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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

A l’instar de nombreux pays qui misent sur le savoir, le Maroc veut redynamiser le secteur de l’enseignement supérieur pour le rendre encore plus performant et compétitif. Cela passe par une réforme radicale de l’enseignement supérieur marocain dont le compte à rebours vient de commencer, si l’on en croit notre confrère Kiosque360 citant le quotidien Aujourd’hui le Maroc du 10 février. Le résultat attendu est le changement complet de logiciel et d’époque à l’université marocaine. C’est prématuré d’en juger véritablement la portée mais, sur le papier, les changements font réellement rêver avec comme finalité affichée et assumée de gommer l’étiquette de «fabriques de chômeurs » collée aux facultés marocaines. Le journaliste Fayçal Ismaili rapporte que l’entrée en vigueur du système « Bachelor » dans les universités publiques doit s’accompagner de modifications pour le moins révolutionnaires afin d’attirer plus d’étudiants, notamment ceux issus des familles des classes moyennes et supérieures pour qui le choix d’établissements à accès sélectif ou l’enseignement privé, le cas échéant, devient quasiment la norme depuis quelques années.

La flexibilité sera la première nouveauté de ce nouveau système. Officiellement, le diplôme de Bachelor s’obtient sera l’aboutissement de quatre années d’études, mais certains étudiants auront le choix de le boucler bien avant. Dans ce cas, les responsables préconisent l’obtention du diplôme au bout d’un parcours de trois ans seulement, éventuellement pour ceux qui le souhaitent et en ont la capacité bien sûr. La modulation sera la seconde nouveauté dudit système, étant donné que les étudiants auront la possibilité de se réorienter et de composer eux-mêmes certaines matières ou modules suivant leurs besoins. L’enseignement par alternance constituera la troisième nouveauté. Celui-ci fait officiellement son entrée dans l’enseignement supérieur public avec comme objectif de créer des passerelles plus importantes entre le monde du travail et la sphère académique. D’autres changements sont également prévus, notamment l’introduction de l’enseignement à distance, et des universités électroniques pour donner l’opportunité à ceux qui le désirent de faire des études online. Le ministère envisage également de renforcer les programmes d’échanges inter-universités, comme cela se fait dans l’enseignement privé pour séduire plus d’étudiants. Les étudiants du public pourraient également bénéficier des prêts bancaires pour fiancer leurs études à l’étranger. La lutte contre la déperdition passe également par l’implication active des responsables dans les choix des parcours des étudiants. Les étudiants seront vivement incités à s’inscrire désormais dans des universités ou facultés proches de leur domicile à moins de faire valoir un motif valable pour obtenir l’inscription dans d’autres établissements.

Moussa s. Yowanga

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