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France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

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Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Quatre continents, quatre infos différentes relayées respectivement par les journaux comme Le devoir, Le temps, Le journal de Montréal,  et Francetvinfos. La Rédaction a choisi pour vous quelques actualités marquantes de fin d’années afin de vous permettre de terminer l’année 2019 dans la réflexion.

 

En Amérique latine, notamment au Brésil, le journal Le devoir consacre un article sur le bilan à mi-mandat du président titré ; Au Brésil, un an de Bolsonaro, 50 ans de recul : « Un an après l’arrivée au pouvoir du populiste Jair Bolsonaro, la résistance s’organise dans un Brésil qui, à gauche comme au centre, compte désormais ses pertes en matière de droits et de libertés. Guilherme Boulos est une des figures ascendantes de cette nouvelle opposition. Le Devoir l’a rencontré la semaine dernière à São Paulo, mégalopole brésilienne. « La communauté internationale doit aider les Brésiliens à conserver leur démocratie. » Depuis quelques minutes dans un café de São Paulo, bouteille d’eau gazeuse à la main, Guilherme Boulos, étoile montante de la gauche brésilienne, explique, dissèque et décrypte un pays qui vient de vivre une première année sous la présidence autoritaire de Jair Bolsonaro. Le populiste a pris le pouvoir le 1er janvier dernier. « Les leaders du monde démocratique doivent se préoccuper de la souffrance des Brésiliens, des crimes contre les indigènes, contre l’environnement, contre les libertés individuelles. Ils doivent exercer une pression constante sur ce gouvernement, y compris par des sanctions économiques. Il n’est pas acceptable aujourd’hui qu’un État dans le monde qui défend la démocratie fasse des affaires avec le Brésil. » En cette fin d’année, quand Boulos comme on l’appelle simplement ici « regarde en arrière », c’est le mot « tragédie » qui lui vient spontanément à l’esprit. « Le Brésil est entré dans un moment difficile de son histoire. Nous venons de vivre une année de recul. En matière de droits sociaux, de droits constitutionnels, d’accès universel à l’éducation et aux soins de santé. Ce gouvernement est celui de la dévastation. Il détruit les avancées sociales. Il détruit la vie des gens. Il détruit nos forêts. Ce qui se passe en Amazonie n’est pas un accident. C’est le résultat de politiques délibérées visant à accélérer la déforestation [par des incendies criminels qui restent impunis] au nom du développement de l’agriculture et de l’extraction de minerais. C’est un crime. »

Et il ajoute : « Le gouvernement Bolsonaro vient de permettre l’utilisation de 300 nouveaux pesticides extrêmement toxiques interdits jusqu’à maintenant. C’est ça, le Brésil d’aujourd’hui. » La fin de la trentaine, la barbe parfaitement taillée, la voix grave, Boulos parle sans détour et sans peur dans un pays où la menace plane désormais sur l’opposition, et particulièrement sur les détracteurs les plus audibles de Bolsonaro, dont il fait partie. « J’ai deux gardes du corps, admet-il. Chaque jour, je reçois des menaces de mort. Le climat actuel est un climat de rage que le président stimule lui-même par ses déclarations incendiaires. Être dans l’opposition aujourd’hui impose de se mettre à risque. » Mais l’ex-candidat à la présidence pour le compte du Parti socialisme et liberté (PSOL) lors des élections de 2018 — il n’avait alors récolté qu’un minuscule 0,58 % des voix n’est pas à la veille de se taire, lui qui, chaque semaine, poursuit son ascension, soutenue par un balado vidéo à la popularité grandissante ici au Brésil, intitulé Café com Boulos, dont il est la vedette. Le titre fait un clin d’oeil au traditionnel café com bolos (café avec gâteau), composante essentielle du quotidien des Brésiliens. Récemment, il y a dénoncé l’assassinat de quatre indigènes de la communauté Guajajara dans l’État de Maranhão, cibles désormais faciles et malheureusement ordinaires des spéculateurs terriens qui cherchent à mettre la main sur leurs terres ancestrales. Et n’ont désormais plus de scrupules à le faire avec violence. Par ce canal, il s’est porté également à la défense du philosophe Paulo Freire, promoteur d’une éducation critique pour libérer les indigènes des chaînes paternalistes du colonialisme, et dont la mémoire est régulièrement traînée dans la boue par Bolsonaro. « Il faut investir ces espaces de communication pour ne pas les laisser uniquement dans les mains de cette droite radicale et violente, dit-il. Ce balado, c’est une façon d’entrer en conversation avec le Brésil, de lui montrer qu’une autre perspective peut exister. » Et la mécanique commence à porter ses fruits. « Tout le monde aime Boulos aujourd’hui et plusieurs le voient déjà comme le prochain Lula [l’ex-président brésilien envoyé en prison sous des accusations de corruption par Bolsonaro] », résume Anna-Carolina, début de la trentaine, qui travaille dans le monde du documentaire. Son influence est très grande au sein des mouvements sociaux dont il est issu, mais elle tend à s’étendre au-delà. » Dans le café où l’on discute, une femme passe près de la table, le reconnaît et vient l’embrasser chaleureusement. Elle dit travailler dans le monde de l’éducation, le félicite pour son combat et l’assure de son soutien. Tout ça se passe très vite. En portugais. «Chaque jour, quand je rentre dans mon appartement, je remercie Dieu et Guilherme Boulos, laisse tomber en souriant Alenilza Silva dans son petit logement du complexe immobilier João Candido de la ville de Taboão da Serra, en banlieue de São Paulo, un projet de résidence communautaire à faible coût mis au monde par le Mouvement des travailleurs sans toits (MTST) dont Boulos est devenu au fil des ans une des figures emblématiques. Il n’a pas peur de se porter à la défense des exclus, des oubliés de la société, de mettre son visage en avant pour encaisser les coups. » « Il manque un peu de maturité politique, mais il est sur le bon chemin », estime pour sa part le prêtre catholique Edilberto Senna, rencontré dans sa maison de Satarèm, dans le nord de l’Amazonie, où il vient en aide, par la formation à la résistance, aux communautés indigènes oppressées par les grileiros, ces usurpateurs qui pratiquent l’appropriation illégale des terres dans ce coin de pays pour mieux les vendre ensuite à l’agroalimentaire. « Dans une dizaine d’années, il pourrait prendre le pouvoir et faire entrer le Brésil dans un nouveau cycle politique. »

Pour le moment, Guilherme Boulos ne cherche pas à regarder aussi loin, préférant plutôt se concentrer sur l’instant présent et les élections municipales de 2020 qui, pour lui, doivent devenir un référendum sur l’action politique et les dérives autoritaires de l’actuel gouvernement « dans lequel il y a plus de militaires que lors de la dictature », dit-il. « Ces élections vont être très importantes pour démontrer qu’il existe une autre voie, celle de la rue et de la mobilisation sociale. Dans les grandes villes du pays, dans les municipalités rurales, il faut rejeter massivement l’autoritarisme de Bolsonaro, sa vision étriquée, polarisante et violente du monde. L’ex-président brésilien Juscelino Kubitscheck [en poste dans les années 1950] a eu pour projet de faire avancer le Brésil de 50 ans en avant en 5 ans. Bolsonaro, lui, vient de le faire reculer de 50 ans, en une seule année », et les Brésiliens commencent désormais à s’en rendre compte. « Bolsonaro pouvait compter sur 60 % de satisfaction au sein de la population en janvier 2019, dit Boulos. À la fin de cette année, cet appui a fondu de moitié et s’établit à 30 %. C’est la plus grande chute lors d’une première année de pouvoir dans l’histoire du Brésil. » À l’inverse, « si au début de l’année, la peur était le sentiment principal au Brésil, aujourd’hui, c’est l’indignation qui domine face à un président qui nous fait de plus en plus honte », ajoute le politicien, militant et professeur de sciences sociales à l’Université de São Paulo. « Regarde. Notre plus grand défi maintenant, c’est de faire muter cette indignation en mobilisation sociale. C’est ce qui nous attend en 2020. Nous devons opposer une résistance démocratique forte à Bolsonaro pour prévenir l’aboutissement de ses volontés politiques. Et nous espérons que cela va prendre la voie du débat et du dialogue, plutôt que celle de la confrontation et de violence dont il cherche depuis le début à tirer parti. ». Ce reportage a été financé grâce au soutien du Fonds de journalisme international Transat- Le Devoir.

 

En Asie aux Philippines, le Typhon a fait 16 morts et plusieurs milliers de déplacés, selon la publication du 26 décembre du journal Le Temps : «Plus de 58 000 personnes ont également été forcées d'évacuer leurs foyers, mercredi. Le typhon Phanfone s'est affaibli en quittant les Philippines par la mer de Chine méridionale, il se déplaçait vers le nord-ouest. Le typhon Phanfone a frappé les Philippines le jour de Noël. La tempête a coûté la vie à au moins 16 personnes, selon un premier bilan obtenu auprès des responsables de l'autorité nationale de gestion des catastrophes naturelles, jeudi. Parmi les personnes tuées, figure un policier qui a été électrocuté par la chute d'un poteau électrique au cours d'une patrouille. Ce typhon, qui s'accompagnait de rafales de vent atteignant les 195 km/h, a provoqué d'importants dégâts matériels, arrachant les toits des maisons et renversant des poteaux électriques. Dans les zones les plus sinistrées, les réseaux internet et téléphoniques étaient toujours coupés jeudi Phanfone a frappé entre autres la petite île de Boracay (centre), celle de Coron (ouest) ainsi que d'autres destinations très prisées des touristes, notamment étrangers, pour leurs plages de sable blanc. Il s'est affaibli en quittant les Philippines par la mer de Chine méridionale, selon le bureau météorologique. Les vents qu'il entraînait jeudi atteignaient 130 kilomètres par heure avec des rafales pouvant atteindre 160 km/h. Le typhon se déplaçait vers le nord-ouest à une vitesse 15 km/h, a ajouté le bureau Plus de 24 000 personnes se sont retrouvées bloquées dans les ports maritimes après que les garde-côtes ont empêché tous les ferries de naviguer.

Au moins 115 vols intérieurs ont également été annulés. «Plus de 58 000 personnes ont également été forcées d'évacuer leurs foyers, car Phanfone a arraché des toits, des arbres et des poteaux électriques et a détruit des maisons faites de matériaux légers.Quoique moins puissant, Phanfone a suivi la même trajectoire que le typhon Haiyan, le plus dévastateur enregistré dans le pays, qui avait fait plus de 7300 morts et disparus en 2013. «C'est comme le petit frère de Haiyan. Il est moins destructeur, mais il a suivi une trajectoire similaire», a expliqué à l'AFP Cindy Ferrer, chargée de la communication au sein du service de gestion des catastrophes de la région des Visayas occidentales. En moyenne, une vingtaine de typhons et tempêtes tropicales balayent chaque année les Philippines, faisant des centaines de morts. Mi-décembre, une violente tempête tropicale dans le nord du pays avait fait 13 morts »

 

En Afrique et précisément au Maroc, la police marocaine a saisi mardi près de 1,7 tonne de résine de cannabis dissimulée dans un camion frigorifique, près de la ville d’Agadir (sud), renseigne le 24 décembre, le journal de Montréal : « Le conducteur et un passager qui l’accompagnait, âgés de 44 et 28 ans, ont été interpellés au cours de cette «opération sécuritaire», a annoncé dans un communiqué la DGSN, la police marocaine.  Une enquête a été ouverte pour déterminer les «ramifications de cette affaire avec des réseaux internationaux de drogue et de psychotropes», selon la même source.   Les saisies de cannabis sont fréquentes dans le royaume, l’un des principaux producteurs mondiaux et exportateurs de résine de cannabis, selon l’Office de l’ONU contre la drogue et le crime (ONUDC).   La superficie des cultures, concentrées dans le nord du pays, n’est pas connue, pas plus que les volumes produits, faute de données officielles.  La police marocaine a saisi en 2019 quelque 179 tonnes de cannabis, contre une cinquantaine une année auparavant, selon un bilan officiel présenté lundi.

 

En Europe, le journal Francetvinfo consacre un article sur la journaliste d’investigation maltaise assassinée en 2017 : «La journaliste d'investigation a été tuée en 2017 dans l'explosion de sa voiture piégée alors qu'elle enquêtait sur la corruption à Malte. Depuis, les autorités de l'archipel sont accusées de volontairement freiner l'enquête. Qui a assassiné Daphne Caruana GaliziaDeux ans après la mort de la journaliste d'investigation maltaise, l'archipel est ébranlé par une crise politique et judiciaire sans précédent. L'enquête a pris un nouveau tournant ces dernières semaines avec l'inculpation d'un riche homme d'affaires maltais et la démission de plusieurs ministres. Acculé, le Premier ministre, Joseph Muscat, a annoncé, le 2 décembre, qu'il démissionnerait le 12 janvier 2020. Malgré ces bouleversements, l'identité du ou des commanditaires de l'assassinat n'a toujours pas été découverte. La famille de la journaliste et des ONG anticorruption accusent la police et la justice de sciemment freiner l'enquête.  Daphne Caruana Galizia était une journaliste d'investigation maltaise. Née le 26 août 1964, elle a travaillé comme chroniqueuse dans plusieurs médias maltais, dont The Sunday Times of Malta et The Malta Independent. C'est surtout par son blog, Running Commentary, suivi par quelque 400 000 lecteurs, sur une île qui compte un demi-million d'habitants, qu'elle s'est fait connaître au-delà de Malte. Très dure à l'égard du monde politique, elle n'hésitait pas à rendre public le nom de ses cibles et s'était fait de nombreux ennemis. « Elle avait un style journalistique propre à la culture britannique, entre l'investigation et les tabloïds. A la fois capable de démonter des financements offshore et de raconter que le ministre de l'Economie avait été aperçu dans un bordel », raconte Sylvain Tronchet, journaliste à Radio France, membre du « Projet Daphne », un consortium de 45 journalistes qui ont repris les enquêtes de leur consœur après sa mort. En 2017, le magazine américain Politico l'a classée parmi les « 28 personnalités qui font bouger l'Europe ». Surnommée la « femme WikiLeaks », Daphne Caruana a mis en cause de nombreux hommes d'affaires et d'Etat maltais. Parmi eux, le vice-gouverneur de la Banque centrale de Malte, accusé d'avoir été rémunéré par le géant américain du tabac Philip Morris au début des années 2010 pour influencer un ex-commissaire européen à la Santé chargé de la législation encadrant le tabac, rappelle Times of Malta. Celle qui était qualifiée de « blogueuse au stylo empoisonné » s'est aussi attaquée au dirigeant de droite Adrian Delia, accusé d'avoir un compte offshore à Jersey, raconte Malta Today. Accusation qu'il a catégoriquement démentie.

A la suite du travail d'investigation de Daphne Caruana, l'épouse du Premier ministre Joseph Muscat, Michelle, a été soupçonnée d'avoir ouvert un compte au Panama pour y abriter des pots-de-vin versés par l'Azerbaïdjan en échange de l'autorisation donnée à une banque azérie de travailler à Malte. Le couple a toujours nié les faits. La journaliste a également révélé que l'ex-ministre de l'Energie, Konrad Mizzi, et le chef de cabinet du Premier ministre, Keith Schembri, possédaient des sociétés offshore au Panama, informations confirmées par les Panama Papers. Daphne Caruana a aussi dénoncé les dérives du système de vente de passeports maltais. En échange d'environ un million d'euros, le document permet d'entrer sans visa dans tous les Etats membres de l'Union européenne et 160 autres pays, mais aussi d'échapper au fisc. En mai 2017, un rapport de l'autorité maltaise antiblanchiment, publié par la journaliste, a révélé que Keith Schembri avait reçu 100 000 euros du propriétaire d'un gros cabinet de vente de passeports, depuis un compte offshore.  Ces révélations ont entraîné la tenue d'élections législatives anticipées, en juin 2017. Scrutin que le Parti travailliste de Joseph Muscat, au pouvoir depuis 2013, a de nouveau remporté. Le 4 décembre 2017, la police maltaise arrête trois suspects: deux frères, George et Alfred Degiorgio, 55 et 53 ans, et Vincent Muscat (qui n'a aucun lien de parenté avec le Premier ministre Joseph Muscat), 55 ans. Tous trois sont connus de la police pour des affaires de banditisme. Grâce à la géolocalisation de leurs téléphones et des enregistrements, les enquêteurs découvrent qu'une bombe a été placée sous le siège conducteur la nuit précédant la mort de la journaliste. Elle a ensuite été déclenchée par un téléphone se trouvant sur un yacht dans le port de La Valette, sur lequel George Degiorgio a été filmé quelques heures avant l'explosion. Les policiers retrouvent aussi l'ADN de son frère sur un mégot abandonné à l'endroit d'où il aurait surveillé le départ de Daphne Caruana. Les trois hommes sont inculpés pour meurtre le 5 décembre 2017.»

La Rédaction

 

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mike 27/12/2019 09:57

merci