise devrait être plus forte. Mais pour l’instant, chaque Etat membre envisage les choses avec ses propres marges budgétaires ».L’ensemble de ces réponses conditionneront l’ampleur de la reprise économique. Qui pourra ou non l’imiter l’ampleur du choc.

La Rédaction

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