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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

S’achemine-t-on vers la paix au Soudan du Sud ? La réponse à cette question est loin d’être simple mais il y a une lueur d’espoir, si le président de cet Etat meurtri par un long conflit fratricide fait preuve de sincérité. Une demande clé de l’opposition, selon le quotidien suisse Le temps citant l’AFP en date du 15 février, a été acceptée par le chef de l’Etat Salva Kiir. Il a annoncé samedi qu’il accueille favorablement la  principale demande  de l’opposition relative au retour à un système fédéral comportant dix Etats, ouvrant ainsi la voie à la formation d’un gouvernement d’union et la fin de la guerre civile. « Nous venons de faire un compromis dans l’intérêt de la paix  (…) J’attends de l’opposition qu’elle fasse de même », a déclaré le président Kiir, à la sortie d’une réunion à Juba de hauts responsables du gouvernement et de l’armée. A l’approche de la date butoir du 22 février fixée pour composer un gouvernement d’union à la suite d’un accord de paix, les deux frères ennemis, monsieur Kiir et le chef rebelle Riek Machar sont dos au mur pour trouver rapidement une sortie honorable à cet imbroglio.

La pomme de discorde résidait au niveau du nombre d’Etats régionaux et le tracé de leurs frontières en vue du règlement du conflit armé devant aboutir à la formation de ce gouvernement. Au lendemain de son indépendance, le Soudan du sud disposait de dix Etats, conformément aux dispositions de sa Constitution. Le président Kiir avait porté leur nombre à 28 en 2015 puis ultérieurement à 32. Un communiqué  de la présidence a confirmé samedi que le président Kiir avait bel et bien « décidé de revenir aux dix Etats du pays et à leur comtés ». Pourtant, il avait maintes fois refusé d’accéder à cette demande de réduction du nombre d’Etats fédéraux réclamé par l’opposition. Grâce à l’accord de paix signé en septembre 2018, il y a une relative accalmie sur le terrain des combats au Sud Soudan mais une commission des droits humains de l’ONU a récemment fait état d’une recrudescence des violences armées et des atteintes aux droits humains à l’approche du 22 février. La guerre civile a éclaté en 2013 lorsque le président Kiir, un Dinka, avait accusé monsieur Machar, membre de l’ethnie Nuer d’avoir intenter un coup de force pour s’emparer du pouvoir. Le conflit à caractère ethnique a fait plus de 380 000 morts et contraint des milliers de personnes à fuir le pays. 

Moussa S. Yowanga

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