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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Confronté à une crise politique sans fin apparente, le pays traverse une période délicate du point de vue également économique puisque l’économie déjà faible est entrée en récession en 2019, avec une réduction de 1,2% selon le Fonds Monétaire International (FMI) conséquence de plusieurs mois de paralysie totale des activités en raison de la crise politique. L’information a été publiée le 26 décembre par le journal de Montréal citant l’AFP. «L’année a commencé avec l’incapacité du gouvernement à faire passer son budget au parlement. Ensuite, le Président Jovenel Moïse, malgré sa majorité parlementaire, n’a pas pu faire valider un premier ministre. Et finalement, avec le « Peyi ok », les chaînes d’approvisionnement ont été bloquées sur l’ensemble du territoire », a commenté jeudi l’économiste haïtien Kesner Pharel après la publication des résultats annuels par le FMI.

L’expression créole peyi lok, ou pays verrouillé est devenue populaire en Haïti du fait des récurrents épisodes de contestations violentes dirigées contre le pouvoir en place. La contestation populaire a basculé lorsque les activités socio-économiques ont connu un blocage entre fin août et début décembre, causant notamment une fermeture inattendue des écoles pendant plusieurs mois. «Des personnes vulnérables, qui vivent avec 4 dollars américains par jour, ont perdu leur emploi, particulièrement dans les secteurs du tourisme et de la construction », explique monsieur Pharel. « Ces vulnérables se retrouvent aujourd’hui au niveau de la pauvreté. Les pauvres sont au niveau de l’extrême pauvreté (1,90 dollar par jour, NDLR) et ceux qui étaient dans l’extrême pauvreté sont aujourd’hui dans la misère : il y a un déclassement au niveau de la pyramide sociale », note l’économiste, évoquant  une «année noire ». On observe une accalmie relative en Haïti en raison des fêtes de fin d’année. Ce qui suppose par ailleurs la perspective d’une reprise des manifestations en janvier dommageable pour une éventuelle relance de l’économie. «On peut définitivement parler de grande récession, comme on l’a dit pour les pays les plus avancés après la crise de 2008 », regrette monsieur Pharel. Il n’y a aucun signe de décrispation à l’horizon puisqu’au dialogue n’a encore été entrepris entre le pouvoir et la société civile ensemble avec les groupes traditionnels de l’opposition politique réclamant la démission du président Jevenel Moïse. Ce dernier concentre la colère populaire depuis l’annonce par la Cour supérieure des comptes de sa présumée implication dans un large scandale de corruption au cours de dix dernières années en Haïti.

Moussa  S.Yowanga

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