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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Lou Janssens,c’est le journaliste de la RTBF qui rapporte cette information publiée par sa Rédaction depuis hier lundi 10 février 2020. Il y a trente ans entame-t-il son reportage, le monde assistait à la libération du prisonnier le plus célèbre du monde. Nelson Mandela marche ce 11 février vers la liberté. Poing levé devant son peuple pour combattre le racisme, Nelson Mandela fait partie de ces personnages mythiques, ces figures de l’histoire qui ne seront jamais oubliées. Rolihlala, son prénom de naissance, signifie « fauteur de trouble »… Comme si son destin était déjà tracé. Mandela est né en 1918 en Afrique du Sud, un pays où l’apartheid est la norme et où le racisme est inscrit dans la loi. Il décide très vite qu’il ne s’y soumettra pas. Dans le township de Soweto, les violences du régime colonial rendent le quotidien lourd et inhumain.Mandela commence ses études de droit et n’a plus qu’une obsession : la fin de l’apartheid. Seulement, quand la discrimination et le racisme sont ancrés depuis si longtemps dans les mentalités, l’action non-violente ne suffit plus. Avec son parti ANC (African National Congress), Madiba se mue en chef de guerre et prône la lutte armée, qui s’impose selon lui pour stopper la ségrégation. Ce changement de stratégie effraie le régime, qui l’emprisonne à l’aube de ses 45 ans, faisant ainsi de lui le prisonnier le plus célèbre du monde.

Nelson Mandela passe 27 ans en prison enchaîne Lou Janssens notre confrère de la RTBF, ce qui ne suffit pas à éteindre sa lutte. La contestation gronde dans le pays, l’autorité coloniale se fissure et partout dans le monde, les protestations visant à la libération de Mandela se font entendre. Le mythe Mandela se construit. Finalement, en 1990, les autorités annoncent la libération du leader de l’ANC, sans conditions. Mandela, pas rancunier, négocie main dans la main avec Frederik de Klerk, l’ancien président du pays. Comme toujours, il prône l’union avant tout. Affaibli, il se présente cependant aux élections. Quatre ans après sa libération, en 1994, il devient le premier président noir de la République d’Afrique du Sud, dans un contexte de liesse populaire.A l’issue de quarante-six années de ségrégation raciale et avec un contexte sociétal toujours très tendu, cette nouvelle est historique. Mandela gratifie ces résultats de son calme sourire, serein. Dès lors, le mythe devient réalité. Partout dans le monde, on veut s’afficher en sa compagnie, l’écouter, recevoir ses conseils. Mandela est l’homme sage de la classe politique, un Gandhi des temps modernes. Au terme de son unique mandat, malgré quelques politiques visant à améliorer le quotidien des Noirs sud-africains et la faible diminution des inégalités, les Sud-Africains ont un goût amer. L’apartheid est malheureusement une réalité encore bien visible en Afrique du Sud et les successeurs de Mandela n’ont pas non plus réussi à rompre avec ce sombre héritage. Mandela s’éteint le 5 décembre 2013, sous les yeux émus du monde entier. Il incarne, à lui seul, l’injustice d’une nation toujours prisonnière de son passé.

La Rédaction

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