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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Comme le décret anti-immigration de 2017, le président américain récidive en décrétant vendredi 31 janvier de nouvelles restrictions empêchant l’entrée aux Etats-Unis aux ressortissants de six pays supplémentaires, y compris le Nigéria, pays le plus peuplé du contient africain et première puissance économique de l’Afrique. Selon l’AFP qui rapporte l’information publiée par la RTBF, la nouvelle mesure, dont l’entrée en vigueur est prévue le 22 février, concerne également le Soudan, la Birmanie, l’Erythrée, la Tanzanie et le Kirghizstan, ont annoncé les officiels américains. Le Belarus dont le nom aurait été cité par le Wall Street Journal, ne figure pas sur la liste. D’ailleurs, le chef de la diplomatie américaine se rendra prochainement dans ce pays. Cette décision n’est pas une surprise puisque le président américain avait annoncé les couleurs, en marge du Forum économique mondial de Davos où il avait affiché son intention d’allonger la liste des pays visés par son décret anti-immigration rendu public peu après sa prise de fonction à la Maison-Blanche. « Nous devons rester en sécurité. Notre pays doit être en sécurité », se justifiait-il, faisant de la lutte contre l’immigration un de ses thèmes favoris de campagne de 2016 et probablement un remake pour le second mandat de novembre 2020. «La décision du président découle d’une évaluation complète et systématique menée par le département de la Sécurité intérieure », a expliqué vendredi aux médias un responsable gouvernemental, sous couvert de l’anonymat. Il a soutenu que les pays listés s’étaient montrés « incapables » ou « non disposés » à « adhérer » à certains critères de base relatifs au partage de renseignements de sécurité nationale et de sécurité publique. L’administration Trump n’a pas  répété les erreurs du décret anti-immigration de 2017 visant essentiellement des pays à majorité musulmane et interdisant à leurs ressortissants toute entrée sur le sol américain. Aussitôt baptisé « muslim ban » ou « décret anti-musulmans » par ses détracteurs, il avait suscité de vives polémiques aux Etats-Unis et également dans le monde entier.
La mesure a été attaquée en justice au point d’avoir contraint le gouvernement à revoir sa copie à maintes reprises. Selon l’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU), le texte contient de préjugés antimusulmans indéniables chez Donald Trump, en rappelant l’une de ses promesses polémiques de campagne, celle d’interdire l’entrée des Etats-Unis aux musulmans. Au final, La Cour suprême a validé au premier semestre 2018 une troisième version du décret anti-immigration interdisant le territoire américain de façon permanente aux ressortissants de six pays ; Libye, Yémen, Iran, Somalie, Syrie et la Corée du Nord. Le Venezuela  a été ajouté à la liste mais les sanctions concernent uniquement les dignitaires du président Nicolas Maduro, détesté par Washington.A la différence de la mesure précédente de 2017, la nouvelle mesure se distingue de la première par son caractère moins générale et elle ne concerne pas les déplacements pour de raisons touristiques ou des affaires. Elle ne vise que « certaines catégories de visas d’immigration afin de mettre l’accent sur des personnes qui veulent s’installer aux Etats-Unis, pas celles qui veulent seulement s’y rendre en visite », a précisé un responsable. «Les membres de la famille pourront toujours rendre visite à leurs proches », a-t-il rassuré. Dorénavant, l’octroi de visas d’immigration est suspendu pour les Birmans, les Nigérians, les Erythréens, les Kirghizes, ainsi que Soudanais et Tanzaniens qui ne seront plus éligibles à la loterie green card donnant droit à l’attribution d’un permis de séjour résident. «Trois ans après son premier décret anti-immigration censé être temporaire, l’administration Trump confirme cette interdiction et l’étend pour inclure des ressortissants de six autres pays », a constaté avec regret la puissante ACLU appelant le gouvernement à mettre un terme à cette politique. Une autre organisation non gouvernementale  Refugees International s’est également insurgée en jugeant « déraisonnable et non nécessaire de restreindre l’immigration de manière généralisée sur la base de la nationalité, de la race ou de la religion ». Les élus démocrates ont également fustigé la nouvelle liste, qui risque d’alimenter la polémique.
Moussa S. Yowanga
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