Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

France

 

Directeur de publication

Moussa T.  Yowanga

Rédacteur en chef

 Ahmat Zeidane Bichara

 Siège :  France

 Email :  raf.journal09@gmail.com

Géo-localisation

Publié par Ahmat Zeïdane Bichara

Cet acte odieux et condamnable ayant eu lieu il ya 30 ans  d’après les informations signées Am.C, demeurera toujours triste aux yeux du monde. Paix aux âmes des victimes ! En effet, selon la publication de la RTBF d’hier vendredi 06 décembre 2019, ce cynique crime eut lieu   Montréal, 6 décembre 1989, fin d’après-midi. Selon donc AM.C pour le compte de ce média belge, un homme entre, arme à la main, dans les locaux de l’école polytechnique de Montréal. Il tire plusieurs fois. Ce jour-là, les victimes s’appellent Geneviève, Nathalie, Barbara, Anne-Marie, Maryse… Toutes des femmes, jeunes, entre 20 et 25 ans. Cette fusillade, qu’on ne pensait voir qu’aux Etats-Unis, tuera 14 femmes et fera 14 blessés (10 femmes et 4 hommes). Ce drame, survenu il y a exactement trente ans, est la tuerie de masse la plus meurtrière de toute l’histoire du Canada, comme le rappelait Slate.fr en 2017. L’auteur des coups de feu s’appelle Marc Lépine. Avant de se rendre à l’école polytechnique avec sa carabine Ruger 10/22, il a rédigé une lettre. Ce texte ne laisse aucun doute sur ses intentions. « J’ai décidé d’envoyer Ad Patres les féministes qui m’ont toujours gâché la vie», écrit-il. Les féministes ont toujours eu le don de me faire rager. Elles veulent conserver les avantages des femmes (ex. assurances moins cher, congé de maternité prolongé précédé d’un retrait préventif, etc.) tout en s’accaparant de ceux des hommes ». C’est dans cet état d’esprit mortifère que Marc Lépine a pris la direction de l'école d'ingénieurs montréalaise. Il est entré dans un auditoire où se trouvaient une soixantaine d’étudiants. Il a demandé aux personnes présentes de se séparer en deux groupes. Les hommes d’un côté, les femmes de l’autre. Face aux étudiants incrédules, le tueur lance : «Vous êtes des femmes, vous allez devenir des ingénieures. Vous n’êtes toutes qu’un tas de féministes, je hais les féministes».Marc Lépine parcourt les couloirs de l’école, la cafétéria, des salles de classe… A chaque fois qu’il voit une femme, il ouvre le feu, jusqu’à arriver presque à court de munitions. L’une de ses dernières balles, elle sera pour lui. Il se suicide d’un tir dans la tête. La tuerie aura duré au total une vingtaine de minutes. Les téléspectateurs belges n’en entendront parler que brièvement. Le 7 décembre 1989, la RTBF est en grève. Et le journal télévisé a des allures de journal parlé, comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous.

Selon toujours les informations livrées par la RTBF signées Am.C, l’attaque marquera la société canadienne à jamais et inspirera le film «Polytechnique» du réalisateur Denis Villeneuve. Mais, comme le note Radio-Canada ce 6 décembre, il aura fallu attendre 30 ans pour que la fusillade soit officiellement qualifiée «d'attentat antiféministe». Une plaque commémorative située près de l’Université de Montréal parlait jusqu’ici d’une « tragédie » sans préciser que les victimes étaient des femmes.« Une tragédie, c’est un drame. C’est, par exemple, lorsque quelqu’un meurt trop jeune dans un accident de voiture. Il n’y a pas d’intention dans une tragédie, c’est un accident. Un attentat suppose un acte volontaire et une dimension politique. C’est le propre des attentats terroristes de causer un traumatisme collectif», déclare Mélissa Blais, chercheuse du Réseau québécois en études féministes, citée par nos confrères de la Presse.Le tueur de l’école polytechnique a ses admirateurs. Un article publié en 2009 sur le site internet de La Presse rapporte ainsi que «des disciples de Marc Lépine» ont proféré des menaces envers le belge Patric Jean, auteur du documentaire "La domination masculine". Le réalisateur avait été contraint d'annuler son voyage au Québec, où il devait présenter son film. Un an plus tard, en 2010, un homme est passé devant la justice pour avoir fait l’apologie du tueur de Polytechnique sur différents blogs. Il s’était défendu en disant que ses propos relevaient de « l’humour », rapporte Radio-Canada. Hasard du calendrier, la police de Montréal annonce ce vendredi que le même individu a été arrêté et a comparu devant la justice «pour répondre à des accusations d'avoir fomenté la haine envers les femmes » sur internet.. Sur la toile, le nom de Marc Lépine est parfois cité en exemple par les Incels (pour « INvoluntary CELibate »). Ces «célibataires involontaires» passent parfois à l’acte, comme ce fut le cas en 2018 d’Alek Minassian. Le 23 avril de cette année-là, il tue neuf personnes et fait seize blessés au volant d’une camionnette dans les rues de Toronto. L’homme revendiquait son statut d’Incel et avait écrit sur Facebook qu’il comptait «renverser tous les «Chads » et les « Stacys » (deux termes qui désignent, l’un les hommes, l’autre les femmes, au physique avantageux).« C’est clair que Marc Lépine demeure une figure centrale très importante dans différents forums », affirme Annvor S. Vestrhei, étudiante à l’Université du Québec à Montréal qui prépare un mémoire sur les incels, sur le site du journal Metro.« Les autorités, tant canadiennes qu’américaines, qualifient [les incels] de 'loups solitaires', mais les criminologues et les sociologues tirent la sonnette d’alarme concernant ce mouvement et d’autres sous-cultures qui encouragent la violence extrême », notait début 2019 une enquête sur les Incels diffusée dans l’émission canadienne «The Fifth Estate ».

La Rédaction

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article