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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Au Burundi, les manœuvres ont bien commencé dans l’Etat major du parti au pouvoir dans la perspective de la présidentielle fixée en mai 2020. L’honneur revient au général Évariste Ndayishimiye de défendre les couleurs du parti au pouvoir dirigé aujourd’hui par le président Pierre Nkurunziza, dont il est proche. Publiée le mardi 28 janvier par la RTBF avec agences, cette information révèle aussi que le général Ndayishimiye est un produit de la rébellion hutu  ayant accédé au pouvoir au terme d’une fratricide guerre civile entre 1993 et 2006. Les rumeurs l’ont régulièrement présenté comme le potentiel successeur favori à la succession de monsieur Nkurunziza qui a décidé de ne pas se représenter. Il a été officiellement désigné par le Conseil national pour la Défense de la Démocratie –Forces de Défense de la Démocratie (CNDD-FDD)  afin  de porter les couleurs du parti au pouvoir à la prochaine élection présidentielle du 20 mai lors d’un congrès extraordinaire dimanche à Gitega dans le centre du pays. Âgé de 52 ans, monsieur Évariste Ndayishimiye est l’un des maillons forts du système qui dirige aujourd’hui le Burundi et il est bien connu par ses compatriotes. Il gère actuellement le parti au pouvoir en qualité de secrétaire général. Il se plait à passer la majeure partie de son temps sur le terrain où il participe aux travaux communautaires, et  organise des réunions tout en distribuant des vivres aux nécessiteux, exactement comme son mentor Nkurunziza. Il a occupé de nombreux postes, notamment ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique (2006-2007), chef de cabinet militaire et civil du président. Le général Ndayishimiye compte parmi les principaux chefs militaires du CNDD-FDD ayant participé en 2003 à la signature de l’accord de cessez-le-feu de la guerre civile qui emporta au moins 300 000 vies humaines.
Le candidat désigné à la présidentielle de mai prochain venait de s’inscrire à l’université du Burundi lorsque la guerre civile éclata en 1993. Alors qu’il était en 2e année de droit, les extrémistes tutsis ont massacré de dizaines d’étudiants hutus en 1995. Il en échappa par miracle et alla gonfler les rangs de la rébellion encore à l’état embryonnaire à l’époque. Pierre Nkurunziza suivra à peu de chose près la même trajectoire. Le président Nkurunziza préside aux destinées du Burundi depuis 2005 et a manifesté publiquement sa volonté de libérer le fauteuil présidentiel en 2018.  En 2015, l’annonce de sa candidature à un troisième mandat controversé avait plongé le pays dans une grave crise politique émaillée de violences qui ont fait 1200 morts et plus de 400 000 déplacés  entre avril 2015 et mai 2017, selon es estimations de la Cour pénale internationale (CPI). Monsieur Ndayishimiye comme Nkurunziza est un fervent chrétien à la seule différence qu’il est catholique et son mentor est un évangélique « né de nouveau ». «Dieu a multiplié les signes qui annoncent ce qui vient de se passer », a-t-il d’ailleurs déclaré dimanche dans son discours d’acceptation en Kirundi. « Il y a quelques jours, un pigeon s’est posé sur la tête de mon épouse », a-il- expliqué, y voyant un signe de Dieu. «J’accepte sans hésitation d’être le candidat du parti CNDD-FDD, a-t-il complété, après avoir lancé un hommage très appuyé à son frère d’armes Pierre Nkurunziza. « C’est un homme plutôt ouvert, d’abord facile, qui aime blaguer et rire avec ses amis », décrit un ami de ses amis à l’AFP sous couvert de l’anonymat. «Mais contrairement à Nkurunziza qui est un animal au sang froid et très sobre (…), Evariste Ndayishimiye est plutôt colérique, s’emporte très facilement au risque de s’enflammer », a-t-il ajouté. « Il a une réputation d’ouverture et d’honnêteté  contrairement aux autres généraux » issus des rangs de la rébellion, a confié à l’AFP un diplomate. «C’était le meilleur choix mais il aura fort à faire pour impulser le changement et l’ouverture à l’opposition dans un parti dominé par un courant extrémiste et sectaire », a commenté ce fin connaisseur des arcanes du pouvoir burundais. Pour Pacifique Niminahazwe, l’une des principales figures de la société civile, c’est encore prématuré pour voir dans sa nomination un signe d’inflexion du régime, tout en ne l’excluant pas. «C’est trop tôt pour dire s’il représente un espoir de sortie de crise. Certes Evariste Ndayishimiye n’est pas cité dans les nombreux crimes du régime, mais l’inconnu reste l’étendue de l’emprise de Nkurunziza sur le nouveau président, la qualité du processus électoral et les intentions » du futur candidat du parti au pouvoir, a-t-il déclaré à l’AFP.
Moussa .S Yowanga
Information importante (Sources Wikipédia)
Évariste Ndayishimiye est né dans la commune de Giheta dans la Province de Gitega, au centre du Burundi en 1968. En 1995, alors qu’il est étudiant à l’Université du Burundi, il échappe de justesse à la purge des étudiants Hutus menée par certains de leurs camarades, des extrémistes Tutsis. Il rejoint vite les Forces de défense de la démocratie (FDD) qui ont pris les armes après l’assassinat du Président Hutu Melchior Ndadaye. Il fera donc partie des premières recrues des FDD.Pendant une décennie, dans les maquis des FDD dans la forêt de la Kibira (au Burundi) et dans l’est de la République Démocratique du Congo (dans la presqu’île d’Ubwari), Evariste Ndayishimiye est commandant dans différentes régions et gravit tous les échelons pour enfin présider le bureau chargé de la conception et de la planification de la politique de la lutte.En 2003, lorsque le CNDD-FDD signe l’accord global de cessez-le-feu, Evariste Ndayishimiye devient le chef d’Etat major général adjoint des nouvelles Forces de Défense Nationale (FDN) avec rang de Général. Puis entre 2006 et 2007, il est nommé ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. C’est après qu’il devient chef de cabinet militaire à la présidence, poste qu’il occupera jusqu’en 2014 pour prendre, l’année suivante, la tête du cabinet civil du Président Pierre Nkurunziza. Et en août 2016, il est élu Secrétaire général du CNDD-FDD, poste qu’il occupait jusqu’à son élection de cet avant-midi.Le 26 Janvier 2020, Il est élu comme candidat du parti à l’élection présidentielle du 20 mai 2020
 

 

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