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France

 

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Moussa T.  Yowanga

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 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Femme politique centrafricaine et candidate déclarée à la présidentielle 2020, Marie-Reine Hassen a choisi de s’exprimer via les réseaux sociaux à travers lesquels elle a publié une lettre ouverte dans laquelle elle ne mâche pas ses mots. Cela se ressent à travers les nombreuses réactions des Centrafricaines et Centrafricains postées sur sa page Facebook, lui apportant leur soutien et encouragements.

Ainsi dans sa lettre, Madame Marie-Reine Hassen s’est adressé particulièrement à ses frères et sœurs centrafricains et par extension à ses sympathisantes et sympathisants. D’autant plus que ce sont des tracasseries politiques que des citoyens centrafricains savent, mettant souvent en danger la vie d’un candidat gênant. Madame Marie-Reine Hassen parle en responsable politique sans langue de bois : « Centrafricaines, Centrafricains, mes chers compatriotes, depuis que j'ai déclaré ma candidature à l'élection présidentielle de 2020/2021, les chiens jaunes affamés de la République ont été lancés à mes trousses. Le 05 février 2020, j'ai été soumise à une interdiction de sortie du territoire émise par le procureur de la République, alors que le recours à cette mesure doit être exceptionnel et ne doit pas être ordonné à la légère. Je n'étais soupçonnée d'aucun crime et d'aucun délit pénal. Cette interdiction n'étant pas appliquée dans le strict respect de la loi, j'ai été « relâchée » in extrémis par le commissaire de l'aéroport qui avait retenu mes documents de voyage et mes bagages. Les hostilités continuent. Mais nous sommes préparés à ça. En 2010 et 2015, ma candidature avait déclenché des manœuvres d'intimidation, de menaces, d'insultes, de pressions pour me faire reculer. Ayant déjà subi une attaque à la Kalachnikov à mon domicile à Bangui, je me suis retirée de la course. Je tiens à rassurer mes amis et sympathisants: cette fois-ci, je ne vous abandonnerai pas, nous irons ensemble jusqu'au bout ».

Elle enchaîne ses explications en disant :« Je remplis toutes les conditions requises pour une candidature à la présidence de la République. Pour n'en citer que quelques unes: -Je possède un certificat de résidence en bonne et due forme, délivré par l'administration centrafricaine. Aucune loi n'interdit aux candidats d'aller et venir où bon leur semble dans le monde. - Je suis bien née, « fille de famille », et je possède des propriétés bâties en RCA. Je précise que ces biens ne proviennent pas d'un détournement des deniers publics appartenant au peuple centrafricain. Je n'appartiens pas à la catégorie des gens qui sortent de nulle part et qui en une année font pousser des « r+ » dans toute la ville et font l'acquisition de biens en Occident avec un butin dérobé sans vergogne des caisses de l'Etat. Par contre l'Etat me doit de l'argent. Je ne fais pas non plus partie de ces femmes qui utilisent le sexe pour entrer en politique ou obtenir des promotions. Je possède un niveau d'études élevé, une solide expérience professionnelle, aussi bien internationale que nationale, une capacité à parler plusieurs langues, occidentales et africaines, et mon cursus me permet de travailler n'importe où dans le monde ».

Et enfin, elle conclut sa lettre ouverte en se tournant une fois de plus vers ses frères et ses sœurs centrafricains : « Chers compatriotes, amis et sympathisants, lors de la grande rencontre avec les femmes, organisé par le Caucus des Femmes Leaders pour la Promotion de la Parité en Centrafrique, et dont je suis la présidente d'honneur, les femmes de Centrafrique ont fait part de toutes les difficultés qu'elles rencontrent quand elles « osent » se porter candidates à un poste électif. Nous en avons là un bel exemple. Sachez que les femmes sont puissamment inspirantes et bien décidées à prendre toute leur place en République Centrafricaine. En RCA, notre avenir sera féminin ».

Ahmat Zéïdane Bichara

 

 

 

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