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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Il y a un phénomène social sans précédent à savoir l’augmentation significative des femmes sans enfants dans les pays développés. L’information a été publiée hier mardi 17 décembre sous la plume de notre consœur Marie Verdier. Son article soulève une question sociétale majeure qui touche aux valeurs familiales traditionnelles dans plusieurs pays. L’accent est mis particulièrement dans les pays développements où plusieurs d’entre eux ont dépassé le taux de 20% de femmes restées sans enfant. La plupart de ces pays situés en Asie du sud-est sont dans la même tendance que Hong Kong où plus d’une femme sur trois soit 35% née en 1972 est restée sans avoir d’enfants. «La pression pour le mariage, les fortes inégalités entre hommes et femmes, les contraintes économique, le coût prohibitif pour élever un enfant contribuent à l’augmentation  du célibat et au fait de ne pas avoir d’enfant », explique le démographe. La progression de la part des femmes sans enfant est forte et l’on peut observer ce phénomène dans la plupart des pays riches, y compris dans des Etats du vieux continent où les évolutions sociales ont été très rapides.

S’agissant de l’Espagne, le taux devrait atteindre 25% pour les femmes nées en 1975, soutiennent Albert Esteve et Rocio Trevino, du Centre d’études démographiques espagnol. S’il n’est aisé de tracer une frontière  nette entre les situations imposées et celles relevant des choix d’ordre personnel. Pour les démographes, l’Emancipation tardive en Espagne- 61% des 18-25 habitent chez leurs parents- n’est pas étrangère à cette situation. «Quantité de facteurs structurels concourent au fait que la maternité devienne une question de choix personnel », indique la sociologue Anne-Gotman, auteure de Pas d’enfant. Cela traduit clairement la volonté affichée de ne pas engendrer. En se basant sur les travaux du sociologue allemand Ulrich Beck. «Elle rappelle que, poussée à son paroxysme, la société de marché est une société sans enfant reposant sur l’individu  débarrassé de tout handicap relationnel, conjugal ou familial. Et s’il y a une meilleure acceptation sociale de la vie sans enfant, « le phénomène est loin d’être inédit », suggère-t-elle en parlant des inquiétudes, de Polybe concernant une Grèce antique souffrant d’un arrêt de la procréation» et d’une disette d’hommes. Durant le 20e siècle, le taux d’infécondité a épousé une courbe en U sur le continent européen. 

Moussa S. Yowanga

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