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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Juda Allahondoum, le Directeur de Publication du journal tchadien Le Visionnaire eut exprimé sa vive émotion à travers une déplaisante action posée par un éleveur à son égard, lui qui eut voulu se définir comme un cultivateur. Dans une brève réaction qu’il eut partagé sur les réseaux sociaux hier vendredi 14 février le jour de Fête des amoureux  communément appelé Saint Valentin, le patron du journal Le Visionnaire, Juda Allahondoum  a de nouveau posé le problème récurrent de cohabitation entre Cultivateurs et Éleveurs tchadiens, qui est devenu presque un problème politique au lieu d'être considéré et traité comme un simple fait social. En le lisant, on sent une profonde déception et un véritable cri de détresse : «C'est parce que nous devons vivre ensemble que l'éleveur m'a demandé de récolter vite mon champ sinon ses bœufs vont le dévaster. Il m'a donné un délai ferme. J'ai exécuté. Au moment de la récolte de mon mil, ses bœufs étaient derrière moi et broutaient au fur et à mesure que j'avançais. Le lendemain, je suis revenu pour récolter le reste. Trop tard, le champ a été complètement rasé par les bœufs de l'éleveur de mon village. J'ai porté ce problème chez le sous préfet. Mais, il m'a dit c'est de ma faute. Que je dois respecter le délai donné par l'éleveur. Donc, pas de dédommagement. Mon cas n'est qu'un exemple parmi tant d'autres. Ainsi va la politique de la cohabitation pacifique dans mon pays ».

Dès la publication de ce véritable cri d’alarme, deux internautes eurent réagi comme s’ils lui apportaient une main forte tellement sa préoccupation semble partagée par tout le monde.

Djenarde Jonas: « Oui effectivement c'est un cas parmi tant d'autres. Comme si l'éleveur ne mange plus du mil et où est cette justice dans tout ça ? »

Zara Mahamat Yacoub : « Ce phénomène rien qu'en y pensant je suis malade. J'en étais victime et cela a détruit mon.plan et mon espoir.Il faut s'' en remette à Dieu puisque l'état est incapable de trouver une. Solution mais juste se glorifier d'avoir un nombre élevé de cheptels nourri au détriment d'une bonne franche de la population .on ne peut prétendre être un pays d'élevage en pratiquant l'élevage sauvage ? 

Juda Allahondoum : «Zara Mahamat Yacoub, c'est vraiment triste ma grande. Cette situation laisse une place libre à un conflit de cohabitation ».

 

Le second tchadien ayant posté une réaction attirant l’œil des internautes étant le Coordinateur National de Lutte contre le Paludisme au Tchad Dr Djiddi Ali Sougoudi qui a attaqué frontalement Radio France Internationale(RFI)  Ainsi dit : « RFI a encore frappé ce matin «tribalement» en évoquant les tribus Gorane, Kreda et Toubou comme si pour parler des soucis du Tchad, il faut toujours faire hérisser les ethnies! Rebelles ou soldats, nous sommes tous tchadiens comme les français le sont français chez eux! »

Un internaute tchadien à la personne de monsieur Hamid Mahamat Allanga eut réagi  par rapport à cette indignation exprimée par Dr Djiddi Ali Sougoudi : «Non seulement la France, mais le pays tout entier pense ainsi....dernièrement nous avons pu constater sur les réseaux sociaux la montée des intellectuels communautaires. D’ailleurs nous ne savons pas les tribus où les ethnies français, alors qu'en Afrique et particulièrement au Tchad nous dictons les différents tribus tchadiens aux médias français comme la radio France internationale. Elle a toujours mené sa politique de diviser pour mieux régner. Nos pseudos intellectuels doivent prendre conscience  de ce danger ».

 

La Fondatrice de l'une des plus anciennes stations de Radio privées tchadiennes DJA F.M, notre consœur Zara Mahamat Yacoub a décidé de s'attaquer  à un problème assez délicat qui touche particulièrement la Communauté musulmane de son pays. Selon la patronne de cette radio privée  : «Accomplir son devoir religieux quoi de plus normal. Personne ne peut l'interdire ou l'empêcher mais a-t-on besoin de priver les autres d'accomplir le leur? Dieu n'a-t-il pas dit aldarar marfoute (faire du mal ou causer un tort à l'autre est prohibé)? Alors pourquoi bloquer la circulation, empêcher les gens de se mouvoir même les malades en urgence juste pour accomplir son devoir religieux? Il est temps que la mairie remette de l'ordre en empêchant que les gens prient sur l'asphalte des grandes artères et cela ne sera ni un blasphème, ni une attaque envers une religion mais juste faire respecter le droit de chacun dans une république et le savoir vivre prôné par toutes les religions révélée » .

Voici les réactions de ses compatriotes tchadiens

Celine Narmadji : « Bonne proposition et te soutenons pour que cette initiative soit prise en compte... »

Abderaman Koulamallah : « Je partage ton point de vue à quelque nuance près. S’il n’y a plus de place pour prier, Il arrive parfois que l'on déborde mêmes durant les matches de foot mais au TCHAD on se croit tout permis. On empêche la circulation exemple dans la rue de la corniche à Sabangali, ils bloquent une partie de la circulation pour rien alors que les fidèles ne l’utilisent pas. Plusieurs fois en allant à ma mosquée favorite, j’ai dû rebrousser chemin. Et en plus des malades il y a des non musulmans qui reviennent du travail fatigués. On les oblige à faire des détours inutiles. Oumar ibn khatab Amir el moumine recommande de ne pas laisser les gens détestés la religion. Ce qui m’énerve le plus c’est les mosquées de minuit jusqu’au matin, ils font des invocations avec micro à fonds alors que les gens dorment. Certains sont des malades et des non musulmans. Je trouve que ce n’est pas ça la religion. Il  n' y a pas que les mosquées mais les églises de quartier qui font des prières avec haut parleur à fonds dérangeant les voisins chrétiens ou non. Il faut que ça cesse ».

Goual Nanassoum : «Observation pertinente. On espère qu'elle tombe dans l'oreille de ceux qui nous dirigent ».

Khalil Mahamad Ibrahim Ibrahim: «Ma sœur, vous devriez parler d'événements publics tels que les mariages, places mortuaires et les activités politiques. Parfois, la route est fermée et les voisins se mettent en colère de 12 à 72 heures. Quant à la prière, sa durée ne dépasse pas 30 minutes ».

Abderaman Koulamallah: « Khalil Mahamad Ibrahim Ibrahim, tu as raison même les cérémonies de mariage ou de décès doivent respecter ce principe. Le problème n’est pas tant de bloquer provisoirement une rue mais une artère principale de circulation ».

Zara Mahamat Yacoub «Khalil Mahamad Ibrahim Ibrahim,il faut aimer sa religion pour évoquer un tel comportement qui peut lui nuire. Ce genre de comportement peut amener les gens à haïr sa religion alors que toutes les religions recommandent à leurs fidèles de ne pas contribuer ou amener les gens à haïr sa religion. Les cérémonies, les nuisances, les gros porteurs j'en parle souvent ».

Khalil Mahamad Ibrahim Ibrahim: «Abderaman Koulamallah, merci mon grand frère ».

Oumar Adam Mokhtar : « Khalil Mahamad Ibrahim Ibrahim, mon frère, nous prions et sachons que notre liberté s'arrête là où débute celle d'un autre. Respectons nos frères et sœurs qui ne sont pas de la même religion que nous, ne les incitons pas à nous haïr et haïr notre religion. Nous devons donner un exemple de cohabitation et non un mépris ».

Doki Warou Mahamat: « Il est intolérable de bloquer la route pour accomplir ta religion. Il faut du respect pour tous. Même en Arabie saoudite devant l’esplanade de la Kaaaba, les policiers viennent te chasser si tu es dans un endroit non indiqué. Dans notre pays le Tchad, on exagère sur tous. Le tapage nocturne est formellement interdit dans les pays arabes. Alors que chez nous, on nous empêche de dormir. Que chacun sache que sa religion est personnelle ».

Song T. Ojhan«  Je vous lis depuis Dakar, une ville ouverte au monde où vivent majoritairement des musulmans et dans laquelle on ne vit pas ces diktats là. Dans cette affaire au Tchad, l'ignorance (y compris de la religion) et c'est la dispute à l'arrogance des fidèles "éclairés" et à l'absence de l'Etat. Vivement que cela soit réglementé. Que chacun prie et fasse son culte dans sa mosquée ou son église insonorisée s'il le veut sans indisposer les autres. Pour les chrétiens, voici ce que dit la Bible dans Mathieu 6 : 6 « Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra ».

Emmanuel Gottyo Belba : «Je partage indéfectiblement ta pertinente pensée ma grande. Ce n’est pas agréable ce que font mes coreligionnaires mais à chaque fois, on trouve que c'est tabou de soulever ce problème. Cotisons pour construire une mosquée au lieu d'occuper la voie publique sans l'agrément des autorités ».

Béguy Ramadji: : « J'ai vu les vendredis dans les autres pays musulmans en Afrique, rien de tel..... »

Hassane Mayo Abakaka: « A New York, une ville multi confessionnelle qui compte des millions d'habitants avec une circulation routière intense, parfois les routes à Brouklyn sont bloquées pour la prière. S'il vous plait, arrêtez d'engager ces faux débats poussant à la haine religieuse. Certains ont tenté de diviser notre pays en utilisant ces idées cyniques mais la volonté de vivre ensemble des Tchadiens a fait échec à leur plan machiavélique. Pensons plus à ce qui va nous unir et développer notre pays que ces faux débats qui ne changent rien et n'honorent personne ».

Izadine Ahmat Tidjani : « La prière du vendredi quelle qu’elle soit ne durera jamais plus d'une heure et je ne vois pas un dérangement là mais si la mairie devrait prendre des décisions c'est sur les cas des décès où les gens bloquent des routes pendant 3 jours ou plus ».

 

La Rédaction

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