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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

«Des produits suspects pour les cantines scolaires tchadiennes ? ». Cette interrogation aux allures d’une quête de vérité, découle du Coup de Badangaï 757 du Coordinateur National du Programme de Lutte contre le Paludisme au Tchad Dr Djiddi Ali Sougoudi, qui cherche à prévenir les citoyens et surtout mettre devant leurs responsabilités les autorités compétentes contre un danger imminent. Ainsi, en professionnel averti, Dr Djiddi Ali Sougoudi renseigne que : « Pour le déparasitage des enfants tchadiens, il circulerait des médicaments douteux qui sont en fait du Praziquantel (Biltricide: produit contre la bilharziose) serait livrés aux cantines par une entreprise. Ces produits seraient manipulés dans leurs dates de péremption telles que vues sur ces images. Le ministère de l’éducation et la direction qui gère ces approvisionnements sont vivement interpellés pour faire la lumière. On se demande par ailleurs jusqu’où va la cupidité des hommes qui s’adonnent à de telles manipulations qui compromettent la santé de nos enfants en âge scolaire dans nos écoles! L’inspection du Ministère de l’éducation est tenue de faire toute la lumière sur cette affaire abracadabrante qui prévaut depuis janvier 2019.Nous voulons juste savoir pourquoi les fiches autocollantes sur les boîtes sont dilacérés de la sorte et pourquoi un tampon suspicieux est utilisé pour estampiller les boîtes à comprimés de Praziquantel? Pourquoi les boîtes à nutrition sont aussi manipulées dans leur écriture aux flancs de boîtes? Que toute la lumière soit faite et urgemment ! ».

La seconde internaute tchadienne eut abordé un sujet assez sensible touchant les lois du mariage dans la religion musulmane. Eva Souleyman, c’est d’elle qu’il s’agit, a eu le mérite de partager son analyse en suscitant également quelques réactions sur le net. Selon Eva Souleyman : « Les règles sont bien établies et la religion musulmane ne permet pas le mariage consanguin quand l'affiliation est directe; il suffit de lire la Sourate les Femmes. Les us et coutumes prennent le dessus sur les religions, dans les temps d'antan, la durée de vie était courte donc les filles se mariaient entre 13-14 ans et à 17 ans un garçon était considéré un Homme. « Vous sont interdites vos mères, filles, sœurs, tantes paternelles et tantes maternelles, filles d’un frère et filles d’une sœur, mères qui vous ont allaités, sœurs de lait, mères de vos femmes, belles-filles sous votre tutelle et issues des femmes avec qui vous avez consommé le mariage; si le mariage n’a pas été consommé, ceci n’est pas un péché de votre part; les femmes de vos fils nés de vos reins; de même que deux sœurs réunies exception faite pour le passé. Car vraiment Allah  est Miséricordieux.»[Sourate 4 - Verset 23])

Une observation signée Ali SGr Dicko  vient alerter les internautes Tchadiens sur la prolifération d’un genre nouveau d’internautes proches du régime de N’Djamena, qui règne sans partage. Laissons-lui la parole : « N'avez-vous pas remarqué quelque chose de nouveau sur les réseaux sociaux depuis quelques temps ? Moi, si. D’abord, une présence extraordinaire des ténors du régime au pouvoir qui, jadis sous réserve ne pipent quasiment un mot, ont envahi d'une manière ou d'une autre le réseau bleu et Twitter. Est-ce une liberté accordée au plus haut sommet de l'Etat ? Ou bien, une stratégie nouvelle pour conquérir les jeunes et contrecarrer l'as des réseaux sociaux, le parti Transformateur et les Activistes qui troublent le sommeil du pouvoir à l'approche des élections ? Ou bien encore, c'est bien récemment que le Mouvement Patriotique du Salut(MPS) a su la force des réseaux sociaux et son influence ? Ensuite, l'humour. Les tchadiens naturellement sensibles de discuter sur certains sujets (Religion, Ethnie....) dans le respect, utilisent l'humour, parfois l'humour noir, pour banaliser certains sujets tabous. Heureusement, il y a un engouement à telle enseigne que, même certaines autorités politique et administrative, nouvellement arrivées exercent cette liberté d'expression de la plus des manières. Parfois, elles se lâchent et montrent ainsi un visage simpliste ; elles qui, en réalité, s'engouffrent caustiquement et contre la jeunesse. Est-ce une manière de distraire la toile ? Ou une manière de paraître plus proche de la jeunesse ? Ou encore, une manière d'empêcher les jeunes de débattre sur les vrais sujets afin d'influencer la société positivement ? Et après les élections ? Une réflexion approfondie est nécessaire ».

La quatrième réflexion sélectionnée par la Rédaction provient du journaliste, Blogueur et Activiste tchadien Makaïla Nguebla vivant en exil en France depuis quelques années déjà. Il a abordé un sujet qui fâche concernant  l’Activiste Tchadien Tokama Kemaye détenu selon lui, depuis dix mois à Amsinéné par erreur judiciaire. Notre confrère Makaïla Nguebla fait la lumière sur les conditions du détenu précité. Il fait parler l’intéressé lui-même en affirmant que : « Je ne peux pas en même temps défendre les pauvres et en temps prendre les armes » déclarait Tokama Kemaye, détenu depuis 10 mois au Tchad. L’activiste tchadien Tokama Kemaye détenu depuis dix (10) mois à Amsinéné par erreur judiciaire. Apôtre de non-violence et activiste, Tokoma Kemaye, citoyen tchadien a été transféré à Amsinéné où il est détenu depuis avril 2019. Son seul tort : avoir manifesté pacifiquement, le 25 avril 2019 avec treize autres personnes contre la pénurie du gaz butane, essentiel pour la survie des populations tchadiennes privées de leurs droits fondamentaux.« Je ne peux pas en même temps défendre les pauvres et en même temps prendre les armes » déclarait Tokama Kemaye, qui clame toujours son innocence devant les accusations infondées dont le fait d’objet depuis son arrestation au Tchad. En effet, activiste et militant pacifique, Tokama Kemaye n’a jamais fait usage d’armes à feu comme moyen de revendication politique et sociale. Il est aujourd’hui détenu par erreur de la justice tchadienne qui a cru naïvement à ses liens supposés avec un groupe armé alors que Tokoma Kemaye n’a jamais connu les responsables de la rébellion tchadienne qui eux se trouvent à l’étranger et lui au Tchad. Aujourd’hui, son arrestation et sa longue détention sont illégales et arbitraires. Car Tokama a lutté toujours avec des moyens pacifiques et non-violents pour défendre sa cause et celles de ses concitoyens. Selon nos sources, mêmes les autorités tchadiennes sont convaincues de son activisme pacifique et de son innocence. Elles doivent œuvrer en faveur d’un règlement pacifique pour le libérer avant que le Groupe de Travail contre les Détentions Arbitraires (GTDA) ne soit saisi dans les prochains jours pour plaider sa cause.C’est dans le cadre de la recherche de solution pour la libération du jeune activiste tchadien, que son avocat Me Frederic Nadjinqué animera une conférence de presse ce samedi 11 janvier à 11 heure à N’Djaména, capitale tchadienne. L’engagement pour les droits fondamentaux ne peut être une source d’arrestation de longue durée pour des militants pacifiques. La libération du jeune Tokama Kemaye fait désormais partie des prioritaires de l’agenda 2020 des organisations locales et internationales des droits de l’homme qui interviennent au Tchad. Aucun citoyen ne peut être illégalement détenu sans motif juste. C’est pourquoi, les autorités tchadiennes doivent rompre avec cette culture de l’arbitraire qu’elles entretiennent pour neutraliser les voix dissidentes comme le soulignent Amnesty International et d’autres organisations qui interagissent au Tchad. Selon, elles les autorités tchadiennes utilisent des lois contre leurs citoyens qui revendiquent leurs droits légitimes de vivre dignement chez eux au Tchad. L’eau, l’habitat, l’éducation, la santé font partie des besoins vitaux hiérarchisés par le psychologue Maslow, concepteur de la pyramide qui porte son nom. Idriss Deby et son équipe ne peuvent pas diriger le Tchad dans la négation absolue des théories élémentaires qui fondent un Etat démocratique pour rendre le vivre ensemble possible ».

En principe le sujet relatif à la Diya n’est plus à l’ordre du jour, mais attention ! Dans un pays comme le Tchad où la stabilité politique ne rassure guerre personne, il ne faut jamais être surpris qu’il revienne encore parmi les sujets à débattre avant ou pendant la campagne législative ou plus tard. Surtout que cette problématique de la Diya est presque liée aux difficultés de cohabitation pacifique, voire  l’insécurité dans un pays où plus de 200 ethnies vivent ensemble  sur un territoire qui dépasse quatre ou six par sa grandeur d’autres pays africains ou occidentaux. Voilà pourquoi le sujet abordé par économiste et analyste politique Kébir Mahamat Abdoulaye a une fois de plus retenu l’attention de la Rédaction. Publiée depuis le 7 avril 2019, la réflexion de monsieur Kébir Mahamat Abdoulaye n’a pas encore perdu sa tonicité. Surtout son auteur eut commencé avec une question très pertinente : « Faut-il supprimer ou conserver la Diya au Tchad ? Mais d'abord qu'est ce que la Diya, ses pratiques et limites au Tchad ? » Selon la définition qu’il a donnée de lui-même, puisqu’il n’a cité aucune source : « La Diya en arabe est une règle coutumière instaurée dans la péninsule arabique avant l'arrivée de l'islam pour compenser financièrement une victime ou sa famille après un homicide (meurtre).Le grand père du prophète Mohamed (ppsl), Abdel-moutalib a fixé le nombre de 100 dromadaires pour un crime humain. Après l'arrivée de l'islam, celui ci a réinstauré la doctrine de la Diya mais en fixant des règles précises et il l'intègre dans le droit pénal islamique. Au niveau de son application et procédure, la Diya est appliqué en général en cas d'homicide involontaire, c'est à dire un crime sans préméditation, action volontaire ou un projet d'assassinat. Il est appliqué aussi en cas d'homicide volontaire. Ainsi l'islam prévoit plusieurs choix en cas de meurtre : le Diya, le pardon, la loi de talion ! Le Diya en soi n'est pas le prix de la vie humaine mais un acte de réparation des préjudices causés à la victime ou sa famille.

Quand le régime de  la Diya était appliqué au Tchad ?

Avant la création du Tchad suivant sa forme actuelle, sur ce territoire vivaient des empires, royaumes et d'autres peuples qui possédaient leur législation en matière de justice pénale. L'introduction des règles de Diya étaient appliquées avec l'arrivée de l'islam au Tchad vers les 8 siècles à partir du royaume du Kanem, puis par les autres royaumes et certaines populations. Donc la Diya existait depuis le 8 siècle et appliqué de façon régulière dans de nombreuses communautés islamisées du Tchad.

La Diya appliquée au Tchad à nos jours respecte t- il celui de l'islam ?

Même pendant, après la colonisation française avec l'introduction du droit français et après l'indépendance du Tchad, les pratiques de la Diya continuaient à être appliquées au sein de plusieurs communautés et sa gestion relève plus des autorités religieuses et de chefferies traditionnelles ( sultans, chefs de canton...).Au fur à mesure et surtout avec l'avènement des mouvements politico-militaires et de leur accession au pouvoir, qui s'accompagnaient par le nombre élevé des crimes, conflits, leurs règlements et résolutions se passaient entre les règles coutumière, traditionnelles et les règles de laDiya fixées par l'islam. D'où la multiplication de règlements de la Diya de façon discriminatoire et par des accords passés entre certaines communautés ethniques. Dans ces accords, le montant de la Diya était très faible de 4 millions Fcfa pour l'homicide involontaire et volontaire. Mais il existe des communautés qui ne sont pas signataires et le montant de la Diya peut être excessif. La discriminatoire dans l'application de la Diya dans certaines ethnies, même au sein d'une ethnie, clan, son montant varie en fonction parfois le statut de victime. Donc les pratiques de la Diya au Tchad ne sont pas conformes au régime juridique de la Diya établi par l'islam car, des accords intercommunautaires et autres règles coutumières et traditionnelles des communautés ont modifié et fixé d'autres procédures et règlements.

Les pratiques de la Diya et la constitution

La nouvelle constitution du Tchad qui a repris les dispositions de l'ancienne constitution n'interdit pas les pratiques de la Diya mais elle n'impose pas à tous les citoyens, communautés ethniques. Ainsi les articles de 161 à 163 disposent que les règles coutumières et traditionnelles ne s'appliquent que les communautés où elles sont reconnues jusqu'à leur codification. Mais pourquoi la codification n'est pas initiée et pourtant ces mêmes dispositions existaient déjà dans la constitution de 1996 ? L'absence de codification ou la suppression des pratiques de Diya a encouragé le développe d'une justice parallèle, le vendetta... mettant en cause la justice de la république et l'application de l'action pénale contre les auteurs de crimes les plus abjects, fragilisant ainsi l'édification de l'Etat de droit, la cohésion pacifique. L’absence de sa codification comme indiquée dans la constitution non seulement, cela pose des problèmes aux communautés au sein desquelles elle est appliquée en laissant la place aux règles arbitraires imposées par coutumes et traditions, mais elle soulève aussi de préoccupation aux communautés qui ne reconnaissent pas la DIYA bien qu'il relève de l'action civile pour réparer des préjudices causés. Alors au nom de laïcité, faut-il supprimer la DIYA ou plutôt l'intégrer dans le cadre de l'action civile conformément aux dispositions indiquées dans la constitution en légiférant une loi, mais l'action pénale doit être appliquée aux auteurs d'homicides involontaires et volontaires conformément au code pénal Tchadien ? »

La Rédaction 

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