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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

C’est un extrait des multiples réponses données par le Responsable pour l’Afrique de l’Ouest au sein d’Internet Sans Frontières, dont les propos ont été recueillis par le journaliste Michaël Tchopodo pour le compte du Site Cio Mag. Répondant ainsi aux cinq questions de notre confrère de la Rédaction Cio Mag,Dr Qemal Affagnon eut exposé en temps record les contraintes liées à la liberté d’expression sur les réseaux sociaux en Afrique.On se permet même de dire qu’il a fait un résumé de la situation à Cio-Mag.Dr Qemal Affagnon a affirmé dans cette interview que l’Afrique est la deuxième région la plus touchée au monde par les blocages du réseau Internet. Dans sa première réponse à la question au journaliste Michaël Tchopodo le point de vue qu’il eut défendu en tant qu’invité lors de la table-ronde sur la liberté d’expression à l’ère des réseaux sociaux organisée à Berlin en Allemagne , le responsable pour l’Afrique de l’Ouest au sein d’Internet Sans Frontières reconnait dans un premier temps qu’il a pris par à cette table-ronde le 20 janvier 2020,avant d’indiquer que son intervention à porter  sur l’impact économique des coupures d’Internet en Afrique. « En me basant sur le nombre total de coupures d’Internet qui ont eu lieu sur le continent Africain, je suis parvenu au constat que ces actions témoignent d’une atteinte directe à la liberté d’expression. Au cours de mon intervention, j’ai par ailleurs insisté sur le fait que l’Afrique est aujourd’hui la deuxième région la plus touchée au monde par les blocages du réseau Internet », ajoute-il.Malheureusement estime Dr Qemal Affagnon, de tels actes continuent à se produire comme on a pu le voir récemment au Togo où, les installations de l’opérateur Togocom ont connu de sérieuses perturbations durant 22 heures. « D’après Netblocks, une organisation avec qui nous collaborons dans le cadre de nos activités, une journée de coupure  d’Internet fait perdre près de 158 millions de francs Cfa à un pays tel que le Togo. De plus, je tiens à rajouter que durant la table-ronde, j’ai mis l’accent sur le fait que de tels actes mettent en danger la liberté d’expression et témoignent d’un échec de gouvernance politique »,témoigne dans un langage assez sincère.Et ce n’est pas fini, puisque le journaliste de la Cio-Mag lui avait demandé dans sa seconde question si les internautes africains jouissent-ils réellement de leur liberté d’expression via les réseaux sociaux face aux coupures périodiques d’Internet, à l’instabilité  de la connexion internet et à la cherté du coût d’accès à internet.Selon monsieur Affagnon d’Internet Sans Frontières Afrique de l’Ouest, au regard de toutes ces pratiques, il y a lieu de s’alarmer car aussi bien l’instabilité de la connexion internet, les coupures périodiques d’internet que  la cherté du coût d’accès à internet empêchent les internautes africains de jouir réellement de la liberté d’expression sur les réseaux sociaux. A la mi-janvier par exemple,  son organisation a pu  noter une instabilité sur les câbles de fibre optique sous-marins West African Communication System qui relient 14 pays d’Afrique de l’Ouest et South Africa Transit 3 qui connecte une dizaine de pays de la région. Sur la côte ouest de l’Afrique, ces câbles  fonctionnent malheureusement à 20% de leur capacité ou moins.Au-delà des pannes répétées que connaissent ces installations, les internautes ne  bénéficient pas pleinement des avantages que devraient leur procurer les câbles de fibre optique. De plus, dans de nombreux pays, les internautes ne sont pas toujours  à même  de s’exprimer librement sur Internet, même si l’utilisation des technologies numériques pour diffuser des commentaires le permet. Ces derniers temps au Bénin par exemple, les utilisateurs des réseaux sociaux et certainement Internet Sans Frontières, tous assistent également à une situation préoccupante qui se caractérise par  une série d’interpellations à l’encontre des journalistes.

Il ajoute immédiatement comme réponse à la troisième question du journaliste du Site Cio-Mag qui lui demandait ce que les utilisateurs des réseaux sociaux  et les organisations qui défendent leur Droit doivent faire face aux Fake news et les vols de données à caractère personnel constituant ainsi d’autres freins à cette liberté d’expression. Dr Qemal Affagnon révèle  au journaliste Michaël Tchopodo du Site Cio-Mag qu’au cours de la table-ronde, plusieurs interventions ont dénoncé le fait que sur les réseaux sociaux, les données privées sont parfois utilisées à mauvais escient à travers les  fake news par exemple. Il faut dire que la  data est aujourd’hui l’une des plus importantes vaches à lait d’Internet, dont les géants des réseaux sociaux tirent déjà largement profit en l’exploitant et en la revendant à des annonceurs. C’est pour cette raison qu’il estime que les questions liées à la régulation des réseaux sociaux en Afrique sont dorénavant d’une importance capitale.En tant que  Représentant d’Internet Sans Frontières en Afrique de l’Ouest, monsieur Qemal Affagnon  croit fermement que le second livre du Code du numérique intitulé « Outils et écrits électroniques »garantit l’accès équitable et la liberté d’expression des internautes sur les réseaux sociaux. Tout en s’appuyant sur le cas du Bénin, un des pays d’Afrique de l’Ouest, Dr Qemal estime que ce second livre porte sur la valeur juridique des actes électroniques tels que : les écrits, signatures, cachets, horodatages et archivages électroniques de même que sur l’authentification de sites Internet. En dehors du Code du numérique, le pouvoir Constituant contient également des dispositions qui  garantissent la liberté d’expression. Cette liberté, définie et garantie par le droit est également présente  dans  plusieurs textes internationaux  tels que : la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, la Déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques du 16 décembre 1966  et la Charte africaine des Droits de l’Homme et des Peuples du 27 juin 1981.Et enfin, il termine en répondant à la cinquième question du journaliste de Cio-Mag sur les limites à cette forme de liberté d’expression que malgré  les mécanismes mis en place pour garantir la liberté d’expression en Afrique, certains pays imposent dorénavant  des taxes  sur l’utilisation des réseaux sociaux sous couvert de vouloir augmenter les recettes de l’État. Toutefois, dans de nombreux cas, ces taxes entravent l’exercice du droit à la liberté d’expression des internautes sur Internet. En dehors des taxes, les arrestations arbitraires de praticiens des médias et les interférences politiques injustifiées dans la presse caractérisent aussi les limites à la liberté d’expression sur les réseaux sociaux.

La Rédaction

 
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